Catégorie : Desk

[Patrimonio] El día mundial de la cultura africana y de los afrodescendientes se celebra en línea en Bolivia

Como parte del día mundial de cultura africana y de los afrodescendientes, el Facebook de la Academia de Teatro Ubuntu transmitió una celebración conversatorio con la participación de invitados espaciales de Bolivia, Uruguay, Ecuador, Brasil, Mexico y Colombia este domingo 24 de enero de 2021 desde las 18:30 (hora Bolivia).

Si entiendes algo de español, puedes ver el video aquí: Academia de Teatro Ubuntu.

Referencia: El Facebook de Academia de Teatro Ubuntu

Un punto histórico

Ubuntu es una filosofía africana que significa que soy porque nosotros somos.

La UNESCO adoptó, en su 40ª sesión de la Conferencia General de 2019, el 24 de enero como Día Mundial de la Cultura Africana y de los Afrodescendientes. Esta fecha coincide con la adopción de la Carta para el Renacimiento Cultural de África en 2006 por los Jefes de Estado y de Gobierno de la Unión Africana.

Por lo tanto, la celebración de este día intenta también promover al máximo la ratificación e implementación de esta carta por parte de los Estados Africanos, fortaleciendo así el rol de la cultura en la promoción del diálogo y de la paz en el continente.

Además, este día es une una forma de promover las numerosas y vibrantes culturas del continente africano y de las diásporas africanas en todo el mundo, como instrumento eficaz para el desarrollo sostenible.

St@y connected!

Salaura DIDON

[Cinéma] Le programme du 25ème FEMI est en ligne

Pendant une semaine, du samedi 23 au samedi 30 janvier 2021, les amoureux du cinéma pourront regarder des longs-métrages, des courts-métrages et des documentaires, un total de 30 films en compétition officielle, et d’autres hors compétition. Le FEMI 2021 proposera aussi des projections de films dans les communes. Cette année, le Festival rend hommage à Sarah MALDOROR et Osange SILOU KIEFFER, des personnalités décédées qui ont beaucoup œuvré dans le cinéma panafricain et ultramarin, ainsi qu’à Djédjé APALI qui détient le premier rôle dans Las Vegas Hôtel de Christophe GROS-DUBOIS. De plus, la programmation prévoit six rencontres professionnelles en ligne avec des thématiques bien précises. La cérémonie d’ouverture virtuelle aura lieu ce samedi 23 janvier 2021 au Ciné-Théâtre de Lamentin, celle de la clôture se déroulera samedi 20 janvier 2021 au même lieu.

Retrouvez le programme du FEMI 2021 ici: 25ème FEMI.

St@y connected!

Salaura DIDON

[Littérature] La Médiathèque du Palais de la Culture aux Abymes organise les Nuits de la lecture

Dans le cadre de la 5ème édition des Nuits de la lecture qui se tient du jeudi 21 au dimanche 24 janvier 2021 dans des bibliothèques et des médiathèques de Guadeloupe, les déambulations littéraires contes et mythologies de la Caraïbe se dérouleront le vendredi 22 janvier 2021 de 15h à 18h au jardin du pole accueil Taonaba à Perrin, aux Abymes. Cette année, la manifestation s’articule autour du thème « Relire le monde« .

A cette occasion, les auteurs Didier Manette, Sylvio Pensedent Erblon, Nathan Luce, Marie Louison, etc seront présents et pourront dédicacer leurs livres sur place, dans le respect des gestes barrières.

Source: Facebook de la Ville des Abymes

Retrouvez le programme des Nuits de la lecture en Guadeloupe ici: RELIRE LE MONDE.

St@y connected!

Salaura DIDON

[Grève] Un appel à se mobiliser dans tous les secteurs d’activités de la Guadeloupe

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe et le LKP appellent ses militants et ses adhérents, dans le public et dans le privé, à faire grève ce jeudi 21 janvier 2021 à 8h30 au rond point des chevaux à Basse-Terre. Ils dénoncent tous les indicateurs politiques, sociaux, économiques, sanitaires et environnementales qui attestent du mal-être et du mal-vivre en Guadeloupe.

On peut retenir les points suivants qui représentent un crime contre la Guadeloupe: le développement de la précarité, le chômage de masse, la misère, la pauvreté, l’absence de perspective pour la jeunesse, la corruption, le démantèlement des services publics, la dislocation du système de soins, l’empoisonnement au chlordécone, la pénurie d’eau potable, le scandale du traitement des eaux usées, la remise en cause des acquis sociaux, l’absence de transport public, l’échec scolaire, l’illettrisme et l’analphabétisme, la destruction de notre identité culturelle, la remise en cause de nos droits et libertés, les maladies chroniques, la mort de plus de 160 guadeloupéens par le Covid-19.

L’UGTG exige:

  • La résolution immédiate des conflits en cours,
  • L’ouverture des négociations collectives dans toutes les branches professionnelles,
  • Le respect des accords, des statuts et des conventions collectives,
  • Une véritable politique d’accès aux soins,
  • L’accès permanent de tous les Guadeloupéens à une eau potable, sans pesticide, sans chlordécone, dans un véritable servive public en assurant le maintien de tous les postes et acquis des salariés du SIAEAG,
  • L’arrêt des licenciements et l’augmentation du pouvoir d’achat.

UGTG LA-Y PANN I SEK

PASIANS AN NOU BOUT

UNION DES TRAVAILLEURS DES PRODUITS PETROLIERS

Le LKP demande aux Travailleurs et au Peuple de Guadeloupe d’être solidaire, de refuser le mépris, les injustices, les discriminations, le racisme, la soumission, la médiocrité, la mendicité, l’indignité et de continuer à lutter pour leur vie et leurs droits.

Le LKP apporte son soutien à:

  • la famille JEAN-PIERRE, à Franco LOLLIA, à Kéziah NUISSIER et à toutes les victimes des violences étatiques, ici et ailleurs.
  • tous les Travailleurs en lutte, dans tous les secteurs d’activités, singulièrement dans le BTP, dans le Secteur Hospitalier, dans la
    Banane, dans le Commerce, dans le Secteur de l’Eau, dans l’Hôtellerie, la Culture et l’Évènementiel, etc.

LKP DOUBOUT POU LITE

Vous pouvez lire aussi: [Préavis de grève] L’UGTG appelle les travailleurs de Guadeloupe affiliés à son organisation à faire grève.

St@y connected!

Salaura DIDON

[Agenda] Une programmation actualisée des 12èmes rencontres professionnelles du cinéma Antilles-Guyane et des 3èmes journées de projections CinéVision Sud

En raison des restrictions sanitaires, l’association Mission Cinéma Caraïbe vous communique le dossier de presse actualisé des rencontres professionnelles 2021 et le programme actualisé des projections CinéVision Sud.

Pour rappel, les ateliers professionnels sont payants (inscription ici) et limités à un groupe de 6 personnes maximum (intervenant inclus) le jeudi 21, vendredi 22, samedi 23, mardi 26 janvier 2021 dès 9h30 à la Médiathèque de Lamentin. Les intervenants sont les scénaristes Antoine CUPIAL, Christelle GEORGE et Didier MAURO.

Crédit visuel: IdlineStudio

Les événements numériques sont gratuits:

  • le colloque « La diaspora afro-descendante dans le cinéma…, C’est quoi ? » se tiendra le lundi 25 janvier 2021 de 9h à 11h.
Crédit visuel: Livia LUISSINT, ambassadrice bénévole à la MCC
  • la journée Création, Audace, Résolution vise à faire découvrir des créations inédites proposées par des jeunes le mercredi 27 janvier 2021 de 10h à 11h. Les modérateurs sont Caroline BOURGINE, Christophe AGELAN.
Crédit visuel: Livia LUISSINT, ambassadrice bénévole à la MCC

La formation des jeunes publics

  • une journée de présentation sur le concept du marathon d’écriture de scénario d’un court-métrage fiction ou documentaire aura lieu au sein des collèges et lycées (inscription obligatoire).
Crédit visuel: Livia LUISSINT, ambassadrice bénévole à la MCC

Les films Cinévision Sud

Les projections de films Cinévision Sud sont payantes le jeudi 21, vendredi 22 au Ciné-théâtre de Lamentin. Les séances spéciales jurys se dérouleront le samedi 23 janvier et le mardi 26 janvier 2021 à la Médiathèque de Lamentin. Il y a une sélection officielle de courts-métrages (fictions et documentaires) et de films d’écoles (Guadeloupe, Guyane, Martinique) en compétition, ainsi que de longs-métrages hors compétition.

La remise des prix pour le Marathon d’écriture, les films d’écoles et les courts-métrages aura lieu le jeudi 28 janvier 2020 au Ciné-théâtre de Lamentin.

Rencontres professionnelles 2021

Programme CinéVision Sud

La conférence de presse de la Mission Cinéma Caraïbe s’est tenue en ligne le jeudi 14 janvier 2021. Voici l’article: [Conférence de presse] L’association Mission Cinéma Caraibe présente les 12èmes rencontres professionnelles du cinéma Antilles-Guyane.

St@y connected!

Salaura DIDON

[Training] The Media Institute of the Caribbean and the National Gas Company of Trinidad and Tobago Limited organise a three-part webinar series on environmental journalism

The Media Institute of the Caribbean in partnership with The National Gas Company of Trinidad and Tobago propose a three-part webinar series that will focus on renewable energy, pollution, climate change and more. It will be held via Zoom conférence links on Wednesday 20th, Wednesday 27th January and Wednesday 3rd February 2021, from 9:00 am to 12:00 pm AST.

Field experts will discuss topics that affect the region such as:
– Nutrition Security
– Climate Change and Climate Justice
– Science Literacy
– Biodiversity
– Renewable Energy

All journalists, writers, environmentalists, activists can attend the free training webinar.

The deadline for registration was Friday 15th, January.

Those who could register, they simply downloaded and filled out the form below and emailed it to mediainstitutecaribbean@gmail.com

The Registration Form is here: http://bit.ly/environjournalismregistration

The attendees who will complete all three sessions will have a Certificate of Participation.

The Association of Caribbean MediaWorkers will be launching ‘Reporting the Climate Crisis – A Handbook for Caribbean Journalists’ on Wednesday 27th January 2021 at 9.00 a.m. as part of the Media Institute of the Caribbean’s Environmental Journalism webinar.

For launch information, email: acmmail@gmail.com

Source: Facebook of The Media Institute of the Caribbean
Source: Facebook of The Media Institute of the Caribbean

St@y connected!

Salaura DIDON

[Préavis de grève] L’UGTG appelle les travailleurs de Guadeloupe affiliés à son organisation à faire grève

Dans une lettre datée du vendredi 15 janvier 2021, l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe informe que les Travailleurs du territoire affiliés à son organisation sont appelés à observer un mouvement de grève reconductible le jeudi 21 janvier 2021, zéro heure. L’objectif est de satisfaire douze revendications relatives à la résolution des conflits, l’ouverture des négociations dans toutes les fonctions publiques, l’accès des jeunes à la formation et à l’emploi, l’accès à une eau potable et buvable, le développement économique pour la souveraineté alimentaire et énergétique, la préservation des acquis sociaux, la qualité de vie au travail dans les trois fonctions publiques et dans le privé, avec notamment l’arrêt des suppressions de postes, des services publics de qualité au service de la population, une vraie politique hospitalière et sanitaire en réponse à la pandémie.

Voici ce qui est écrit:

  1. La résolution de tous les conflits en cours ;
  2. L’ouverture de négociations collectives dans toutes les branches professionnelles sur les salaires, l’emploi, la formation, la durée du travail, la protection sociale, la priorité d’emploi des jeunes, des chômeurs et des salariés de Guadeloupe, le fait syndical guadeloupéen, etc….. ;
  3. L’ouverture des négociations dans toutes les fonctions publiques ;
  4. Un plan d’urgence pour la formation et l’embauche des jeunes de Guadeloupe ;
  5. L’accès permanent de tous les Guadeloupéens à une eau potable, buvable, sans pesticide, sans chlordécone, à un prix bas et unique, dans le cadre d’un véritable service public. DLO é BON DLO dwètèt koulé an robiné an nou, touléjou ! ;
  6. La mise en œuvre d’un plan de développement économique garantissant notre souveraineté alimentaire et énergétique, basé notamment sur l’accès à la terre pour ceux qui la travaillent, la préservation des terres agricoles, une agriculture saine, l’agro transformation, la pêche et les énergies renouvelables ;
  7. Le maintien de tous les acquis sociaux notamment les 40% dite prime de vie chère et l’abattement fiscal DOM.
  8. L’augmentation généralisée des salaires et des minima sociaux ;
  9. Des services publics de qualité au service de la population. Plus d’enseignants, plus de titulaires dans toutes les fonctions publiques, à la poste, dans les hôpitaux, dans les écoles, à l’université, au service de l’intérêt général ! ;
  10. La sauvegarde des statuts de la fonction publique, la défense et l’application des accords et des conventions collectives existantes ;
  11. L’arrêt des suppressions de postes dans le public et des licenciements dans le privé ;
  12. Une véritable politique hospitalière et sanitaire en réponse à la pandémie.

Préavis de grève de l’UGTG.

St@y connected!

Salaura DIDON

[Conférence de presse] L’association Mission Cinéma Caraïbe présente les 12èmes rencontres professionnelles du cinéma Antilles-Guyane

Beau programme pour la Mission Cinéma Caraïbe (MCC) qui a organisé sa conférence de presse en présentiel et en ligne ce jeudi 14 janvier 2021 au Ciné-théâtre de Lamentin. La Présidente Félicianne SÉDÉCIAS et la Chargée de communication et coordinatrice d’équipe Samia QUINOLA ont donné rendez-vous au public pour les 12èmes rencontres professionnelles du cinéma Antilles-Guyane, et les 3èmes journées CinéVision Sud, qui se tiendront du jeudi 21 au samedi 30 janvier 2021.

Lors des rencontres professionnelles 2021, vous pourrez participer à des événements en présentiel limités à 6 personnes maximum comme les ateliers professionnels (inscription payante ici) avec les scénaristes Antoine CUPIAL et Christelle GEORGE le jeudi 21, vendredi 22 et mardi 26 janvier 2021 à partir de 9h30, ainsi que les entretiens individuels le jeudi 28 janvier 2020 de 14h à 16h.

Crédit visuel: IdlineStudio

Profitez des manifestations en ligne avec le colloque « La diaspora afro-descendante dans le cinéma…, C’est quoi ? » le lundi 25 janvier 2021 de 9h à 11h, et la journée Création, Audace, Résolution pour découvrir des créations inédites proposées par des jeunes le mercredi 27 janvier 2021 de 10h à 11h.

Crédit visuel: Livia LUISSINT, ambassadrice bénévole à la MCC
Crédit visuel: Livia LUISSINT, ambassadrice bénévole à la MCC

Une importance est donnée à la formation des jeunes publics avec:

  • une journée de présentation sur le concept du marathon d’écriture de scénario d’un court-métrage fiction ou documentaire, le jeudi 21 janvier 2021 au sein d’établissements scolaires.
Crédit visuel: Livia LUISSINT, ambassadrice bénévole à la MCC
  • un cours de réalisation cinématographique : filmer professionnellement avec un téléphone portable avec le scénariste Didier MAURO, samedi 23 janvier 2021 de 9h30 à 12h30 à la Médiathèque de Lamentin.

Les films Cinévision Sud

Les projections de films Cinévision Sud se dérouleront le jeudi 21, vendredi 22 et jeudi 28 janvier 2021 au Ciné-théâtre de Lamentin; ainsi que le samedi 23 janvier et le mardi 26 janvier 2021 à la Médiathèque de Lamentin. Il y a une sélection officielle de courts-métrages (fictions et documentaires) et de films d’écoles (Guadeloupe, Guyane, Martinique) en compétition, ainsi que de longs-métrages hors compétition. La remise des prix pour le Marathon d’écriture, les films d’écoles et les courts-métrages aura lieu le jeudi 28 janvier 2020 au Ciné-théâtre de Lamentin.

La Saison AFRICA2020

Autre manifestation en cours d’année: la Saison AFRICA2020, initialement prévue de juin à décembre 2020, et reportée de décembre 2020 à juillet 2021 en raison de la situation sanitaire actuelle liée à la pandémie de Covid-19. De février à avril, des soirées spéciales autour de l’Afrique seront organisées dans les structures culturelles des communes de Guadeloupe (Abymes, Baie-Mahault, Deshaies, Gosier, Le Moule, Lamentin, Morne à l’Eau, Petit-Bourg, Pointe-Noire, Sainte-Anne).

Le dossier de presse est ici: Rencontres professionnelles 2021.

St@y connected!

Salaura DIDON

[Media] The PAHO-WHO, the CDB and the CBU organise a webinar entitled « Doing what matters in times of stress for journalists and health communicators »

The Pan American Health Organization-World Health Organization (PAHO-WHO), the Caribbean Development Bank (CDB) and the Caribbean Broadcasting Union (CBU) propose the fourth and final webinar in the training series for journalists and health communicators. The one-hour session will be held on Thursday 14 January 2021 at 2:00 pm (Barbados time). It will focus on the impact of the work of media workers and communicators on their own wellness, particularly during the COVID-19 pandemic. The interactive session will also provide practical tips and recommendations for dealing/coping with stress with an emphasis on the importance of self-care and wellness.

You can register here: http://bit.ly/2MHBVjv 

Source: Facebook of PAHO Caribbean

St@y connected!

Salaura DIDON

[Cinéma] Une web-conférence réalisée en hommage à Osange Silou Kieffer: « Le cinéma des Antilles et de la Guyane dans la diaspora »

Cette web-conférence d’une 1h20 s’est tenue ce vendredi 8 janvier 2021 avec la participation des réalisateur-rice-s Apolline Traoré (Burkina Faso), Jeanne Romana (Guadeloupe), Mouna N’Diaye (Burkina Faso), Jean-Claude Barny (Guadeloupe). La journaliste Kareen Guiock était la modératrice de ce premier débat en amont du FEMI 2021, qui se tiendra du samedi 23 au samedi 30 janvier 2021. Le réalisateur Wally Fall (Guadeloupe) et la chanteuse et actrice Jocelyne Béroard (Martinique) étaient absents. Le public a pu poser aussi ses questions aux réalisateurs.

Céline Major, déléguée générale du FEMI 2021, a expliqué que Osange Silou Kieffer, journaliste et productrice,

« a énormément apporté et crée des ponts avec notamment le Festival FESPACO au Burkina Faso pour faire émerger le cinéma antillais et le rendre un peu plus visible à l’international ».

Chaque réalisateur-rice a mené une réflexion sur le développement et l’avenir du cinéma aux Antilles-Guyane et en Afrique, surtout pendant cette situation sanitaire actuelle liée au Covid-19. Ils étaient en direct sur le Facebook du FEMI.

Dans le débat, Apolline Traoré, réalisatrice du long-métrage Desrances (2019) en sélection officielle au Festival cette année, est une amoureuse du grand écran. Elle ne pourra pas être en Guadeloupe pour présenter son film en live. Elle a abordé la problématique des plateformes de films sur Internet. Elle a expliqué que le Covid amène à réfléchir à

« comment continuer à exister si ces salles-là n’existaient plus ou comment intéresser le public à notre cinéma d’une autre manière. […] C’est une opportunité de réfléchir autrement, de réfléchir à comment distribuer nos films ».

Le cinéma africain rencontre des difficultés de distribution afin que les films africains soient vus. Elle se demande que deviendront les réalisateurs une fois leurs films disponibles sur des plateformes en ligne, et qu’au final le film sera connu et non le réalisateur. Même si ces plateformes numériques restent indispensables, cela lui fait peur. En fait, elle trouve que c’est important pour un réalisateur de rencontrer le public, d’avoir sa réaction, comment il a reçu son film. Elle veut continuer à faire du cinéma d’auteur et faire un choix. Elle dit que le cinéma africain est fortement demandé par son public. Le ticket d’entrée est faible, soit un euro. C’est pourquoi, elle a proposé de réfléchir au système économique en Afrique qui permet de rentabiliser le travail réalisé, et ne pas attendre que les films africains soient distribués en Europe pour faire des entrées. Elle a manifesté le rêve d’avoir un circuit de production et de distribution dans sa région, de se mettre ensemble, de produire et financer les films africains et caribéens. Enfin, il est vrai que les têtes d’affiche représentent un coût mais elles peuvent aider pour la distribution d’un film.

Faire le pont entre les Antilles et l’Afrique? Jeanne Romana pense que

« le premier problème, c’est nous ».

Elle a réfléchi à une solution: celle de créer quelque chose qui nous appartient, pour que chacun garde sa spécificité.

« C’est important qu’on cherche qui on est et qu’on travaille ensemble ».

S’agissant du cinéma caribéen, elle a proposé de

« créer notre cinéma même si chacun fait son film, de créer notre mouvement à nous […], de créer une identité bien à nous, entre Guadeloupéens, entre Guyanais et entre Martiniquais, que notre cinéma ait une empreinte »

Ensuite, il s’agirait de créer des liens entre Caribéens et de collaborer en tant que Caribéens avec les collègues africains. Elle a parlé aussi de sa fiction, pas encore terminée, sur ses origines congolaises. Enfin, en termes de diffusion, elle pense qu’il faut favoriser tous les supports: les ciné-clubs, le numérique, les associations, les grandes salles, etc.

Jean-Claude Barny pense que les plateformes sont des outils à ne pas négliger parce que c’est là où est notre public.

« Il faut être clairement présent sur les plateformes parce que le public afro-caribéen, africain ou afro-américain, peu importe, il se situe dans toutes les diasporas ».

Il est possible de faire des millions d’entrées à travers une plateforme. Il fait un cinéma d’auteur qui a l’ambition de plaire au plus grand nombre. Il faut défendre un cinéma qui parle d’une communauté et qui s’adresse au plus grand nombre. Il a proposé que tous les cinémas de la diaspora doivent avoir

« des budgets raisonnables ou respectueux pour travailler ».

Il est nécessaire d’avoir un pouvoir médiatique afro, pour que les œuvres caribéennes soient mieux connues. Il faut mettre en place des relais pour attirer les personnes sensibles au cinéma d’auteur. Il a expliqué aussi qu’on décide de réaliser un film par rapport à sa potentialité de recettes. Le problème est que les films d’auteur d’Afrique et des Antilles n’ont pas de public. Le talent existe dans le cinéma afro, mais ces réalisateurs ne sont pas intégrés au circuit économique parce qu’ils ne sont conviés par l’industrie. Donc, les réalisateurs fonctionnent avec des budgets ridicules pour faire aussi bien et être compétitif que les autres.

« Il faut essayer de plus en plus d’obtenir des chaînes, des distributeurs, de tout ce qui émane d’un modèle économique, le même argent que n’importe quel film ».

Par exemple, si on donne à un réalisateur afro le même argent qu’à un réalisateur de l’hexagone, le film pourra être au box office. Les films afro de comédie restent les seuls à être attractifs. D’ailleurs, il faut être prêt à conquérir un public large avec les films afro-caribéens. Il rappelle qu’il y a un circuit de distribution avec Cinéstar en Guadeloupe, mais il en faut plus et offrir un film afro chaque mois. Il est aussi nécessaire d’utiliser les plateformes en ligne parce que c’est là que la diaspora afro est mondiale. Un film afro peut être vu par n’importe quel noir sensible à une histoire où il y a des noirs. Enfin, il a rendu hommage à Djéjé Apali, un acteur guadeloupéen et ivoirien décédé.

Mouna N’Diaye, membre du Jury du Festival de Cannes 2019, est d’accord avec Apolline Traoré.

« Les plateformes c’est bien, mais nous, on aime bien être confronté avec le public. En tant que comédienne, on aime bien être là, que le public regarde le film et qu’il donne ses réactions à chaud et voir comment les gens réagissent dans la salle. C’est cela qui nous fait vibrer ».

Elle confirme qu’un film se regarde en salle et sur un grand écran. S’agissant de la vulgarisation des films, il faut avoir les supports indispensables pour être accompagnés, sinon les films resteront inter-communautaires. Elle a affirmé qu’il n’y a pas de distributeurs africains, ni même caribéens, c’est-à-dire pour les films afro. Le métier de distributeur est mal connu dans le milieu du cinéma.

« Nos films ne sont pas distribués parce qu’il n’y a pas de distributeurs ».

Ceux qui existent distribuent les films américains, chinois, etc. Elle suggère de mener une réflexion sur cette situation. Elle trouve que ce qui manque est l’accompagnement et les budgets mis en place pour ces films. D’ailleurs, elle veut continuer à mener la réflexion et le débat sur le fait que tourner un film en Afrique coûterait moins cher qu’en Occident. Par exemple, elle révèle les différences salariales entre un acteur africain qui joue en Afrique et un acteur français qui joue en Afrique dans ce même film.

« On ne peut pas accepter de tourner à tout prix ».

Elle parle de l’importance d’effectuer des co-productions. Aujourd’hui, il y a un manque de salles au Burkina Faso, un manque de public dans les salles. Le public est en demande. C’est pourquoi les plateformes se développent. Enfin, elle a parlé d’Osange Silou Kieffer qui était un pilier.

« Elle allait partout en Afrique où il y avait des festivals où elle pouvait être invitée, elle prenait la parole et elle défendait en disant qu’il fallait pousser les portes, pousser les murs et qu’il fallait prendre la place que notre cinéma doit prendre, tout simplement ».

Source: Facebook du FEMI- Festival Régional et International du Cinéma de Guadeloupe

St@y connected!

Salaura DIDON