Cinéma. Green Book: Sur les routes du Sud

Pointe-à-Pitre- La projection des films sur les Africains-Américains se poursuit au cinéma Rex. Ce jeudi 31 janvier 2019, Green Book: sur les routes du Sud a été diffusé en version originale, avec un sous-titrage en français. Réalisé par Peter Farrelly, il est basé sur une histoire vraie.

Un voyage de New-York au Sud des Etats-Unis

En 1962, à New-York, le Dr Don Shirley, un célèbre pianiste Africain-Américain embauche Tony Lip ou Tony Vallelonga, un videur Italien-Américain du Bronx au chômage, pour le conduire dans les Etats du Sud profond afin d’effectuer une série de concerts. Le voyage se fait en voiture, jusqu’en Arkansas, en Louisiane, au Mississippi, et dure deux mois.

Le musicien noir de renommée mondiale et ses deux collègues blancs forment un trio. The Don Shirley Trio joue pour les blancs riches dans des établissements toujours très prestigieux. A une époque où la ségrégation raciale existe, le Dr Don Shirley est beaucoup humilié, maltraité et discriminé à cause de sa mélanine. Chauffeur et garde du corps, Tony Lip est également engagé pour le protéger. Il s’appuie sur le Green Book, un guide pour trouver des hôtels et des restaurants qui accueillent des personnes noires. Et à maintes reprises, il le défend contre l’attitude de certains blancs racistes.

La naissance d’une belle amitié

Le Dr Don Shirley est un homme digne, avec beaucoup de principe et de manière, un peu trop pompeux dans son smoking. Très sophistiqué, il ressemble à un roi africain assis sur son trône, qui se trouve dans son somptueux appartement en dessus du Carnegie Hall.

Il est docteur en psychologie et en musique classique. Il joue Beethoven, Chopin. C’est un virtuose. On dirait aujourd’hui que c’est un « noir évolué ». Une personne qui a fait de brillantes études dans le monde des blancs, mais qui semble oublié qui il est. Le rital lui rappelle qu’il est plus noir que lui dans la mesure où il ne connaît pas les chanteurs blacks comme Aretha Franlkin, Sam Cooke, etc.

On apprend cependant que le musicien noir souffre de solitude en silence et se saoule tous les soirs. Il est trop « blanc » pour les noirs, et il reste un noir pour les blancs. Un soir, le génie parviendra à se faire accepter en jouant de la musique classique, ensuite de la musique black dans un bar fréquenté par des noirs uniquement.

Pendant leur parcours, le Dr Don Shirley aide Tony Lip à écrire de belles lettres d’amour, dans un langage très soutenu, à sa femme Dolores. Ce voyage dans le Sud a changé la mentalité de Tony Lip qui, le film le montre au début, n’aime pas les noirs. Il a beaucoup de préjugés sur le musicien noir quant à la musique qu’il écoute et la nourriture qu’il mange.

Les deux amis meurent en 2013 à quelques mois d’intervalle.

Selon la biographie du Dr Don Shirley, le film présente quelques exactitudes avec la réalité. On constate que la tournée des concerts a duré plus d’une année, et non deux mois.

* Source image d’entête: affiche téléchargée sur le site du Cinéma Rex.

St@y connected!

Salaura DIDON

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.