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[Covid-19] La Guadeloupe a rebasculé en état d’urgence sanitaire

Depuis samedi 17 octobre 2020, notre archipel est placé encore une fois en état d’urgence sanitaire. Lors de son allocution mercredi 14 octobre 2020, le Président de la République a annoncé le retour de l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national. C’est un décret du 14 octobre 2020 qui déclare l’état d’urgence sanitaire au niveau national, à compter du 17 octobre 2020 à 0 heure. La loi du 23 mars 2020 avait instauré l’état d’urgence sanitaire, prolongé une fois jusqu’au 10 juillet 2020 inclus. Les mesures sanitaires s’appliquent sur l’ensemble du territoire national, y compris en Guadeloupe. En raison de la situation sanitaire actuelle ces dernières semaines, l’archipel appliquait déjà un grand nombre de ces mesures. Le préfet de Guadeloupe reconduit les mesures adoptées précédemment jusqu’au 3 novembre 2020 en y intégrant les nouvelles mesures nationales. Le couvre-feu n’est pas appliqué ici.

Celles qui concernent notre archipel sont:

Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe
Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe
Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe
Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe
Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe

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Salaura DIDON

[Covid-19] Le Préfet de Guadeloupe renforce les mesures sanitaires pour lutter contre la circulation du virus

Etant donné que la Guadeloupe est classée en zone d’alerte maximale en raison du fort taux de cas déclarés et contaminés au Covid-19 survenant principalement dans la sphère familiale et amicale, du nombre de patients en réanimation et de décès (période du 14 au 20 septembre 2020), Alexandre Rochatte a mis en place des mesures sanitaires pour limiter les brassages de population et diminuer la sollicitation des services d’urgence des centres hospitaliers.

Depuis ce samedi 26 septembre 2020 à minuit jusqu’au lundi 12 octobre 2020 inclus, il est interdit:

  • de rassembler plus de 10 personnes sur la voie publique et dans l’espace public (sauf cérémonies funéraires, transports de voyageurs, manifestations revendicatives, marchés).
  • d’accéder aux plages, aux rivières, plans d’eau, aires de pique-nique de 11h30 à 14h30 et de 19h à 5h (sauf pour les activités de marche, de randonnée, de course à pied ou de canyoning).
  • d’organiser tous les rassemblements et réunions à caractère festif, ouverts au public, à titre payant ou gracieux ayant lieu dans un espace privé.
  • de consommer de l’alcool sur la voie publique et de faire de la vente à emporter de 20h à 6h.

Les établissements de type T (lieux d’exposition), les discothèques, les établissements et activités de type L (salles de réunion, polyvalentes, de quartier, etc.), les établissements de type PA et X (voir en-dessous) restent fermés.

Le palais de justice, le CROUS, l’aéroport, le port ainsi que les théâtres et les cinémas (ayant déjà un protocole sanitaire stricte) ne sont pas concernés par ces mesures.

Le port du masque à l’extérieur reste toujours obligatoire et fondamental.

A compter de ce dimanche 27 septembre 2020 à 22h et jusqu’au lundi 12 octobre 2020 inclus, ces mesures seront complétées par la fermeture des établissements suivants:

  • les établissements et activités de type N (restaurants et débits de boissons). À compter du lundi 28 septembre 2020, ces établissements pourront effectuer: la vente à emporter et la livraison de repas, la restauration scolaire et périscolaire, le room service (ou panier repas) pour leurs clients hébergés dans les hôtels.
  • les établissements de type CTS (chapiteaux, tentes ), sauf les marchés ouverts.
  • les établissements de type PA (piscine, stade, hippodrome, etc.) et de type X (établissements sportifs, salles de fitness).
Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe. La fermeture des bars et restaurants était prévue ce samedi 26 septembre 2020 à minuit, elle a été reportée à ce dimanche 27 septembre 2020 à 22h.

Peuvent rester ouverts:

  • les jardins, parcs et zoo,
  • les établissements couverts de type X (à huit clos) pouvant accueillir des activités sportives pour les groupes scolaires, périscolaires et extrascolaires, les sportifs professionnels et de haut niveau, les activités de formation continue dans le champ sportif.
  • les établissements de plein air (à huit clos) pouvant accueillir des pratiques sportives encadrées (clubs sportifs) pour les mineurs et pour les adultes, dans le strict respect des gestes barrières.

Les activités sportives en extérieur sont autorisées dans la limite de 10 personnes au maximum (dont les encadrants).

Déplacement

Dès la semaine la semaine prochaine, les voyageurs en provenance de la Martinique, de Saint Martin, de Saint Barthélemy et de la Guyane devront justifier d’un motif impérieux de déplacement d’ordre professionnel, sanitaire ou familial.

Télétravail

Les entreprises sont incitées à continuer ou mettre en place le télétravail dans la mesure du possible.

Personnes âgées et vulnérables

La population est invitée à limiter au maximum ses visites auprès des personnes âgées, vivant dans un EHPAD ou non, ainsi qu’auprès des personnes vulnérables.

Les gérants des grandes et moyennes surfaces (GMS) du territoire se sont engagés à aménager des horaires spécifiques pour permettre aux personnes vulnérables d’effectuer leurs achats, et à proposer une nouvelle gestion des flux qui accroît la sécurité sanitaire des clients et du personnel.

Lieux de culte

Les représentants cultuels se sont engagés à accompagner leurs communautés quant au report des célébrations non urgentes et leur limitation très forte.

L’Etat et les élus locaux

Les échanges avec les élus se poursuivent pour adapter le dispositif de prévention des risques sanitaires. Et les services de l’État restent pleinement mobilisés pour s’assurer de la bonne application des règles en vigueur.

Nous devons redoubler de vigilance pendant quinze jours. Et nous espérons que la courbe de progression de l’épidémie sera fortement à la baisse.

CP La Guadeloupe en zone d’alerte maximale

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Salaura DIDON

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[Covid-19] L’UGTG dénonce une « Masqu’arade » obligeant à porter le masque partout et tout le temps

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) estime que les autorités politiques et sanitaires en Guadeloupe ont imposé un confinement individuel aux Guadeloupéens qui doivent porter le masque en extérieur « toupatou, lannuit kon gran jou » (partout, à toutes les heures de la journée). Pour le syndicat, c’est une manière « d’infantiliser, culpabiliser, domestiquer les Guadeloupéens et surtout exonérer l’Etat de ses responsabilités ».

Contaminé au Covid-19, le nouveau préfet Alexandre Rochatte oblige la population à adhérer à cette mesure avec l’approbation des maires. L’UGTG juge cette mesure anti-productive et punitive. Sa généralisation est disproportionnelle et absurde, parce que les graves manquements, les dysfonctionnements récurrents des services de l’Etat, de l’ARS et des Elus de Guadeloupe sont les principales causes de la situation sanitaire actuelle.

L’UGTG exige donc :
➢ Le dépistage massif de l’ensemble de population, l’isolement et le traitement immédiat des personnes contaminées ;
➢ La mise en oeuvre de véritables contrôles sanitaires au port et à l’aéroport pour toutes les personnes qui souhaitent entrer en Guadeloupe ;
➢ La mise à la disposition du CHU de moyens financiers, humains, matériels et logistiques à la mesure des enjeux de santé publique en Guadeloupe.

CP UGTG Masqu’arade

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Salaura DIDON

[Santé] Covid-19: Le préfet oblige à porter le masque dans certains lieux publics à Marie-Galante

Le préfet de la Région Guadeloupe a pris un arrêté le jeudi 20 août 2020 pour obliger les personnes âgées de onze ans et plus à porter un masque de protection dans plusieurs lieux publics des trois communes de la Grande Galette. Alexandre Rochatte a invoqué plusieurs raisons comme le caractère archipélagique de la Guadeloupe, les capacités limitées de son système de soins, la saison cyclonique et l’épidémie de dengue en cours, des services de santé et de réanimation qui seront fortement et potentiellement sollicités, des réunions et des brassages importants de personnes en période estivale parce que l’île est la deuxième destination préférée des Guadeloupéens, le respect systématique des gestes barrières rendu difficile dans ces espaces en cas de forte affluence, surtout la forte affluence dans les centres bourg constatée par les maires depuis le début du mois, qui veulent préserver la santé de leurs habitants. L’arrêté précise les périmètres concernés par cette mesure qui a pris effet dès le vendredi 21 août 2020, et qui se poursuit jusqu’au lundi 31 août 2020 inclus.

En fonction des communes, voici les lieux publics:

  • A Capesterre de Marie-Galante

L’ensemble du centre bourg compris :
– A l’Est : entre les rues du cimetière, du Dr Eugène Clède et des écoles ;
– A l’Ouest : le boulevard maritime ;
– Au Nord : la rue du Maréchal Leclerc ;
– Et au Sud : la rue Ernest Coudoux.

  • A Grand-Bourg

L’ensemble du centre bourg compris :
– A l’Est : entre la rue de la Savane, le boulevard maritime, la rue du vieil arbre et les avenues Marcel Etzol et des Sabliers de Joinville ;
– A l’Ouest : la rue Henri Rinaldo ;
– Au Nord : l’avenue Delgrès ;
– Et au Sud : le littoral.
Il y aussi le marché couvert et la place de l’église.

  • A Saint-Louis

L’ensemble du centre bourg compris :
– A l’Est : entre la rue Youri Gagarine ;
– A l’Ouest : le littoral ;
– Au Nord : les rues Gratien Candace et des Palmiers ;
– Et au Sud : l’avenue Nelson Mandela.

Arrêté préfectoral rend obligatoire le port du masque à Marie-Galante

Selon l’Agence Régionale de Santé, 325 nouveaux cas ont été enregistrés pour la semaine du 15 au 21 août 2020. Cela portait à 771 le nombre de cas cumulés de coronavirus confirmés par tests PCR en Guadeloupe.

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Salaura DIDON

L’UGTG réclame deux indemnisations à l’Etat: l’une pour la non-prescription de la chloroquine, l’autre pour le maintien du couvre-feu

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) a engagé deux recours préalable en responsabilité. Le premier, daté du dimanche 10 mai 2020 et adressé au ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran, concerne la non-prescription de la chloroquine pour soigner les malades du Covid-19. Le second, daté du vendredi 5 juin 2020, destiné au préfet de Région Philippe Gustin, est relatif au maintien du couvre-feu pendant deux jours. L’organisation syndicale demande une indemnisation de 50 000 euros pour l’un et de 25 000 euros pour l’autre, parce qu’elle estime avoir subi un préjudice collectif, moral et matériel.

La responsabilité de l’Etat dans le dossier chloroquine

L’UGTG montre les contradictions de l’Etat:

Le 21 Avril 2020, le gouvernement a indiqué devant le Conseil d’Etat qu’il fallait préserver les stocks de chloroquine aux patients qui en font régulièrement usage.

Après avoir demandé de suspendre et annuler le décret qui viole les directives européennes sur la liberté de prescription, les principes généraux du droit sur l’indépendance médicale et les droits des patients, le syndicat a essuyé un refus du Conseil d’État par une ordonnance du 22 avril 2020, « pour des motifs que nous contestons entièrement et que nous défendrons jusqu’en droit européen ».

Le 24 Avril 2020, le syndicat découvre que le Ministère de la Défense avait passé des commandes massives de ce même produit en Chine.

Etant donné que les praticiens de Guadeloupe ne peuvent pas prescrire ce traitement et qu’il y aura des conséquences graves sur le droit à la vie des patients, l’UGTG réclame une indemnisation de 50.000 € pour le préjudice collectif et moral causé. C’est la faute et la responsabilité de l’Etat.

Courrier pour le ministre des Solidarités et de la Santé

La responsabilité de l’Etat dans le dossier couvre-feu

Le préfet avait maintenu le couvre-feu le lundi 11 mai et le mardi 12 mai 2020 « en toute illégalité » de 21h à 4 h du matin. Un couvre-feu qui sera suspendu ce même mardi 12 mai.

« En qualité d’autorité publique, vous avez occasionné des dommages sans un Arrêté régulièrement publié », affirme l’UGTG. Ce qui a empêché les Guadeloupéens de vivre, de circuler et de fonctionner normalement. C’est la faute et la responsabilité de l’Etat.

L’UGTG demande donc une indemnisation de 25 000 euros, ce qui représente « 15 000 euros pour le préjudice moral et 10 000 euros pour le préjudice matériel, augmentée des intérêts au taux légal ». Le syndicat attend donc une réponse rapide du préfet afin d’éviter une éventuelle poursuite judiciaire.

Courrier pour le préfet de Région

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Salaura DIDON

Les Maires de Guadeloupe, mis en demeure par le préfet et le recteur, réaffirment que les écoles vont rouvrir à la rentrée de septembre 2020

Réunis ce vendredi 5 juin 2020 en visioconférence, les Maires de Guadeloupe dénoncent avec colère la méthode utilisée par le Recteur d’Académie Mostafa Fourar et le Préfet de Région Philippe Gustin, qui les mettent en demeure pour rouvrir les écoles à partir de ce samedi 6 juin 2020. En énumérant une série de textes de loi, ils réaffirment avec force être opposés à rouvrir les écoles en raison des risques sanitaires avérés.

Ce que les Maires rappellent

Dans leur communiqué de presse, ils disent que « La mise en demeure reçue par les Maires n’exprime rien d’autre qu’un profond irrespect des élus de la République et ne fait pas honneur à la fonction occupée par ses auteurs ».

Donc, ils mettent le poing sur la table pour rappeler que:

  • Le monde de l’éducation est un univers de construction partenariale, où les élus guadeloupéens ne sont ni sous l’autorité du Recteur d’Académie, ni sous celle du Préfet de Région.
  • Les conditions sanitaires ne sont actuellement pas réunies pour garantir un retour à l’école sans risques pour les élèves, les enseignants et les personnels communaux.
  • Ils préparent activement un retour de l’ensemble des élèves à la rentrée de septembre 2020. En attendant, ils mettent à profit cette période pour former les agents territoriaux aux nouvelles pratiques liées à la prévention de cette pandémie, encore active chez nous.
  • Les représentants de l’État qui mettent en demeure sont dans l’incapacité de garantir et de satisfaire les besoins en fournitures sanitaires (gants, masques, visières, gel hydroalcoolique) au regard des besoins recensés par les Maires et leurs services.
  • Les associations de parents d’élèves, ainsi que celle des syndicats enseignants, se sont exprimés contre une reprise dans de pareilles conditions.

Sans faire une mise en demeure, « les Maires souhaitent vivement que Monsieur le Recteur d’Académie et Monsieur le Préfet interpellent leurs tutelles ministérielles respectives, afin que l’Académie de Guadeloupe soit assurée en terme d’équité territoriale républicaine, du même niveau d’équipement en dispositifs de prévention que la France Hexagonale, afin de rouvrir sereinement les écoles en septembre 2020 ».

Le courrier de mise en demeure

Tous les maires de Guadeloupe, n’ayant pas ouvert leurs écoles, ont reçu un courrier de mise en demeure daté de mardi 2 juin 2020, pour rouvrir les écoles maternelles et élémentaires fermées depuis le début de la crise liée au Covid-19.

Lors d’une conférence territoriale de l’action publique (CTAP) du lundi 4 mai, presque tous les élus locaux avaient signé une « motion », qui valide un retour à l’école en septembre, parce que « les conditions n’étaient pas réunies pour une rentrée dès le 11 mai ». 

A l’initiative du département, des collèges ont rouvert. Depuis le mardi 2 juin, la majorité des lycées a rouvert.

CP Réouverture des écoles pour la rentrée de septembre 2020

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Salaura DIDON

Les autorités préfectorale, sanitaire et éducative déclinent la phase 2 du déconfinement chez nous

Suite aux annonces du Premier ministre Edouard Philippe sur la phase 2 du plan de déconfinement ce jeudi 28 mai 2020, le préfet de la région Guadeloupe Philippe Gustin, la directrice générale de l’ARS Guadeloupe Valérie Denux et le recteur de l’Académie de la Guadeloupe Mostafa Fourar en présentent la déclinaison en Guadeloupe le même jour.

Ce qui va changer à partir du 2 juin

Phlippe Gustin fait un rapide récapitulatif des changements et des réouvertures possibles comme nous sommes dans une zone verte.

Les bars, les cafés et les restaurants

Ils rouvrent avec des règles contraignantes communiquées aux propriétaires de ces établissements:

  • pas plus de dix personnes autour d’une même table,
  • une distance minimale d’un mètre entre chaque table,
  • le port du masque est obligatoire pour le personnel et pour les clients qui se déplacent dans l’établissement.

Les hébergements touristiques

L’ensemble des hébergements (les villages vacances, les maisons familiales de vacances, les auberges collectives et les campings) va rouvrir mardi prochain dans le respect des règles sanitaires. La location des meublés de tourisme et des chambres d’hôtes a déjà été autorisée à rouvrir depuis le 21 mai chez nous. Les colonies de vacances seront ouvertes dès le 22 juin.

Les déplacements

On peut se déplacer dans le département de la Guadeloupe. En revanche, il est impossible de se déplacer à l’intérieur de l’espace Schengen puisque jusqu’au 15 juin, on maintient la fermeture des frontières européennes et à partir du 15 juin, une coordination européenne se mettra en place pour rouvrir les frontières intérieures à cet espace sous réserve d’une situation épidémique favorable. Mais les frontières extérieures à l’espace Schengen resteront fermées. Il y a une recherche d’un consensus et d’une coordination européenne pour adopter une position commune de l’ensemble des Etats européens à compter du 15 juin prochain. Cela déterminera les perspectives pour la période estivale.

Un deuxième point d’étape sera fait pour le 22 juin avec différentes évolutions qui impacteront la Guadeloupe sur le trafic aérien et maritime vers l’extérieur. « L’aéroport d’Orly va rouvrir fin juin », indique le préfet.

La culture, le sport et les vacances

Il est prévu la réouverture des parcs et des jardins sur l’ensemble du territoire dès ce week-end. Un arrêté préfectoral va permettre au Jardin botanique de rouvrir ce week-end. Dans un communiqué de presse du vendredi 22 mai 2020, le préfet dit avoir pris un arrêté pour la réouverture du zoo de Guadeloupe. Concernant les plages, les lacs et les plans d’eau qui seront accessibles dès mardi prochain, la Guadeloupe est déjà en avance puisque un arrêté préfectoral a permis la réouverture des plages dans 22 communes: https://bit.ly/2ZPAB2t.

CP Réouverture du Zoo de la Guadeloupe

L’ensemble des musées et des monuments pourront rouvrir. En Guadeloupe, les musées ont pu rouvrir depuis le 11 mai. Notons aussi l’ouverture des piscines collectives municipales ou privées dans le cadre d’un hôtel. Les gymnases et les salles de sport avec un point particulier sur ce qui sera interdit en termes sportif, les parcs de loisirs, les salles de spectacles et de théâtre. En revanche, les salles de cinéma ne rouvriront que le 22 juin.

Le préfet attend le décret pour savoir si de manière dérogatoire on peut autoriser certaines manifestations à l’extérieur et pas d’autres.

Les publics vulnérables

Comme l’a indiqué le premier ministre, il faut maintenir un niveau de vigilance avec ces publics avec l’application des gestes barrière, le maintien pour eux de l’activité partielle quand ils ne peuvent pas télétravailler, et la prise en charge à 100% de la consultation « bilan et vigilance » par l’Assurance Maladie.

Ce qui reste interdit jusqu’au 21 juin

  • Les rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public.
  • Les sports collectifs et de contact.
  • Les discothèques, les salles de jeux, les stades seront fermés au public.

Les Outre-Mer

Les déplacements entre la France hexagonale et les Outre-mer restent toujours soumis au motif impérieux d’ordre sanitaire, familiale ou professionnel. Par ailleurs, la quatorzaine reste en vigueur, et elle peut se faire soit dans un lieu hôtelier dédié soit à domicile. Des mesures spécifiques seront adaptées pour la Guyane et Mayotte.

Le préfet espère que la Guadeloupe sera retenue dans l’expérimentation nationale pour la nouvelle forme de quatorzaine, qui doit être validée par le Conseil scientifique et les décrets attendus ce week-end.

Les quatre indicateurs sanitaires sont au vert

Valérie Denux explique les quatre indicateurs dans l’archipel:

Le premier indicateur est l’incidence: En prenant 380 000 habitants environ pour la Guadeloupe, cela nous fait moins de 38 cas par semaine pour être dans une situation plutôt au vert. De jeudi dernier à aujourd’hui, « nous avons eu 6 cas. (…), je vous annonce malheureusement que nous avons eu un cas supplémentaire ce matin ».

Le deuxième indicateur est le taux de positivité qui est au vert. « Par rapport au nombre de tests que l’on fait combien on trouve de positifs? Nous avons fait 572 tests entre jeudi dernier et aujourd’hui et nous avons trouvé donc six positifs. Cela nous fait à peu près 1% de positivité ce qui est plutôt favorable« . Puisque actuellement si on prend la France entière, c’est à peu près moins de 2%, puisque nous sommes à 1,9%.

Le troisième indicateur c’est « le R effectif » qui est au vert. Comme l’a expliqué Olivier Véran, c’est la probabilité pour une personne contaminée d’infecter une autre personne sur notre territoire. « Ce R est voisin de 0 parce que la totalité des cas positifs que nous avons eu ces trois dernières semaines sont des cas importés. Ce ne sont pas des transmissions entre personne sur notre territoire mais ce sont bien des gens qui sont arrivés sur notre territoire en étant positifs ».

Pour Valérie Denux, il faut être en mesure de faire barrière pour éviter que ces personnes qui arrivent sur notre territoire transmettent à des personnes présentes ici. « C’est pour cela que nous travaillons sur le fait de faire des enquêtes autour de ces cas, en particulier le voyageur qui arrive, qui va aller dans sa famille éventuellement, et s’il est positif on va prendre contact avec la famille proche et on va leur proposer bien sûr des tests. Et on fait aussi une enquête au niveau de l’avion puisque cette personne a fait un voyage. S’agissant des rangs avant et des rangs derrière, on prévient les personnes qui elles-mêmes ont été testées normalement puisqu’elles ont aussi débarqué de l’avion. On leur prévient qu’il faut faire leur test à huit jours pour vérifier si elles n’ont pas été contaminées lors du voyage ».

Le dernier indicateur est le taux d’occupation des lits de réanimation, qui est au vert. Aujourd’hui, nous avons 44 lits ouverts pour la réanimation. On a conservé un niveau largement supérieur à ce que nous avions avant la crise puisque nous étions à 27 lits de réanimation sur notre territoire. Là, nous avons conservé 44 lits sur notre territoire. A ce jour, il n’y a plus qu’une seule personne coronavirus positif en réanimation, parce qu’il y a une qui est sortie. C’est une bonne nouvelle, elle est en voie d’amélioration de sa santé aujourd’hui. « Si on prend 1 sur 44 lits, c’est un peu moins de 2% d’occupation donc c’est très favorable puisque 60% est le seuil d’alerte. 60% des lits de réanimation sont occupés par des patients de Covid-19 positifs. On a évidemment une alerte et on doit remonter en puissance en termes du nombre de lits sur le territoire », explique Valérie Denux.

L’ARS a mis en place une stratégie plutôt offensive de façon à ce que cela reste au vert à la fois en termes de tests et de contacts tracing, c’est-à-dire casser les chaines de contamination. Valérie Denux évoque trois points principaux:

Il existe trois niveaux de suivi des tests. D’abord, ce sont les médecins prescripteurs et l’Assurance Maladie et tout le travail auprès des premiers contacts tracing si les médecins n’ont pas l’occasion de le faire. Ensuite, il y a la plateforme Riposte de l’ARS en lien avec Santé Publique France, qui prend le relais sur le suivi, sur la totalité de la durée de la convalescence de la personne et lui propose des lieux d’hébergement alternatif.

Le deuxième point représente les programmes de dépistages spécifiques. On va aller dépister des personnes qui sont asymptomatiques et on souhaite vérifier. On teste les gens à la sortie de l’avion à l’aéroport, et huit jours après. On travaille avec les bus de prévention en particulier les bus pour les personnes addictives pour leur proposer des campagnes de dépistage à partir de ces bus. C’est une manière d’aller chercher des personnes vulnérables qui n’oseraient pas consulter un médecin ou qui vont peu chez leur médecin parce qu’elles sont dans des situations un peu précaire et c’est compliqué pour elle. A Saint-Martin, on a fait plus de 250 tests dans les quartiers un peu difficile où il y avait des personnes en situation de précarité importante. A Marie-Galante, c’est l’hôpital qui porte le bus de prévention, sinon dans la plupart des cas ce sont des associations. Au moindre doute, on le fait aussi sur les établissements médicaux sociaux. Cette semaine, on a fait une masse pur les enfants handicapés, puisque on teste largement dans ces établissements.

Le troisième point, ce sont les tests sérologiques en priorité pour les professionnels de santé potentiellement en contact avec des patients positifs. L’objectif vise à proposer aux professionnels de santé et des EHPAD d’effectuer des tests sérologiques en complément des tests PCR sur le territoire. « Nous disposons actuellement de plus de 4000 tests homologués aujourd’hui et j’ai demandé il y a déjà quelques jours aux laboratoires de se réapprovisionner pour en avoir en suffisance, pour répondre à la demande. Progressivement on va pouvoir répondre à la demande des professionnels qui souhaiteraient faire ces tests sérologiques ». L’ARS attend la publication du décret concernant ces tests sérologiques.

La nouvelle forme de quatorzaine

Valérie Denux explique que le Haut Conseil de Santé Publique a été saisi pour trouver la meilleure solution sur le plan médical et scientifique pour protéger nos territoires. Comme en Guadeloupe, nous sommes au vert et que le virus circule moins, ce sont ainsi les cas importés qui amènent le virus dans l’archipel. L’ARS et le préfet vont plaider pour avoir un premier filtre qui va nous aider à diminuer au maximum le risque d’entrée et de réentrée du virus dans notre territoire. « Donc ce que nous proposons, c’est de pouvoir faire en sorte que les personnes avant de prendre l’avion sache si elles sont porteuses du virus ou pas. On pourrait proposer dans une expérimentation d’avoir un test avant le départ ». La prise du billet d’avion pourrait être soumise à un test PCR. Il faudra que cette mesure soit validée par le Haut Conseil de Santé Publique et il faudra y travailler un peu dans ses modalités. (Par exemple si une personne présente un test PCR et un test sérologique en complément, cela pourrait faire office). Et si c’est le cas, les personnes arriveraient sur le territoire et là elles resteraient huit jours à la maison ou dans un hôtel prévu pour cela. Ensuite, on fera un test à huit jours parce que la charge virale peut être la plus forte. C’est vraiment le moment dans la courbe de Gauss la plus élevée où potentiellement on peut détecter des cas. Et si à huit jours la personne est négative, on pourrait dans le cadre de l’expérimentation voir dans quelle mesure on peut assouplir par la suite les huit jours suivants. Cela reste à travailler et à finaliser avant l’arrivée des avions en fin juin.

L’enseignement

Le recteur rappelle que les écoles n’ont jamais fermé pendant la période de confinement pour accueillir en présentiel les enfants des personnels soignants et indispensables à la gestion de crise. « Nous avons 17 écoles ouvertes pour cela sous forme de centres et d’accueil sur 15 communes. Ce sont Baie-Malhault, Gourbeyre, La Désirade, le Gosier, le Lamentin, le Moule, les Abymes, Morne-à-L’eau, Petit-Bourg, Pointe-à-Pitre, Pointe-Noire, Sainte-Anne, Saint-Claude, Saint-Martin, Grand-Bourg. 1525 élèves ont été accueillis au total soit 89 élèves en moyenne par centre ».

Depuis le 11 mai, on n’a que deux communes Petit-Bourg et Goyave qui ont ouvert leurs écoles. Une troisième commune, la Désirade s’était positionnée pour rouvrir les écoles, mais à cause du problème d’eau, c’est reporté. C’est 10% des écoles primaires, soit une trentaine d’écoles ouvertes contre 80% des écoles ouvertes au niveau national. C’est 12% des communes en Guadeloupe contre 90% au niveau national. « C’est peu puisque les communes dans les zones rouges jusqu’à aujourd’hui avaient ouvert des établissement scolaires », indique le Recteur.

Le 11 mai, les enfants se rendaient à l’école sur la base du volontariat de la part des parents et de la part des maires. Dès le mardi 2 juin, ce sera toujours sur la base du volontariat de la part des parents, mais la deuxième condition n’est plus maintenue. Le protocole sanitaire reste identique.

Mostafa Fourar demande aux maires de tenir compte de la demande des parents qui sont des personnels soignants et indispensables à la gestion de crise afin d’accueillir leur enfants. « Cette demande a explosé en deux semaines », a-t’il précisé.

La Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélémy ont accepté d’ouvrir les collèges sur l’ensemble de l’académie. « C’est plutôt une bonne chose ». Tous sont ouverts sauf 9 qui connaissent des problèmes d’alimentation en eau. « Pour ces collèges, nous mettrons en place des permanences pédagogiques afin de permettre aux élèves de reprendre contact avec leur professeur sur un laps de temps plus court où l’application du protocole sanitaire n’a pas la même exigence que dans une scolarisation normale« .

Alors que les élèves de 6è et 5è ont repris le chemin du collège, ce seront au tour des 4è et des 3è dès mardi prochain. En partenariat avec les communes qui le souhaitent, il y aura la mise en place des activités autour du sport, de la santé, de la culture et du civisme parallèlement aux cours si l’effectif augmente. C’est le dispositif 2S2C qui permettra d’accueillir des élèves en petit groupe. On peut permuter les groupes. « Si on part d’une classe de 30 élèves, 15 peuvent être en cours et 15 autres peuvent être dans une MJC ou un autre lieu ». C’est l’Education nationale qui prendra en charge le financement de ces activités périscolaires pour les communes volontaires.

L’Académie de la Guadeloupe attend une réouverture des lycées la semaine prochaine. En revanche, l’organisation pédagogique va être plus souple. « Il ne s’agit pas de revenir dans les établissements scolaires pour terminer le programme, mais plutôt pour expérimenter d’autres manières de travailler. Notre académie sera amenée à faire des expérimentations de cours à la fois en présentiel et à chez soi, pour préparer la rentrée au mois de septembre 2020 ».

Chez nous, les proviseurs ont déjà anticipé la rentrée pour le mardi 2 juin, et ils s’organisent de manière à mettre en place des stages qui seront axés sur des enseignements de spécialités de Première et sur l’orientation qui est un point sensible. Comme il y a la réforme du Bac, les élèves de Première doivent bénéficier d’un renforcement de ces enseignements afin d’être mieux préparer pour l’année du baccalauréat. « Il faut absolument que les élèves puissent retourner dans leur établissement scolaire, avoir contact avec leurs professeurs, avec les proviseurs avec les conseillers en orientation. C’est en présentiel que cela peut régler un certain nombre de problèmes toujours dans le respect des barrières sanitaires ».

L’épreuve orale du baccalauréat de français s’effectuera sur la base du contrôle continu. L’établissement prendra en compte les notes du premier et du deuxième trimestre. Ici, « les équipes pédagogiques volontaires pourront organiser des stages de préparation à l’oral. C’est important pour les élèves qui vont passer en Terminal et en enseignements supérieurs », a conclu Mostafa Fourar.

Vous pouvez lire aussi: Carte de la phase 2 du déconfinement: Tous les départements sont en vert sauf l’Ile-de-France, la Guyane et Mayotte.

Et la stratégie locale du déconfinement.

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Salaura DIDON

Histoire de couvre-feu: L’UGTG a démasqué le Préfet de la Guadeloupe

Dans un communiqué daté du dimanche 17 mai 2020, l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe affirme que leur « requête devant le tribunal administratif a permis de débusquer le loup et de connaître la vérité sur les manipulations orchestrées par le préfet pour asservir le peuple de Guadeloupe ». L’organisation syndicale montre ainsi qu’il ne faut jamais croire à la parole de l’Etat dans notre archipel.

Telle une série télé en sept épisodes

Episode 1: Le Jeudi 7 mai 2020, après l’annonce du plan de déconfinement par le premier ministre Edouard Philippe, en dépit du bon sens, le préfet Philippe Gustin annonçait le maintien du couvre-feu en Guadeloupe.

Episode 2: Le dimanche 10 mai puis le lundi 11 mai, par voie radiophonique puis par écrit, l’UGTG annonçait son opposition au maintien du couvre-feu en Guadeloupe et le dépôt d’une requête en référé liberté. Le syndicat demande à suspendre le couvre-feu parce qu’il porte atteinte aux droits et libertés fondamentaux.

Episode 3 : L’arrêté préfectoral n’est pas publié sur le site Internet de la Préfecture de la Guadeloupe. Cependant, on y trouve la publication de toute une série de documents ayant trait à l’instauration d’un couvre-feu (Dossier de presse, plan de déconfinement régional, mesures spécifiques….).

Episode 4 : Le Mardi 12 mai, Philippe Gustin annonce par tweeter la suspension du couvre-feu en Guadeloupe parce que le virus circule faiblement. Il justifie ses propos dans les médias locaux en invoquant la décision du conseil constitutionnel et une nouvelle loi CMP.

Episode 5 : Le Mercredi 13 mai, l’UGTG dépose sa requête en demandant au tribunal administratif de faire injonction au préfet de leur fournir une copie de cet arrêté et de déclarer qu’il n’y a jamais eu de couvre-feu en Guadeloupe à partir du lundi 11 mai.

Episode 6 : Le préfet est-il un menteur? Comment suspendre un acte qui n’a jamais existé? Mystère et boule de gomme! Dans ses conclusions en défense déposées devant les juges administratifs de Basse-Terre, le préfet avoue, par écrit, qu’il n’a jamais pris d’arrêté instaurant un couvre-feu à partir du lundi 11 mai. Philippe Gustin leur présente en pièce jointe un document bleu, blanc, rouge portant la mention : « Le couvre-feu est suspendu …».

Episode 7: La décision du Tribunal administratif du vendredi 15 mai leur annonce « qu’aucun acte relatif à un couvre-feu n’a été pris par le préfet…. ». Le syndicat critique la parole de l’Etat et dénonce l’attitude du préfet qui a utilisé ses fonctions et son autorité pour imposer un régime d’exception aux Guadeloupéens de manière illégale, arbitraire et en violation des lois de la République. Ce couvre-feu est un instrument d’intimidation, de manœuvre, de pressions, de gestion par la terreur, de la manipulation, du mensonge, de la forfaiture et de la voie de fait.

« Devant tant de mensonges et de manipulations, est-ce un appel du préfet annonçant son désir de rentrer chez lui ? Nul doute que le ministère de l’intérieur exaucera ses vœux très vite. Si cela peut l’aider, nous soutenons sa demande », précise le syndicat.

Le Préfet pris la main dans le sac

Cette histoire appelle à la réflexion, et K@ribbean Newsweek pense que ces rebondissements up and down, pourraient faire l’objet d’un film ou d’une série télé en sept épisodes.

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Salaura DIDON

L’UGTG veut saisir la justice pour dénoncer le maintien du couvre-feu

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe refuse le maintien du couvre-feu, et a décidé de déposer une requête en référé liberté. Philippe Gustin, Préfet de la Guadeloupe, avait annoncé le maintien du couvre-feu dans les médias le jeudi 7 mai dernier lors de la conférence de presse de présentation du plan de déconfinement en Guadeloupe. Alors que notre archipel est classé en vert, que les attestations ne sont plus nécessaires pour s’y déplacer à l’intérieur, le couvre-feu est maintenu de 21 h à 4 h matin au lieu de 20 h à 5 h du matin.

Pour l’UGTG, il est urgent de suspendre cet acte, qui porte atteinte aux droits et libertés fondamentaux, à l’intérêt public mais il porte aussi une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie, à la liberté d’aller et venir, au droit à la vie privée et familiale, à la liberté individuelle. L’état d’urgence sanitaire ne peut être le seul motif pour remettre en cause des libertés fondamentales parce qu’aucun fait, aucune circonstance ne le justifie.

L’UGTG analyse en cinq points le discours du Préfet

  • Philippe Gustin dit que c’est « pour une histoire de paix sociale ». L’UGTG estime que cette mesure vise à museler les organisations syndicales et à éradiquer toutes contestations. Sachant que les réunions syndicales ont lieu le soir après le travail, particulièrement en ce mois de Mai, mois historique et de lutte.
  • Le préfet croit gérer « des publics plus jeunes qui se sentent souvent complètement étrangers à ce virus ». Selon l’UGTG, il stigmatise la jeunesse, puisqu’ à ce jour, il n’y a aucune information faisant état de rassemblements de jeunes ayant commis des actes mettant en danger la population guadeloupéenne. Au regard des rapports de l’ARS sur l’origine de la contamination en Guadeloupe, le préfet est grandement responsable de la contamination et de la propagation sur le territoire parce qu’il n’a pas mis en place les contrôles sanitaires au port et à l’aéroport.
  • L’organisation syndicale estime que le maintien du couvre-feu est l’équivalent d’une punition, dans la mesure où la Guadeloupe est classée vert et que l’attestation de déplacement dérogatoire n’est plus obligatoire. Donc, le motif de recours au couvre-feu est une contradiction.
  • Pour l’UGTG, le préfet limite les libertés individuelles et collectives aux seules besoins qu’il estime nécessaire: aller travailler, faire ses courses, rentrer à la maison, se reposer et aller travailler. Une sorte de « métro-boulot-dodo » adapté au contexte guadeloupéen. Ce couvre est considéré est une atteinte grave au droit d’aller et venir librement, au droit à la vie et à la santé des Guadeloupéens. D’ailleurs, cette situation s’inscrit dans un régime totalitaire ou rappelle le temps de l’esclavage.
  • Le préfet, s’il le souhaite, abandonnera le couvre-feu au fil des jours et des semaines. Cette mesure qui vise à faire peur, infantilise et culpabilise les Guadeloupéens.

Il semble que l’arrêté prefectoral attestant le maintien du couvre-feu ne soit pas encore publié.

L’UGTG dit non au couvre-feu

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Salaura DIDON