L’UGTG veut saisir la justice pour dénoncer le maintien du couvre-feu

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe refuse le maintien du couvre-feu, et a décidé de déposer une requête en référé liberté. Philippe Gustin, Préfet de la Guadeloupe, avait annoncé le maintien du couvre-feu dans les médias le jeudi 7 mai dernier lors de la conférence de presse de présentation du plan de déconfinement en Guadeloupe. Alors que notre archipel est classé en vert, que les attestations ne sont plus nécessaires pour s’y déplacer à l’intérieur, le couvre-feu est maintenu de 21 h à 4 h matin au lieu de 20 h à 5 h du matin.

Pour l’UGTG, il est urgent de suspendre cet acte, qui porte atteinte aux droits et libertés fondamentaux, à l’intérêt public mais il porte aussi une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie, à la liberté d’aller et venir, au droit à la vie privée et familiale, à la liberté individuelle. L’état d’urgence sanitaire ne peut être le seul motif pour remettre en cause des libertés fondamentales parce qu’aucun fait, aucune circonstance ne le justifie.

L’UGTG analyse en cinq points le discours du Préfet

  • Philippe Gustin dit que c’est « pour une histoire de paix sociale ». L’UGTG estime que cette mesure vise à museler les organisations syndicales et à éradiquer toutes contestations. Sachant que les réunions syndicales ont lieu le soir après le travail, particulièrement en ce mois de Mai, mois historique et de lutte.
  • Le préfet croit gérer « des publics plus jeunes qui se sentent souvent complètement étrangers à ce virus ». Selon l’UGTG, il stigmatise la jeunesse, puisqu’ à ce jour, il n’y a aucune information faisant état de rassemblements de jeunes ayant commis des actes mettant en danger la population guadeloupéenne. Au regard des rapports de l’ARS sur l’origine de la contamination en Guadeloupe, le préfet est grandement responsable de la contamination et de la propagation sur le territoire parce qu’il n’a pas mis en place les contrôles sanitaires au port et à l’aéroport.
  • L’organisation syndicale estime que le maintien du couvre-feu est l’équivalent d’une punition, dans la mesure où la Guadeloupe est classée vert et que l’attestation de déplacement dérogatoire n’est plus obligatoire. Donc, le motif de recours au couvre-feu est une contradiction.
  • Pour l’UGTG, le préfet limite les libertés individuelles et collectives aux seules besoins qu’il estime nécessaire: aller travailler, faire ses courses, rentrer à la maison, se reposer et aller travailler. Une sorte de « métro-boulot-dodo » adapté au contexte guadeloupéen. Ce couvre est considéré est une atteinte grave au droit d’aller et venir librement, au droit à la vie et à la santé des Guadeloupéens. D’ailleurs, cette situation s’inscrit dans un régime totalitaire ou rappelle le temps de l’esclavage.
  • Le préfet, s’il le souhaite, abandonnera le couvre-feu au fil des jours et des semaines. Cette mesure qui vise à faire peur, infantilise et culpabilise les Guadeloupéens.

Il semble que l’arrêté prefectoral attestant le maintien du couvre-feu ne soit pas encore publié.

L’UGTG dit non au couvre-feu

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Salaura DIDON

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