Reportage

[Photo-reportage] Le 25ème FEMI a dévoilé le palmarès des films en compétition

La cérémonie de clôture virtuelle du 25ème FEMI s’est déroulée le samedi 30 janvier 2021 au Ciné-Théâtre de Lamentin. Les jurys ont récompensé le meilleur film dans la catégorie court-métrage, documentaire et long-métrage, et ils ont décerné la mention spéciale pour un film dans chaque catégorie. Regardez quelques photos de la soirée.

Dans un communiqué de presse du 30 janvier 2021, chaque jury a donné son avis sur les films récompensés.

TI MOUN AW de Nelson FOIX

Parrainé par EUROGOLD, PEUGEOT AUTO GUADELOUPE et MIAG, le prix du meilleur court-métrage est décerné par un jury composé de la réalisatrice Lynda D’ALEXIS, du cinéphile Franck RAMASSAMY, de la conseillère SPIP chargée de la Culture Emilie SALAUN.

Le jury des courts-métrages affirme que le Prix du Meilleur Court-Métrage revient à « TI MOUN AW » du réalisateur guadeloupéen Nelson FOIX pour sa justesse à tous les niveaux : le sujet traité, le scénario, le jeu des acteurs, l’image, la lumière, la musique. Un sans faute !

Le Prix Spécial du Jury Court-Métrage revient à « FOUYÉ ZÉTWAL » du réalisateur antillais Wally FALL pour son originalité de traitement tant sur son fond engagé que sur sa forme expérimentale rythmée par le slam.

BREAKING THE CYCLE de Miquel GALOFRE

Parrainé par LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL, le prix du meilleur documentaire est décerné par un jury composé de la réalisatrice Fabienne ORAIN-CHOMAUD, du professeur en Audiovisuel BTS à Pointe-Noire Stéphane TEXIER, du journaliste à RCI Guadeloupe Nathan LUCE. Le Prix du Meilleur Documentaire a été décerné à « BREAKING THE CYCLE / BRISER LE CERCLE » de Miquel GALOFRÉ, qui est un film qui nous vient de Trinidad-et-Tobago.

Dire que ce documentaire sur cette femme blessée et battante nous a ému serait un euphémisme. On sort de cette œuvre touchés, chamboulés, émus aussi bien par la qualité technique et esthétique de cette œuvre que par cette histoire de femme battue, qui en représente tant d’autres dans le Monde, histoire qui reste imprimée dans nos cœurs et dans nos têtes, et ce pour longtemps. Indéniablement un coup de cœur, note le jury du documentaire.

Le Prix Spécial du Jury est attribué au documentaire « TOURNÉS VERS LA MECQUE » de la réalisatrice guadeloupéenne Mariette MONPIERRE. Ce film nous a marqué par sa qualité technique, ses plans et son sujet original, à savoir la pratique de l’Islam aux Antilles, traité sous un angle inédit. Il reste après visionnage le sentiment d’une belle œuvre maîtrisée qui ravit les yeux et l’attention. Un Prix Spécial pour une œuvre spéciale.

PUREZA de Rénato BARBIERI

Parrainé par LE CONSEIL RÉGIONAL, le prix du meilleur long-métrage est décerné par un jury composé du réalisateur Julien DALLE, de la chargée culturelle à la Ville de Deshaies Hélène BERVIN, du conseiller DAAC Bruno BERTON, du Responsable Culture, Sport et Coopération à la CANBT Rudy ALBINA.

Le Grand Prix du FEMI a été attribué à l’unanimité du jury au film « PUREZA» du réalisateur brésilien Renato BARBIERI. Ce film est un véritable hymne à la gloire d’une mère, Pureza, qui cherche courageusement son fils, happé par des esclavagistes sanguinaires des temps modernes dans l’enfer vert du Brésil. Ce personnage d’une tendresse infinie joué tout en retenue, empreint d’une dignité exemplaire, incarne la consolatrice de tous les affligés, ce qui lui confère une dimension universelle. Outre ses qualités purement techniques, la somptuosité des plans, les jeux de lumière, la mise en valeur des visages, la maîtrise du cadrage, les jeux de reflets (le clin d’œil à Caravage ravira les cinéphiles), « PUREZA » fait entendre le silencieux chant forestier de la madone au grand cœur. Inspirée de faits réels, Renato BARBIERI raconte une histoire forte et réalise avec cet opus un petit chef d’œuvre.

Dans la catégorie Longs-Métrages, le Prix Spécial du Jury est attribué à « LE LIEN QUI NOUS UNIT » du réalisateur guyanais Serge POYOTTE. C’est une création guyanaise qui mérite de vifs encouragements.
Serge POYOTTE ose le mélange des genres et crée une esthétique particulière propre aux cinémas antillais et guyanais. Au rythme d’un pas de deux d’une jeune femme et de son père qui se découvrent, le réalisateur nous balade de la comédie romantique au mélodrame et nous fait vivre des entrechats en passant par le burlesque, dans le décor linéaire des routes guyanaises.

Source: Facebook du FEMI-Festival Régional et International du Cinéma de Guadeloupe

« C’est un bilan assez positif », pour la Déléguée Générale du FEMI, Céline MAJOR.

Si vous voulez voir et revoir la cérémonie de clôture du FEMI 2021, voici les vidéos:

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Salaura DIDON

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