Reportage

[Photo-reportage] Retour sur la grève et l’assemblée générale soutenues par onze organisations syndicales le vendredi 26 mars 2021 sur le campus de Fouillole

Les organisations syndicales CFTC, CGTG, FAEN/SNCL, FO, FSU, SOLIDAIRES GUADELOUPE, SPEG, SUD PTT GWA, SUNICAG, UGTG, UNSA, ont participé à l’assemblée générale menée par le collectif « Lettre ouverte », le vendredi 26 mars 2021 à 12h sur le campus de Fouillole. Ils ont soutenu la mobilisation des personnels administratifs, techniques et enseignants de l’université. Voici quelques photos de la manifestation et une vidéo.

Mon témoignage

Lors de cette matinée, j’ai participé à l’atelier consacré à la souffrance au travail du personnel organisé sur le campus de Fouillole, au sein de l’Université des Antilles. J’ai parlé lors de l’assemblée générale. J’ai témoigné en tant que personnel administratif parce que je me reconnais dans un point de revendications, celle de la pression sur le personnel avec des menaces. J’ai subi du harcèlement au travail notamment de la part de la direction du Pôle Universitaire régional (PUR) Guadeloupe et plus précisément de la part de l’actuelle responsable administrative et financière (RAF) qui exerce la politique de William Lynch avec merveille sur son personnel, une telle pression psychologique et des actes d’infantilisation sur ce dernier. William Lynch était un esclavagiste britannique, reconnu pour son expérience de contrôler les Africains déportés, sa méthode était celle de diviser pour mieux régner dans les plantations. .

C’est la première fois de ma vie que je constate qu’une vigilance absolue s’impose (alerte rouge) face à un ouragan de mythomanies, de manipulations et de création de situations et d’histoires afin de nuire à l’agent. Lors de mon année de stagiairisation (2016-2017), pour la correction d’un courrier, la RAF du PUR m’a demandé de lui donner ma main et elle m’a tapé avec un stylo. Je ne sais même pas pourquoi j’ai donné ma main. Depuis, j’ai commencé à résister à tout.

Un jour, il faudra qu’on m’explique comment dans une société matriarcale en Guadeloupe, si c’est vraiment le cas, une femme noire et foncée de peau, qui a soi-disant un poste à responsabilité dans une « université française », prend un malin plaisir à faire du mal à son personnel. En février 2017, je n’ai pas voulu participer au brunch organisé par le personnel avant les vacances de carnaval. Devant tout le monde, la RAF du PUR m’a dit: « Salaura n’a pas encore compris qu’à l’université, on fonctionne en clan et que personne ne veut de toi ailleurs à l’université, que tu casses l’unité du groupe au PUR ». Bref s’il y a un ou des clans, quel est leur totem? D’autres types de propos injurieux ont été tenus à mon encontre.

Une chose est sûre dans mon esprit. Il y a un proverbe africain qui dit: « Quand on éduque une femme, on éduque une nation. Quand on éduque un homme, on éduque un individu ». Or ce n’est pas ce que je vois au PUR Guadeloupe, que j’ai surnommé le Pôle Universitaire Psychiatrique, le prison break guadeloupéen, l’église du prosélytisme évangélique et du charismatique chrétien, et l’unité de gynécologie obstétricienne où il devient un peu trop facile de comparer des collègues entre elles concernant la maternité. Un sujet de cancan et de médisance à mon égard.

Je pense aussi que c’est à cet endroit précis où j’ai compris que j’étais en train de faire mon service militaire ou j’étais à l’armée. En janvier 2020, je retourne travailler après un arrêt maladie et l’actuel vice-président du PUR Guadeloupe m’apprend que la banque d’accueil déjà placée dans un coin du hall est destinée à recevoir les étudiants et c’est là que je vais travailler. Je n’ai jamais été informée de cette situation professionnelle. Il n’a pas voulu discuter quand je lui ai indiqué que ce n’est pas un lieu approprié pour le Bureau de la Vie Etudiante (BVE). Ensuite, deux responsables m’ont informé que ce sera une situation momentanée et que le BVE disposera d’un espace quand les travaux seront terminés dans ce lieu. Le temps passe et le vice-président étudiant m’apprend, sans que je lui demande quoi que ce soit, que l’emplacement du BVE dans le hall est une volonté politique de l’Administration générale, surnommée récemment la Maison Blanche par la RAF du PUR. Dès le début, cette dernière m’avait déjà dit a plusieurs reprises qu’il n’y a pas de lieu ni de bureau pour le BVE. Le prétexte évoqué qui était d’éviter de me laisser seule dans un espace de travail parce qu’un agent ne doit pas être isolé, me semble bizarre et hypocrite. Je connais une collègue qui est isolée dans le bâtiment recherche.

Il y a aussi les critiques sur mon éducation depuis mon arrivée au secrétariat du PUR Guadeloupe en septembre 2016, une certaine volonté de chercher je ne sais quoi sur ma personnalité, à analyser mon attitude, et ce que j’ai appelé en janvier 2021, la dictature du bonjour avec le vice-président du PUR Guadeloupe qui m’a menacé de conseil de discipline. De manière générale, il faut vraiment être à l’intérieur du ventre de la bête pour entendre les nombreuses critiques sur l’incompétence du personnel administratif et technique. Est-ce que ceux-là même qui prétendent être au pouvoir par élection et/ou nomination sont des personnes compétentes? Là, je pense au clan composé de jeunes et de personnes plus âgées. Sachant que certaines d’entre elles ont subi des mises au placard dans le passé, et qu’elles osent vouloir infliger la même chose aux autres. Personne n’est le bouc-émissaire de personne.

Depuis le lundi 1er février 2021, je suis affectée à l’UFR STAPS de manière provisoire pour renforcer l’équipe de cette composante, mais je reste toujours un personnel du PUR Guadeloupe. C’est pourquoi la RAF du PUR a beaucoup insisté pour que je renvoie la demande de mise en télétravail relative aux mesures de confinement actuel, en expliquant que j’ai fourni des certificats médicaux. Or, après mon médecin traitant en juillet 2020, le médecin du travail m’a donné un document en août 2020 signifiant de « prévoir un poste administratif ou plusieurs postes administratifs sans accueil public strictement. Voir avec la salariée pour adapter son ou ses futurs postes », ce qui n’a jamais été pris en compte par la direction du PUR Guadeloupe à la rentrée universitaire 2020. Par conséquent, je travaillais toujours dans le hall. Je précise que je suis une personne à risque face au Covid-19.

Le jeudi 15 avril 2021, je suis allée au PUR, accompagnée d’un informaticien, afin de récupérer des données pour avoir accès plus facilement à mes mails avec Thunderbird et un autre logiciel Hyperplanning pour l’UFR STAPS. Là, au travers de la discussion par téléphone sur ce que je peux récupérer ou pas, la RAF du PUR m’informe qu’on ne pouvait pas me laisser dans le couloir en raison des travaux au PUR et que je dois comprendre que je suis toujours rattachée au PUR. J’ai donc pensé en fait, j’étais dans un couloir et non dans un coin du hall.

Il y a beaucoup de situations professionnelles à raconter. Je pense que les personnels qui le peuvent et le souhaitent doivent s’exprimer sur ce qu’ils subissent dans cette « université française ». située dans la colonie de la Guadeloupe.

Vous pouvez lire aussi: Photo-reportage] Retour sur la grève et l’assemblée générale du collectif « Lettre ouverte » du jeudi 18 mars sur le campus de Fouillole.

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Salaura DIDON

2 réponses »

    • L’ université est censée être un lieu de savoir. Cependant cette dernière est comparable à un cirque à ciel ouvert.
      L’ endormissement des consciences a un lourd tribut à payer… Quel résultat espérons nous?
      On parle de génocide par substitution, départ obligé vers d’ autres universités hexagonales et autres. Avons nous créer de vrais moyens pour ecourager le savoir et non le paraître??? Avant tout, il semblerait que l’ on ne sache pas gérer ce genre de problème dès la racine : le mal être existentiel résolu par une remise en question personnelle et permanente.
      On accuse avec joie le passé. Bien. C’ est notre histoire. De cette histoire nous devons en tirer une force et non de votrer dans des tortures complaisantes tout en faisant l’ autruche sur notre réalité.
      Beaucoup tueraient pour être à notre place au soleil. Mais on préfère s’ entretuer au lieu d’ élever nos consciences.
      Y’ a quoi dans la boîte crânienne, un cerveau en degerescence neuronale, du vent?
      L’ heure est a la prise de conscience.

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