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[Culture] L’importance pour les noirs de parler leur langue maternelle chez eux et ailleurs

Notre langue maternelle véhicule notre identité, notre culture, notre philosophie. Elle nous permet d’exprimer nos idées, nos concepts, nos émotions, nos sentiments, nos joies, nos peines qui sont parfois difficilement traduisibles dans une autre langue. Pour la nouvelle année 2024 (calendrier grégorien), K@ribbean Newsweek partage avec vous des citations inspirantes en français et en anglais sur la promotion des langues maternelles des noirs. Les noirs d’Afrique et des Caraïbes sont bilingues, voir polyglottes. Parler sa langue maternelle, c’est exister, c’est vivre !

Sylviane Telchid, Gérard Lauriette dit Papa Yaya, Hector Poullet, Moïse Sorèze, Max Rippon, Alain Rutil sont les figures emblématiques de la langue Kréyòl en Guadeloupe, de sa défense et sa valorisation dans la société, de son enseignement et de sa reconnaissance comme langue vivante du primaire à l’université.

Depuis 1987, le créole haïtien est reconnu comme langue officielle d’Haïti à côté du français, grâce à la mobilisation de nombreux écrivains et intellectuels haïtiens et de linguistes tels que Pradel Pompilus et Pierre Vernet.

Le président de l’exécutif de la Martinique, Serge Letchimy est favorable à la reconnaissance de la langue créole comme langue officielle de la Martinique « au même titre que le français ».

« Je ne suis pas contre les langues, on peut chanter dans la langue que l’on veut ! Ce qui m’effraie le plus c’est que les jeunes d’aujourd’hui parlent plus un créole anglais, américanisé et les zouks de plus en plus sont en français ! Moi, je dis quand on perd une langue, on perd une culture ! Parce qu’exister à travers la culture de l’autre ce n’est pas exister ! C’est être colonisé ! », Jocelyne Beroard.

« Si vous parlez à un homme dans une langue qu’il comprend, vous parlez à sa tête. Si vous lui parlez dans sa langue, vous parlez à son coeur.», Nelson Mandela

“If you know all the languages of the world and you don’t know your mother tongue or the language of your culture, that is enslavement. But if you know your mother tongue or the language of your culture, and add all the other languages of the world to it, that is empowerment”, Ngugi Wa Thiong’o

“They gave us their accents in exchange for their access to our resources…When African intellectuals and leadership were busy perfecting their borrowed accents, Europe and the West were busy sharpening their instruments for access to the resources of the continent Accents for Access: that, unfortunately, is the story of post-colonial Africa”, Ngugi Wa Thiong’o

“[African] universities…ought to be full of scholars who know and even work in several African languages; translators into African languages; theorists of African languages in African languages”, Ngugi Wa Thiong’o

“Make knowledge of an African language count in awarding degrees and in promotions, at the university, civil service”, Ngugi Wa Thiong’o

“Make it both cool and clever to know an African language” , Ngugi Wa Thiong’o

« If someone said, I want to translate your novel into Igbo, I would say, Go ahead. But when I write in the Igbo language, I write my own dialect. I write some poetry in that dialect », Chinua Achebe

POINT ACTUALITE

Au Burkina Faso, lors du conseil des ministres du 6 décembre 2023, le gouvernement a adopté un projet de loi instituant désormais les langues nationales burkinabè comme langues officielles à la place de la langue française.

Ensuite, la RTB 3, une nouvelle chaîne de télévision dédiée exclusivement aux langues burkinabè, est née le 9 décembre 2023.12 langues burkinabè couramment parlées animeront les programmes de la nouvelle chaîne: le mooré, le dioula, le fulfuldé, le gulmacéma, le dagara, le bissa, le lobiri, le bwamu, le liélé, le bobo mandarè, le san et le dafing.

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Salaura DIDON

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