Reportage

[Photo-reportage] J’ai été au Carnaval Tropical 2023 à Paris

J’ai été faire un petit tour à la 21ème édition du Carnaval Tropical de Paris, placé sous les couleurs du monde, qui a commencé à partir de 13h sur l’avenue des Champs-Elysées, le dimanche 2 juillet 2023. C’était la première fois que je voyais des groupes défilés sur les Champs-Elysées. Ce lieu est symbolique parce qu’il rappelle le Champs d’Ialou en Egypte antique négro-africaine. J’ai trouvé très bien de regarder un certain nombre de groupes (Choukaj, les musiciens de les Danseuses d’Or, les danseuses de Ulteam Atom qui ont porté la croix Ankh) qui se sont habillés comme les Pharaons noirs de l’Ancienne Egypte négro-africaine. J’ai aussi compris que certains groupes (Cité Caritas) ont voulu défiler aux couleurs du monde, et représenter le diversité des peuples qui vivent à Paris, en portant les drapeaux de différents pays du monde. Cependant, j’ai trouvé vraiment bizzare de regarder un groupe composé de femmes noires (Tropikana) porter le drapeau de pays comme la France, les Etats-Unis, la Chine, et de l’Union européenne ou encore un autre groupe comprenant des femmes noires (Malaka Sister’s) porter des costumes aux couleurs du drapeau de la France, avec pleins de petits drapeaux de différents pays du monde sur leur épaule. Certes l’événement se déroule à Paris, en France hexagonale. Mais, soyons sérieux un minimum, tous les noirs conscients de leur histoire savent très bien qu’ils sont méprisés et assassinés par les autres peuples partout sur cette Planète Terre, alors pourquoi faire semblant de porter leur drapeau. En même temps, je me suis dit qu’il y a une communauté noire assez importante aux Etats-Unis (même si elle est sans cesse la cible des leucodermes). Il y a aussi des noirs au Brésil (même s’ils sont quelque peu invisibilisés et discriminés comme en France hexagonale). Bref, compte tenu des émeutes en France hexagonale, il y avait des policiers et des vigiles, la sécurité des carnavaliers et du public a été assurée et l’événement s’est bien déroulé dans son ensemble. Pour ma part, l’organisation était très bizzare. Je me suis positionnée dans la rue de l’autre côté de la rue où se trouvent les membres du jury. J’étais presqu’en face d’eux. Une fois que chaque groupe a défilé en faisant son trajet devant une partie du public jusqu’à l’arc de triomphe, il revenait réaliser sa chorégraphie devant les membres du jury de l’autre côté de la rue. Ce qui empêchait d’écouter et de profiter de chaque groupe correctement. Certains groupes ont même arrêté leur musique et ne dansaient pas. Pendant qu’un groupe passait devant le public, un autre groupe passait devant le jury. Il y avait un décalage entre le passage d’un groupe devant une partie du public et les propos du présentateur Rony Théophile qui annonçait un groupe déjà passé devant le public et qui passe finalement devant les membres du jury de l’autre côté de la rue. Du coup, je ne savais plus de quel groupe il parlait. Parfois il y avait deux types de musique de chaque côté de la rue. Et une musique jouée plus forte d’un groupe devant les membres du jury couvrait la musique d’un autre groupe qui défilait. Cela a crée un brouhaha. Voici quelques photos de moi à ce carnaval et des vidéos des 34 groupes qui ont défilé. Parmi ces groupes, retrouvez Choukaj qui a souligné Jistis pou Klodo devant les membres du jury, Mass Paname qui a alerté sur la problématique du prix excessif du billet d’avion entre les Outre-mer, et des groupes invités de la Guadeloupe (Explosion V), de la Guyane (Turbulen’s), de la Martinique, de la Colombie, de la Bolivie, du Pérou, etc.

Voici la vidéo de lancement du Carnaval. La Maire de Paris Anne Hidalgo s’exprime.

Retrouvez une vidéo pour chaque groupe qui a défilé sur mon Instagram.

Voici les membres du jury.

Les résultats ont été publiés moins d’une semaine après le défilé.

Il y a plus de 15 ans, j’ai participé à deux ou trois Carnaval Tropical de Paris, soit à Nation ou à République (je ne me souviens plus du lieu de départ). A cette époque quand j’étais étudiante, je trouvais que certains jeunes du public qui sont appellés les Antillais-Guyanais faisaient beaucoup d’actes d’incivilités dans les rues et dans les métros. Cette année, j’ai trouvé que l’événement s’est bien passé, sans débordement, sans violence.

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Salaura DIDON

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