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[Covid-19] Trois organisations syndicales de la santé affiliées à l’UGTG organisent une conférence de presse

L’UNASS-UGTG, l’UTED-UGTG et l’UTS-UGTG, représentatives des agents du secteur de la santé, organisent une conférence de presse ce mercredi 23 septembre 2020 à 10h au local de l’UGTG à Pointe-à-Pitre. Ces organisations syndicales veulent informer les Guadeloupéens sur la gestion globale de la pandémie Covid-19 dans notre territoire et raconter leurs vécus dans les différentes administrations et services où elles exercent.

Elles dénoncent, qu’en fait du plan ORSAN ou du Plan Blanc élargi, ou non, la gestion à l’aveugle de chaque institution ou service, sans procédure coordonnée et transversale, sans solidarité établit. Elles jugent que c’est du bricolage, du tchokaj avec les conséquences humaines et sociales graves, qui sont toutefois minimisées et banalisées.

Selon le communiqué daté du mardi 22 septembre 2020, plus de 200 agents sont testés positifs et ne peuvent pas assurer leur service en direction des Guadeloupéens et des malades atteints.

Enfin, il y a une volonté de censurer les informations. « Les Directions de ces services camouflent l’étendue de la contamination, les CHSCT sont muselés ou shuntés…et en conséquence, les agents publics de la santé sont démoralisés », précise le communiqué.

Conférence de presse UNASS, UTED et UTS UGTG

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Salaura DIDON

[Covid-19] L’UGTG dénonce une « Masqu’arade » obligeant à porter le masque partout et tout le temps

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) estime que les autorités politiques et sanitaires en Guadeloupe ont imposé un confinement individuel aux Guadeloupéens qui doivent porter le masque en extérieur « toupatou, lannuit kon gran jou » (partout, à toutes les heures de la journée). Pour le syndicat, c’est une manière « d’infantiliser, culpabiliser, domestiquer les Guadeloupéens et surtout exonérer l’Etat de ses responsabilités ».

Contaminé au Covid-19, le nouveau préfet Alexandre Rochatte oblige la population à adhérer à cette mesure avec l’approbation des maires. L’UGTG juge cette mesure anti-productive et punitive. Sa généralisation est disproportionnelle et absurde, parce que les graves manquements, les dysfonctionnements récurrents des services de l’Etat, de l’ARS et des Elus de Guadeloupe sont les principales causes de la situation sanitaire actuelle.

L’UGTG exige donc :
➢ Le dépistage massif de l’ensemble de population, l’isolement et le traitement immédiat des personnes contaminées ;
➢ La mise en oeuvre de véritables contrôles sanitaires au port et à l’aéroport pour toutes les personnes qui souhaitent entrer en Guadeloupe ;
➢ La mise à la disposition du CHU de moyens financiers, humains, matériels et logistiques à la mesure des enjeux de santé publique en Guadeloupe.

CP UGTG Masqu’arade

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Salaura DIDON

[Santé] Covid-19: L’UGTG exige un dépistage massif de la population guadeloupéenne

Dans un communiqué de presse daté du lundi 10 août 2020, l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) estime que la situation sanitaire est devenue très grave en raison d’une forte augmentation des cas Covid-19 positifs depuis quelques jours sur notre territoire. C’est pourquoi l’union exige un test massif pour isoler les cas positifs, les traiter le plus rapidement possible, ainsi que le contrôle strict au port et à l’aéroport.

En fait, l’organisation syndicale rappelle aux Guadeloupéens, aux vacanciers et aux touristes de prendre leur précaution face au coronavirus. Elle invite la population à se faire dépister et à continuer à respecter les règles sanitaires. Enfin, elle exige de l’ARS la mise à disposition de tous les moyens matériels, humains, logistiques, conventionnels pour tester l’ensemble des Guadeloupéens; ainsi que la mise en place des mesures pour isoler et soigner tous les cas positifs dès l’apparition des premiers symptômes.

Communiqué de presse UGTG Dépistage massif des Guadeloupéens

En effet, depuis le vendredi 7 août 2020, 27 nouveaux cas confirmés par tests PCR ont été enregistrés en trois jours. Ce qui porte à 317 le nombre de cas cumulés de coronavirus en Guadeloupe, dont 5 sont des réservistes sanitaires. Deux patients guadeloupéens sont actuellement hospitalisés au service de la réanimation du CHUG. Le dimanche 9 août 2020, un patient de Saint-Martin est décédé à son arrivée dans le service de réanimation du CHUG. Il s’agit d’un homme de 62 ans présentant des facteurs de comorbidités.

CP Préfecture de Guadeloupe

Des tests PCR gratuits

Les tests PCR gratuits ont commencé avec le Bus Info Santé du Centre Hospitalier Sainte-Marie de Marie-Galante, à la demande de l’ARS, du mardi 16 au vendredi 19 juin 2020. Ensuite, L’ARS et la Croix-Rouge ont lancé une campagne de dépistage mobile gratuite et ouverte à tous à Saint-Martin, à destination de tout citoyen désireux de réaliser un test PCR Covid, du vendredi 31 juillet au vendredi 14 août 2020. Enfin, la campagne itinérante de dépistage « Tester-Tracer-Isoler » gratuit s’est poursuivie dans les communes volontaires de la Guadeloupe continentale:

Sainte-Anne: les 6, 12 et 13 août, de 7 à 13 heures, à la place Schoelcher.

Baie-Mahault: du 10 au 13 août, de 7 à 13 heures, sur l’esplanade de Belcourt, face au centre Gérard Lockel.

Petit-Canal: 17 août.

Morne-à-l’Eau: les 18 et 19 août.

Sainte-Rose: les 17, 18 et 19 août, de 7 à 13 heures, sur l’esplanade du hall des sports.

Bouillante: le 20 août.

Deshaies: le 20 août.

Lamentin: les 26 et 27 août, de 8 à 13 heures, sur l’esplanade de la mairie.

Gosier: c’était le 10 août, de 7 à 13 heures, au Palais des sports à Bas du Fort.

Basse-Terre: c’était le 11 août, de 7 à 13 heures, devant la mairie.

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Salaura DIDON

L’UGTG rend hommage en créole à Claude Céprika, journaliste sportif à Guadeloupe la 1ère, décédé

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) envoie un message de courage à sa famille, son épouse, ses enfants, ses amis et ses collègues. Âgé de 54 ans, Claude Céprika est décédé d’une crise cardiaque vendredi 12 juin 2020 aux Basses sur son île natale Marie-Galante. Journaliste sportif à Guadeloupe la 1ère, il était un passionné de cyclisme et de football.

Source: Facebook de Claude CEPRIKA
Source: Facebook de Claude CEPRIKA

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Salaura DIDON

L’UGTG réclame deux indemnisations à l’Etat: l’une pour la non-prescription de la chloroquine, l’autre pour le maintien du couvre-feu

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) a engagé deux recours préalable en responsabilité. Le premier, daté du dimanche 10 mai 2020 et adressé au ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran, concerne la non-prescription de la chloroquine pour soigner les malades du Covid-19. Le second, daté du vendredi 5 juin 2020, destiné au préfet de Région Philippe Gustin, est relatif au maintien du couvre-feu pendant deux jours. L’organisation syndicale demande une indemnisation de 50 000 euros pour l’un et de 25 000 euros pour l’autre, parce qu’elle estime avoir subi un préjudice collectif, moral et matériel.

La responsabilité de l’Etat dans le dossier chloroquine

L’UGTG montre les contradictions de l’Etat:

Le 21 Avril 2020, le gouvernement a indiqué devant le Conseil d’Etat qu’il fallait préserver les stocks de chloroquine aux patients qui en font régulièrement usage.

Après avoir demandé de suspendre et annuler le décret qui viole les directives européennes sur la liberté de prescription, les principes généraux du droit sur l’indépendance médicale et les droits des patients, le syndicat a essuyé un refus du Conseil d’État par une ordonnance du 22 avril 2020, « pour des motifs que nous contestons entièrement et que nous défendrons jusqu’en droit européen ».

Le 24 Avril 2020, le syndicat découvre que le Ministère de la Défense avait passé des commandes massives de ce même produit en Chine.

Etant donné que les praticiens de Guadeloupe ne peuvent pas prescrire ce traitement et qu’il y aura des conséquences graves sur le droit à la vie des patients, l’UGTG réclame une indemnisation de 50.000 € pour le préjudice collectif et moral causé. C’est la faute et la responsabilité de l’Etat.

Courrier pour le ministre des Solidarités et de la Santé

La responsabilité de l’Etat dans le dossier couvre-feu

Le préfet avait maintenu le couvre-feu le lundi 11 mai et le mardi 12 mai 2020 « en toute illégalité » de 21h à 4 h du matin. Un couvre-feu qui sera suspendu ce même mardi 12 mai.

« En qualité d’autorité publique, vous avez occasionné des dommages sans un Arrêté régulièrement publié », affirme l’UGTG. Ce qui a empêché les Guadeloupéens de vivre, de circuler et de fonctionner normalement. C’est la faute et la responsabilité de l’Etat.

L’UGTG demande donc une indemnisation de 25 000 euros, ce qui représente « 15 000 euros pour le préjudice moral et 10 000 euros pour le préjudice matériel, augmentée des intérêts au taux légal ». Le syndicat attend donc une réponse rapide du préfet afin d’éviter une éventuelle poursuite judiciaire.

Courrier pour le préfet de Région

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Salaura DIDON

Histoire de couvre-feu: L’UGTG a démasqué le Préfet de la Guadeloupe

Dans un communiqué daté du dimanche 17 mai 2020, l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe affirme que leur « requête devant le tribunal administratif a permis de débusquer le loup et de connaître la vérité sur les manipulations orchestrées par le préfet pour asservir le peuple de Guadeloupe ». L’organisation syndicale montre ainsi qu’il ne faut jamais croire à la parole de l’Etat dans notre archipel.

Telle une série télé en sept épisodes

Episode 1: Le Jeudi 7 mai 2020, après l’annonce du plan de déconfinement par le premier ministre Edouard Philippe, en dépit du bon sens, le préfet Philippe Gustin annonçait le maintien du couvre-feu en Guadeloupe.

Episode 2: Le dimanche 10 mai puis le lundi 11 mai, par voie radiophonique puis par écrit, l’UGTG annonçait son opposition au maintien du couvre-feu en Guadeloupe et le dépôt d’une requête en référé liberté. Le syndicat demande à suspendre le couvre-feu parce qu’il porte atteinte aux droits et libertés fondamentaux.

Episode 3 : L’arrêté préfectoral n’est pas publié sur le site Internet de la Préfecture de la Guadeloupe. Cependant, on y trouve la publication de toute une série de documents ayant trait à l’instauration d’un couvre-feu (Dossier de presse, plan de déconfinement régional, mesures spécifiques….).

Episode 4 : Le Mardi 12 mai, Philippe Gustin annonce par tweeter la suspension du couvre-feu en Guadeloupe parce que le virus circule faiblement. Il justifie ses propos dans les médias locaux en invoquant la décision du conseil constitutionnel et une nouvelle loi CMP.

Episode 5 : Le Mercredi 13 mai, l’UGTG dépose sa requête en demandant au tribunal administratif de faire injonction au préfet de leur fournir une copie de cet arrêté et de déclarer qu’il n’y a jamais eu de couvre-feu en Guadeloupe à partir du lundi 11 mai.

Episode 6 : Le préfet est-il un menteur? Comment suspendre un acte qui n’a jamais existé? Mystère et boule de gomme! Dans ses conclusions en défense déposées devant les juges administratifs de Basse-Terre, le préfet avoue, par écrit, qu’il n’a jamais pris d’arrêté instaurant un couvre-feu à partir du lundi 11 mai. Philippe Gustin leur présente en pièce jointe un document bleu, blanc, rouge portant la mention : « Le couvre-feu est suspendu …».

Episode 7: La décision du Tribunal administratif du vendredi 15 mai leur annonce « qu’aucun acte relatif à un couvre-feu n’a été pris par le préfet…. ». Le syndicat critique la parole de l’Etat et dénonce l’attitude du préfet qui a utilisé ses fonctions et son autorité pour imposer un régime d’exception aux Guadeloupéens de manière illégale, arbitraire et en violation des lois de la République. Ce couvre-feu est un instrument d’intimidation, de manœuvre, de pressions, de gestion par la terreur, de la manipulation, du mensonge, de la forfaiture et de la voie de fait.

« Devant tant de mensonges et de manipulations, est-ce un appel du préfet annonçant son désir de rentrer chez lui ? Nul doute que le ministère de l’intérieur exaucera ses vœux très vite. Si cela peut l’aider, nous soutenons sa demande », précise le syndicat.

Le Préfet pris la main dans le sac

Cette histoire appelle à la réflexion, et K@ribbean Newsweek pense que ces rebondissements up and down, pourraient faire l’objet d’un film ou d’une série télé en sept épisodes.

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Salaura DIDON

Les salariés de la Sopharma, en grève, ont repris les négociations

Dans un communiqué de presse daté du mercredi 13 mai 2020, l’UTS-UGTG soutient les salariés de la société Sopharma, toujours en grève, qui ont repris les négociations aujourd’hui à 10h. Ils exigent une augmentation des salaires de 5%, l’application pleine et entière de l’Accord BINO pour tous les personnels ainsi que le paiement de la prime COVID pour tous les salariés n’ayant jamais cessé de travailler pendant le confinement.

La société Sopharma à Baie-Mahault, est un Groupement répartiteur de produits pharmaceutiques, une des principales entreprises de Guadeloupe, qui génère plus de 89 millions d’euros de chiffres d’affaires.

L’organisation syndicale dénonce une injustice. « Cette société, exceptionnellement rentable, paye à bon nombre de ses agents un salaire horaire à 10.67 euros soit cinquante centimes de plus que le SMIC horaire fixé au 1er Janvier 2020, à 10.15 euros ».

D’ailleurs, il semble que la direction de la Sopharma est seule responsable des difficultés pour approvisionner les pharmacies.

CP UTS UGTG SOPHARMA

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Salaura DIDON

L’UGTG veut saisir la justice pour dénoncer le maintien du couvre-feu

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe refuse le maintien du couvre-feu, et a décidé de déposer une requête en référé liberté. Philippe Gustin, Préfet de la Guadeloupe, avait annoncé le maintien du couvre-feu dans les médias le jeudi 7 mai dernier lors de la conférence de presse de présentation du plan de déconfinement en Guadeloupe. Alors que notre archipel est classé en vert, que les attestations ne sont plus nécessaires pour s’y déplacer à l’intérieur, le couvre-feu est maintenu de 21 h à 4 h matin au lieu de 20 h à 5 h du matin.

Pour l’UGTG, il est urgent de suspendre cet acte, qui porte atteinte aux droits et libertés fondamentaux, à l’intérêt public mais il porte aussi une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie, à la liberté d’aller et venir, au droit à la vie privée et familiale, à la liberté individuelle. L’état d’urgence sanitaire ne peut être le seul motif pour remettre en cause des libertés fondamentales parce qu’aucun fait, aucune circonstance ne le justifie.

L’UGTG analyse en cinq points le discours du Préfet

  • Philippe Gustin dit que c’est « pour une histoire de paix sociale ». L’UGTG estime que cette mesure vise à museler les organisations syndicales et à éradiquer toutes contestations. Sachant que les réunions syndicales ont lieu le soir après le travail, particulièrement en ce mois de Mai, mois historique et de lutte.
  • Le préfet croit gérer « des publics plus jeunes qui se sentent souvent complètement étrangers à ce virus ». Selon l’UGTG, il stigmatise la jeunesse, puisqu’ à ce jour, il n’y a aucune information faisant état de rassemblements de jeunes ayant commis des actes mettant en danger la population guadeloupéenne. Au regard des rapports de l’ARS sur l’origine de la contamination en Guadeloupe, le préfet est grandement responsable de la contamination et de la propagation sur le territoire parce qu’il n’a pas mis en place les contrôles sanitaires au port et à l’aéroport.
  • L’organisation syndicale estime que le maintien du couvre-feu est l’équivalent d’une punition, dans la mesure où la Guadeloupe est classée vert et que l’attestation de déplacement dérogatoire n’est plus obligatoire. Donc, le motif de recours au couvre-feu est une contradiction.
  • Pour l’UGTG, le préfet limite les libertés individuelles et collectives aux seules besoins qu’il estime nécessaire: aller travailler, faire ses courses, rentrer à la maison, se reposer et aller travailler. Une sorte de « métro-boulot-dodo » adapté au contexte guadeloupéen. Ce couvre est considéré est une atteinte grave au droit d’aller et venir librement, au droit à la vie et à la santé des Guadeloupéens. D’ailleurs, cette situation s’inscrit dans un régime totalitaire ou rappelle le temps de l’esclavage.
  • Le préfet, s’il le souhaite, abandonnera le couvre-feu au fil des jours et des semaines. Cette mesure qui vise à faire peur, infantilise et culpabilise les Guadeloupéens.

Il semble que l’arrêté prefectoral attestant le maintien du couvre-feu ne soit pas encore publié.

L’UGTG dit non au couvre-feu

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Salaura DIDON