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[Cinéma] Une web-conférence réalisée en hommage à Osange Silou Kieffer: « Le cinéma des Antilles et de la Guyane dans la diaspora »

Cette web-conférence d’une 1h20 s’est tenue ce vendredi 8 janvier 2021 avec la participation des réalisateur-rice-s Apolline Traoré (Burkina Faso), Jeanne Romana (Guadeloupe), Mouna N’Diaye (Burkina Faso), Jean-Claude Barny (Guadeloupe). La journaliste Kareen Guiock était la modératrice de ce premier débat en amont du FEMI 2021, qui se tiendra du samedi 23 au samedi 30 janvier 2021. Le réalisateur Wally Fall (Guadeloupe) et la chanteuse et actrice Jocelyne Béroard (Martinique) étaient absents. Le public a pu poser aussi ses questions aux réalisateurs.

Céline Major, déléguée générale du FEMI 2021, a expliqué que Osange Silou Kieffer, journaliste et productrice,

« a énormément apporté et crée des ponts avec notamment le Festival FESPACO au Burkina Faso pour faire émerger le cinéma antillais et le rendre un peu plus visible à l’international ».

Chaque réalisateur-rice a mené une réflexion sur le développement et l’avenir du cinéma aux Antilles-Guyane et en Afrique, surtout pendant cette situation sanitaire actuelle liée au Covid-19. Ils étaient en direct sur le Facebook du FEMI.

Dans le débat, Apolline Traoré, réalisatrice du long-métrage Desrances (2019) en sélection officielle au Festival cette année, est une amoureuse du grand écran. Elle ne pourra pas être en Guadeloupe pour présenter son film en live. Elle a abordé la problématique des plateformes de films sur Internet. Elle a expliqué que le Covid amène à réfléchir à

« comment continuer à exister si ces salles-là n’existaient plus ou comment intéresser le public à notre cinéma d’une autre manière. […] C’est une opportunité de réfléchir autrement, de réfléchir à comment distribuer nos films ».

Le cinéma africain rencontre des difficultés de distribution afin que les films africains soient vus. Elle se demande que deviendront les réalisateurs une fois leurs films disponibles sur des plateformes en ligne, et qu’au final le film sera connu et non le réalisateur. Même si ces plateformes numériques restent indispensables, cela lui fait peur. En fait, elle trouve que c’est important pour un réalisateur de rencontrer le public, d’avoir sa réaction, comment il a reçu son film. Elle veut continuer à faire du cinéma d’auteur et faire un choix. Elle dit que le cinéma africain est fortement demandé par son public. Le ticket d’entrée est faible, soit un euro. C’est pourquoi, elle a proposé de réfléchir au système économique en Afrique qui permet de rentabiliser le travail réalisé, et ne pas attendre que les films africains soient distribués en Europe pour faire des entrées. Elle a manifesté le rêve d’avoir un circuit de production et de distribution dans sa région, de se mettre ensemble, de produire et financer les films africains et caribéens. Enfin, il est vrai que les têtes d’affiche représentent un coût mais elles peuvent aider pour la distribution d’un film.

Faire le pont entre les Antilles et l’Afrique? Jeanne Romana pense que

« le premier problème, c’est nous ».

Elle a réfléchi à une solution: celle de créer quelque chose qui nous appartient, pour que chacun garde sa spécificité.

« C’est important qu’on cherche qui on est et qu’on travaille ensemble ».

S’agissant du cinéma caribéen, elle a proposé de

« créer notre cinéma même si chacun fait son film, de créer notre mouvement à nous […], de créer une identité bien à nous, entre Guadeloupéens, entre Guyanais et entre Martiniquais, que notre cinéma ait une empreinte »

Ensuite, il s’agirait de créer des liens entre Caribéens et de collaborer en tant que Caribéens avec les collègues africains. Elle a parlé aussi de sa fiction, pas encore terminée, sur ses origines congolaises. Enfin, en termes de diffusion, elle pense qu’il faut favoriser tous les supports: les ciné-clubs, le numérique, les associations, les grandes salles, etc.

Jean-Claude Barny pense que les plateformes sont des outils à ne pas négliger parce que c’est là où est notre public.

« Il faut être clairement présent sur les plateformes parce que le public afro-caribéen, africain ou afro-américain, peu importe, il se situe dans toutes les diasporas ».

Il est possible de faire des millions d’entrées à travers une plateforme. Il fait un cinéma d’auteur qui a l’ambition de plaire au plus grand nombre. Il faut défendre un cinéma qui parle d’une communauté et qui s’adresse au plus grand nombre. Il a proposé que tous les cinémas de la diaspora doivent avoir

« des budgets raisonnables ou respectueux pour travailler ».

Il est nécessaire d’avoir un pouvoir médiatique afro, pour que les œuvres caribéennes soient mieux connues. Il faut mettre en place des relais pour attirer les personnes sensibles au cinéma d’auteur. Il a expliqué aussi qu’on décide de réaliser un film par rapport à sa potentialité de recettes. Le problème est que les films d’auteur d’Afrique et des Antilles n’ont pas de public. Le talent existe dans le cinéma afro, mais ces réalisateurs ne sont pas intégrés au circuit économique parce qu’ils ne sont conviés par l’industrie. Donc, les réalisateurs fonctionnent avec des budgets ridicules pour faire aussi bien et être compétitif que les autres.

« Il faut essayer de plus en plus d’obtenir des chaînes, des distributeurs, de tout ce qui émane d’un modèle économique, le même argent que n’importe quel film ».

Par exemple, si on donne à un réalisateur afro le même argent qu’à un réalisateur de l’hexagone, le film pourra être au box office. Les films afro de comédie restent les seuls à être attractifs. D’ailleurs, il faut être prêt à conquérir un public large avec les films afro-caribéens. Il rappelle qu’il y a un circuit de distribution avec Cinéstar en Guadeloupe, mais il en faut plus et offrir un film afro chaque mois. Il est aussi nécessaire d’utiliser les plateformes en ligne parce que c’est là que la diaspora afro est mondiale. Un film afro peut être vu par n’importe quel noir sensible à une histoire où il y a des noirs. Enfin, il a rendu hommage à Djéjé Apali, un acteur guadeloupéen et ivoirien décédé.

Mouna N’Diaye, membre du Jury du Festival de Cannes 2019, est d’accord avec Apolline Traoré.

« Les plateformes c’est bien, mais nous, on aime bien être confronté avec le public. En tant que comédienne, on aime bien être là, que le public regarde le film et qu’il donne ses réactions à chaud et voir comment les gens réagissent dans la salle. C’est cela qui nous fait vibrer ».

Elle confirme qu’un film se regarde en salle et sur un grand écran. S’agissant de la vulgarisation des films, il faut avoir les supports indispensables pour être accompagnés, sinon les films resteront inter-communautaires. Elle a affirmé qu’il n’y a pas de distributeurs africains, ni même caribéens, c’est-à-dire pour les films afro. Le métier de distributeur est mal connu dans le milieu du cinéma.

« Nos films ne sont pas distribués parce qu’il n’y a pas de distributeurs ».

Ceux qui existent distribuent les films américains, chinois, etc. Elle suggère de mener une réflexion sur cette situation. Elle trouve que ce qui manque est l’accompagnement et les budgets mis en place pour ces films. D’ailleurs, elle veut continuer à mener la réflexion et le débat sur le fait que tourner un film en Afrique coûterait moins cher qu’en Occident. Par exemple, elle révèle les différences salariales entre un acteur africain qui joue en Afrique et un acteur français qui joue en Afrique dans ce même film.

« On ne peut pas accepter de tourner à tout prix ».

Elle parle de l’importance d’effectuer des co-productions. Aujourd’hui, il y a un manque de salles au Burkina Faso, un manque de public dans les salles. Le public est en demande. C’est pourquoi les plateformes se développent. Enfin, elle a parlé d’Osange Silou Kieffer qui était un pilier.

« Elle allait partout en Afrique où il y avait des festivals où elle pouvait être invitée, elle prenait la parole et elle défendait en disant qu’il fallait pousser les portes, pousser les murs et qu’il fallait prendre la place que notre cinéma doit prendre, tout simplement ».

Source: Facebook du FEMI- Festival Régional et International du Cinéma de Guadeloupe

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Salaura DIDON

Photo-reportage: La cérémonie funéraire de Claude Céprika s’est tenue à Marie-Galante

Nombreux sont ceux qui se sont déplacés à Marie-Galante ce vendredi 19 juin et samedi 20 juin 2020 pour rendre hommage à Claude Céprika, journaliste sportif à Guadeloupe la 1ère. Famille, amis, anciens collègues de Radio Basses Internationale, collègues actuels, habitants de l’île, cyclistes, personnalités publiques, des personnes de la Guadeloupe continentale arrivées par bateau sont venus lui dire un dernier adieu. Il a succombé à une crise cardiaque dans la nuit de vendredi 12 juin 2020 aux Basses. Sa dépouille a été exposée hier à partir de 14h, à la salle polyvalente de Grand-Bourg pour sa veillée mortuaire. Ce matin, la messe en son honneur s’est déroulée à l’Eglise de Capesterre, et il a été inhumé au cimetière de Capesterre. K@ribbean Newsweek vous montre quelques photos.

Hommage à Claude

La salle polyvalente de Grand-Bourg à la section Tivoli
Crédit de toutes les photos: Jean-Pierre DIDON, un habitant de l’île

Ses obsèques

Eglise de Capesterre de Marie-Galante
Source: Facebook de Jc Claude dans le groupe Marie-Galante: culture générale

Le journaliste sportif

Marie-Galantais âgé de 54 ans, Claude Céprika a commencé comme animateur à Radio Basses Internationale (RBI), le média de José Navis, qui se souvient de ses débuts. Ensuite, il a été repéré et est devenu correspondant pour RFO qu’il a intégré il y a une trentaine d’années. Il s’est notamment formé au journalisme.

Cet homme discret, gentil et toujours souriant, était un amoureux du sport, particulièrement du cyclisme. Pendant 26 ans, il a parcouru les courses à moto, conduite par son collègue Mario Toussaint. Ce professionnel passionné s’est rendu en Martinique, en Guyane pour assister et/ou commenter les Tours cyclistes. Il a aussi voyagé à Tahiti. Le journaliste était par ailleurs un véritable fan de l’équipe de football de l’Olympique de Marseille (OM).

Source: Facebook de Claude CEPRIKA

Il avait une rubrique en créole Ti Kozé lors du tour cycliste international de Guadeloupe. Depuis quelques semaines, les téléspectateurs de Guadeloupe la 1ère ont pu entendre sa voix commentée le journal en créole, une synthèse de l’actualité quotidienne. Certes, il était connu pour être un journaliste sportif, mais il couvrait aussi l’actualité généraliste. Il a été très actif pendant la période du confinement pour informer la population guadeloupéenne.

Que Claude Céprika repose en paix et que la terre lui soit légère!

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Salaura DIDON

L’UGTG rend hommage en créole à Claude Céprika, journaliste sportif à Guadeloupe la 1ère, décédé

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG) envoie un message de courage à sa famille, son épouse, ses enfants, ses amis et ses collègues. Âgé de 54 ans, Claude Céprika est décédé d’une crise cardiaque vendredi 12 juin 2020 aux Basses sur son île natale Marie-Galante. Journaliste sportif à Guadeloupe la 1ère, il était un passionné de cyclisme et de football.

Source: Facebook de Claude CEPRIKA
Source: Facebook de Claude CEPRIKA

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Salaura DIDON

L’UJMG et L’UPF: Un hommage international est rendu à Claude Céprika, journaliste sportif à Guadeloupe la 1ère, décédé

L’Union des Journalistes des Médias de la Guadeloupe (UJMG) et l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF) rendent un bel hommage à Claude Céprika, journaliste sportif à Guadeloupe la 1ère décédé d’une crise cardiaque, vendredi 12 juin 2020 aux Basses sur son île natale Marie-Galante. Les journalistes d’ici et d’ailleurs se souviennent de sa belle personne et de son savoir-être.

Les témoignages

Selon Jocelyn Durizot, président de l’UJMG, « ta disparition a créé Claude une émotion bien au delà de notre archipel. Sitôt le drame, Jean Claude RODES (vice-président du bureau international de l’UPF) a informé les membres du comité international. Des témoignages de Croatie, de Suisse, du Maroc, de la Mauritanie, de Madagascar, du Tchad, du Bénin, de Monaco, de Djibouti, de Roumanie, Hongrie, et des autres sections: Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, pour ne citer que celles -là, ne cessent de nous arriver. Ils témoignent de cette approche exquise de ta personne, de l’humilité, de la gentillesse et de la modestie qui te caractérisent. Nos amis et confrères de la Martinique et de la Guyane nous ont aussi fait part de leur immense chagrin ».

Vous pouvez lire l’intégralité du texte ici: L’UJMG est en deuil!

Source: Guadeloupe.fr
Source: Facebook de l’Union de la presse francophone
Source: Facebook de Claude CEPRIKA

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Salaura DIDON

Claude Céprika, journaliste à Guadeloupe la 1ère et passionné de cyclisme, est mort d’une crise cardiaque

Âgé de 54 ans, Claude Céprika a été victime d’une crise cardiaque hier soir, vendredi 12 juin 2020 aux Basses sur son île natale Marie-Galante. Journaliste sportif à Guadeloupe la 1ère, il était un passionné de sport, particulièrement de la Petite Reine.

Sa carrière

Source: Facebook de Claude Céprika

Marie-Galantais, Claude Céprika a commencé comme animateur à Radio Basses Internationale (RBI). José Navis, propriétaire de la radio, se souvient de ses débuts. Ensuite, il a été repéré et est devenu correspondant pour RFO qu’il a intégré il y a une trentaine d’années. Il s’est notamment formé au journalisme.

Source: Facebook de Claude Céprika
Source: Facebook de Claude Céprika

Cet homme discret, gentil et toujours souriant, était un amoureux du sport, particulièrement du cyclisme. Pendant 26 ans, il a parcouru les courses à moto, conduite par son collègue Mario Toussaint. Ce professionnel passionné s’est rendu en Martinique, en Guyane pour assister et/ou commenter les Tours cyclistes. Il a aussi voyagé à Tahiti. Le journaliste était par ailleurs un véritable fan de l’équipe de football de l’Olympique de Marseille (OM).

Il avait une rubrique en créole Ti Kozé lors du tour cycliste international de Guadeloupe. Depuis quelques semaines, les téléspectateurs de Guadeloupe la 1ère ont pu entendre sa voix commentée le journal en créole, une synthèse de l’actualité quotidienne.

Source: Facebook de Claude Céprika

Certes, il était connu pour être un journaliste sportif, mais il couvrait aussi l’actualité généraliste. Il a été très actif pendant la période du confinement pour informer la population guadeloupéenne.

La dernière fois que je l’ai rencontré, c’était lors d’un reportage au Centre hospitalier Sainte-Marie (CHSM) de Marie-Galante le vendredi 24 janvier 2020. Il interrogeait le Président de Région Ary Chalus, qui s’était déplacé avec sa délégation pour aborder le haut débit et la télémédecine au CHSM. La Directrice du CHSM Reneta Selbonne, la Directrice Générale de l’ARS Valérie Denux et la Directrice de l’Animation et de l’Organisation des Structures de Santé Brigitte Scherb étaient présentes.

Source: capture d’écran de K@ribbean Newsweek

Le journaliste a deux sœurs qui sont des personnels soignants au CHSM. Jean-Pierre DIDON, Responsable du Pôle Prévention et Promotion de la Santé (PPS), l’avait rencontré le matin du vendredi 12 juin au CHSM. Il lui a dit qu’il lui enverrai un flyer par Whatsapp concernant un événement sur le Bus Info Santé, qui se tiendra la semaine prochaine. Claude Céprika lui a répondu favorablement et qu’il allait communiquer l’information à son rédacteur en chef, afin que son média puisse couvrir cet événement.

La Guadeloupe est en deuil

La Grande Galette est en deuil. Maryse Etzol, maire de Grand-Bourg a été informée de son décès vendredi soir. Tristesse aussi en Guadeloupe continentale. Guadeloupe la 1ère est en deuil. Idem pour ses collègues des autres médias. Le monde du cyclisme est en deuil. Les élus guadeloupéens (Région Guadeloupe, Josette Borel-Lincertin, Victoire Jasmin, Dominique Théophile) lui ont rendu hommage sur Twitter. Journaliste et commentateur sportif, sa voix manquera aux cyclistes, aux amoureux du cyclisme, du sport en général et au public.

Communiqué de presse du CANBT

K@ribbean Newsweek présente ses sincères condoléances à sa famille, son épouse, ses quatre enfants et ses collègues. Les Céprika sont des voisins aux Basses à Marie-Galante. Que Claude Céprika repose en paix et que la terre lui soit légère!

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Salaura DIDON

Photo-reportage: Des tambouyés rendent un dernier hommage à George Floyd

George Floyd a été enterré à côté de sa maman, ce mardi 9 juin 2020 à Houston au Texas. Ses obsèques, aux allures de funérailles nationales, se sont déroulées dans l’église baptiste Fountain of Praise, dans le sud-ouest de Houston, à partir de 11 heures (12 heures en Guadeloupe). Sa famille, ses proches et des personnalités publiques sont présentes. Après cet office, son cercueil est escorté par la police de Houston vers le cimetière de Pearland, situé à près de 20 kilomètres de l’église. Ensuite, le corps du défunt est transporté dans une calèche tirée par des chevaux sur les derniers mètres de la procession funéraire. En Guadeloupe, à l’initiative de Combat Ouvrier et de Rebelle, il y a eu un dernier hommage au son des tambours devant la mairie de Pointe-à-Pitre aujourd’hui à 18h. Voici quelques photos de la troisième manifestation.

Le son du Ka

Les tambouyés ont joué en hommage à George Floyd avant et après le discours des intervenants. Vers le début, il y a le son « Abraham soulajé mwen ». A la fin, ils ont chanté par exemple « an pa ka respiré ».

Les manifestants et le public

Au début de la manifestation, il commence à pleuvoir à verse, et un petit nombre de personnes est présent. Quand la pluie a cessé, le public s’est joint à l’événement petit à petit. Pour un dernier adieu à George Floyd.

Les intervenants

Tous contestent le racisme, le système mondial du capitalisme. Tous sont révoltés par les violences policières et la manière dont les noirs sont traités ici et dans le reste du monde.

Sidjie ESDRAS, militante de Combat Ouvrier et de Le Journal Rebelle
« Ce soir, se réunir ici c’est une manière de lui rendre hommage, c’est vrai, mais aussi exprimer notre colère parce que tous les jours un noir se fait tuer par la police raciste ou par les blancs racistes. Et là George Floyd, c’était un de trop » affirme Sidjie ESDRAS
Mélanie SULIO, militante de Le Journal Rebelle
Max MATHIASIN, député de la Guadeloupe
Céline DECHELETTE, Parti de gauche
Lita DAHOMAY, Collectif de soutien à Mumia Abu-Jamal
Jacques BANGOU, candidat aux élections municipales de 2020
L’ami du monde, un jeune citoyen
Felix FLEMING, Secrétaire général du Parti Communiste Guadeloupéen (PCG)
Louis-Auguste JOINT, Président de la Fédération de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH)
Julien MERION, Président de l’Association Contacts et Recherches Caraïbes (CO.RE.CA) indique que le comité de Black Lives Matter de la Barbade qui s’est rassemblé ce soir et Marcellin NADEAU, maire du Prêcheur en Martinique envoient leur salutation aux camarades Guadeloupéens.
Jordy, un jeune citoyen
Marie GWADLOUP, Présidente du Mouvement International pour les Réparations (MIR)
Jacky DAHOMAY, Collectif Vigilance Citoyenne
Jean-Marie NOMERTIN, Secrétaire général de la Confédération Général du Travail de la Guadeloupe (CGTG) a rappelé qu’il a subi le plaquage ventral à Jarry le 19 janvier 2019 et qu’il a du faire semblant de s’évanouir pour ne pas mourir sous le poids des gendarmes. « Tan kè se messié ka wouè ou ka respiré yo ka seré’w, yo ka pijé’w, é lé imaj ka zot pé revouè on momen donné en fè semblan kè en ka évanoui mè en pa té évanoui sé sel facon pou yo te pé arreté mété pié à yo é tranglé mwen o sol é yo pa té on sel ».
Max CELESTE, Combat Ouvrier

Des rendez-vous judiciaires

Max Céleste de Combat Ouvrier donne rendez-vous aux militants devant le tribunal de Pointe-à-Pitre ce mercredi 10 juin à 7h pour soutenir Rony Tille, soignant au Centre hospitalier universitaire, délégué syndical, membre du bureau de la CGTG, accusé d’avoir menacé de mort une directrice qui l’assigne en justice.

Rony TILLE, soignant au CHU et délégué syndical

Un autre rendez-vous ce vendredi 12 juin à 7h devant le Tribunal de Basse-Terre pour soutenir Jean-Marie Nomertin accusé de traiter un patron de la banane Tino Dambas « d’esclavagiste noir ». Selon Max Céleste, il s’agit de « dénoncer méthod à Tino Dambas é arraché deuxièm relax à Jean-Marie ».

Max Celeste a terminé son discours en présentant des salariés licenciés par Tino Dambas.

Dans un communiqué de presse daté du lundi 8 juin, l’UGTG apporte sa solidarité avec Rony Tille et Jean-Marie Nomertin. Le syndicat « condamne avec la plus grande fermeté ces pratiques visant à criminaliser l’action syndicale et museler la contestation des travailleurs ».

CP UGTG Solidarité CGTG

Le premier rassemblement en hommage à George Floyd s’est déroulé mercredi 3 juin 2020 devant la mairie de Pointe-à-Pitre. Et la deuxième manifestation a eu lieu samedi 6 juin à la Place de la Victoire.

Mes articles sont ici:

Photo-reportage: Un rassemblement de soutien aux victimes afro-américaines de bavures policières.

Photo-reportage: Une plaque pour la rue George Floyd est présentée lors de la deuxième manifestation contre le racisme à la Place de la Victoire.

Vous retrouverez dans nos meilleurs délais les vidéos des intervenants sur ma chaîne Youtube. Des séquences vidéos de moins d’une minute sont disponibles sur le compte Instagram de mon média.

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Salaura DIDON

Photo-reportage: Une plaque pour la rue George Floyd est présentée lors de la deuxième manifestation contre le racisme à la Place de la Victoire

La rue Jules Ferry à Saint-François sera rebaptisée par la rue George Floyd. C’est une des actions des organisations de la société civile, qui ont présenté la plaque pour la rue en l’honneur à George Floyd, lors de la deuxième manifestation en hommage à la victime afro-américaine et contre le racisme dans le monde, qui s’est tenue ce samedi 6 juin à la Place de la Victoire à Pointe-à-Pitre. Malgré la pluie et le temps maussade, une centaine de personnes était au rendez-vous. Voici quelques photos du Gran Sanblé.

La plaque pour la rue George Floyd

Les manifestants et le public

Il y a des manifestations en l’hommage à George Floyd dans le monde entier. Julien Mérion indiquera à ses amis de la Jamaïque, de Trinidad-et-Tobago et de Sainte-Lucie comment la manifestation s’est déroulée en Guadeloupe.

Les intervenants

Les orateurs sont nombreux. Tous sont en colère et triste après la mort de George Floyd. Ils réaffirment leur combat contre le racisme. Cette deuxième manifestation a aussi été l’occasion de parler des victimes des violences policières dans l’histoire de la Guadeloupe: le massacre de Mai 1967, le décès de Charles Henri SALIN abattu de 3 balles par un gendarme blanc en 1985. D’ailleurs, des jeunes citoyens ont été autorisés à prendre la parole.

Julien MERION, Président de l’Association Contacts et Recherches Caraïbes (CO.RE.CA).

A la fin de la manifestation, Julien Mérion a aussi tenu à rendre hommage au tambouyé VELO, de son vrai nom Marcel LOLLIA décédé le 5 juin 1984. Hier à Sainte-Anne, les tambouyés guadeloupéens ont joué pour célébrer les 35 ans de sa mort.

Luc REINETTE, indépendantiste guadeloupéen
Marie GWADLOUP, Présidente du Mouvement International pour les Réparations (MIR).
La Ligue des Droits de l’Homme Guadeloupe
Cheddi SIDAMBAROM a expliqué les discriminations que les Indiens de l’Inde ont subi en Guadeloupe.
Philippe ROLLE, président d’une association étudiante, qui a mené la mobilisation des étudiants, après la mort de Charles Henri SALIN, 21 ans, abattu de 3 balles par un gendarme blanc à Boissard le 18 novembre 1985. Reconnu coupable des faits, ce gendarme a été acquitté.
Stéphane ANNO, Porte-parole du collectif des associations africaines AFRICA-MOKO.
Raphaël CECE, militant de Combat Ouvrier et de Le Journal Rebelle.
Suzy ROCHE, Association des professeurs d’anglais (APAG).
Anzolie Shana Ebara, Présidente de la Fondation Rosa Parks-West Indies, qui a vécu 20 ans aux Etats-Unis. Elle a fait une intervention surprise sur l’estrade, ensuite elle a eu droit à la parole.
Sidjie ESDRAS, militante de Combat Ouvrier et de Le Journal Rebelle.
Un jeune citoyen
Nita BROCHANT, Secrétaire nationale de Fos pou konstwui Gwadloup (FKNG).
Gaston SAMUT, Secrétaire général de l’Union Populaire pour la Libération de la Guadeloupe (UPLG).
Le pédiatre, Docteur Daniel Yaw DOH-EGUELI.
Gina GABON, Présidente du mouvement culturel Nasyon A Neg Mawon.
Un jeune citoyen
Un jeune citoyen
Confédération Générale du Travail de la Guadeloupe (CGTG)

Un dernier hommage à George Floyd

Il y a a deux rendez-vous:

  • Mardi 9 juin à 18h devant la mairie de Pointe-à-Pitre
  • Mardi 9 juin à 18h sur l’esplanade en face du port à Basse-Terre

C’est la date de l’enterrement de George Floyd qui aura lieu à Houston au Texas. Les hommages à sa mémoire ont commencé dans l’après-midi de ce jeudi 4 juin 2020, lors d’une cérémonie, à Minneapolis, qui s’est déroulée devant la dépouille de George Floyd. La ville a fait un moment de silence pendant 8 minutes et 46 secondes, le temps du calvaire de la victime.

George Floyd est un Afro-américain de 46 ans, mort étouffé par un policier blanc Derek Chauvin, 44 ans à Minneapolis lundi 25 mai 2020. Le policier est accusé d’avoir causé la mort de l’homme noir interpellé, après avoir pressé son genou pendant plus de 8 minutes sur le cou de la victime qui était plaqué au sol sans défense.

Ce mercredi 3 juin 2020, le procureur enquêtant sur l’affaire a requalifié les faits en homicide volontaire. Derek Chauvin est désormais poursuivi pour meurtre au seconde degré, c’est-à-dire un meurtre intentionnel non prémédité. Les trois autres policiers, qui étaient jusqu’à présent libres de toute charge, ont été inculpés pour complicité et placés en détention.

Le premier rassemblement en hommage à George Floyd s’est déroulé mercredi 3 juin 2020 devant la mairie de Pointe-à-Pitre. Mon article est ici: Photo-reportage: Un rassemblement de soutien aux victimes afro-américaines de bavures policières.

Vous retrouverez dans nos meilleurs délais les vidéos des intervenants sur ma chaîne Youtube. Des séquences vidéos de moins d’une minute sont disponibles sur le compte Instagram de mon média.

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Salaura DIDON

Photo-reportage: Un rassemblement de soutien aux victimes afro-américaines des bavures policières

Un hommage à George Floyd mort étouffé par un policier blanc à Minneapolis lundi 25 mai 2020 et à toutes les victimes afro-américaines et noires en France. C’était le rendez-vous à 18 heures de ce mercredi 3 juin 2020, devant la mairie de Pointe-à-Pitre où plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à l’appel de Combat Ouvrier et de Rebelle. Ils ont exprimé leur indignation et leur tristesse. A tour de rôle, les syndicats, les organisations politiques, les associations de défense des droits de l’homme et de lutte contre le racisme et toutes formes de discrimination ont pris la parole. Vers la fin de la manifestation, Moun Gwadloup, qui s’est plaint de ne pas avoir eu droit à la parole, s’est imposé. Voici quelques photos de la manifestation.

Manifestants, public et pancartes

Selon Sidjie Esdras, militante de Combat Ouvrier, cette rencontre est réussie et prouve qu’« il y a un espoir pour toute l’humanité et pour tous les opprimés ». Et qu’à l’instar des Afro-américains, les peuples opprimés se révoltent tôt ou tard.

Les différents orateurs

Il y a eu un mélange de beaucoup d’émotions dans leur voix. Tous ont exprimé leur tristesse et leur colère par rapport à la mort de George Floyd. Chaque orateur a donné son point de vue et/ ou son témoignage sur le racisme, toutes les formes de discriminations envers les noirs, les violences policières contre la communauté Afro-américaine, contre les Guadeloupéens et les noirs à travers le monde.

Les photos sont des captures d’écran des discours filmés.

Sidjie ESDRAS, militante de Combat Ouvrier et de Le Journal Rebelle
Mélanie, militante de Le Journal Rebelle
Jacqueline JACQUERAY, Présidente du Comité International des Peuples Noirs (CIPN)
Lita DAHOMAY, Collectif de soutien à Mumia Abu-Jamal
Henri BERTHELOT, Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT)
Michel GARBIN, artiste avec son instrument le Kora
Didier JEANNE, Collectif Vigilance Citoyenne
Une jeune femme de Philadelphie (USA)
Marie GWADLOUP, Présidente du Mouvement International pour les Réparations (MIR)
Nita BROCHANT, Secrétaire nationale de Fos pou konstwui Gwadloup (FKNG)
Suzy ROCHE, Association des professeurs d’anglais (APAG)
Victoire JASMIN, Sénatrice de la Guadeloupe
Felix FLEMING, Secrétaire général du Parti Communiste Guadeloupéen (PCG)
Raphaël CECE, militant de Combat Ouvrier et de Le Journal Rebelle
Jean-Marie NOMERTIN, Secrétaire général de la Confédération Général du Travail de la Guadeloupe (CGTG)
Max CELESTE, Combat Ouvrier

L’arrivée de Moun Gwadloup

Lors du discours de Max Céleste de Combat Ouvrier, le collectif Moun Gwadloup s’est avancé sur l’estrade à l’entrée de la Mairie de Pointe-à-Pitre, pour demander à prendre la parole. Leurs membres ont essuyé un refus radical. Les militants de Combat Ouvrier et Rebelle ont fait bloc et le public pouvait voir leur dos. Et là on se demande qu’est-ce qui se passe? En fait, il s’agit d’une altercation.

Ensuite, les membres de Combat Ouvrier et Rebelle ont commencé à scander un chant « nou ké levé » alors que Moun Gwadloup cherchait à s’exprimer. C’est la raison pour laquelle, le groupe a traité les militants d’hypocrites parce qu’il a été empêché de parler.

Privé d’estrade, Moun Gwadloup a donc pris la parole à part. Bien que la mort de George Floyd soit révoltante, le collectif rappelle que ici aussi il y a des bavures policières et qu’un de leurs membres a été victime des policiers. « Il y a dix jours de cela, en té ni kamarad en mwen té ni dix policiers siye gwadloup i fin o CHU. Il n’y a pas eu de mobilisation », explique le porte-parole Ludovic Tolassy. Ils étaient en direct sur leur page Facebook.

Ludovic TOLASSY, porte-parole de Moun Gwadloup
Ludovic TOLASSY, Porte-parole de Moun Gwadloup

Ce qu’il faut retenir

Julien Mérion a annoncé un autre rendez-vous ce samedi 6 juin à 10h sur la place de la Victoire pour poursuivre la manifestation.

Enfin, Luc Reinette a affirmé que les organisations invitées à cette manifestation ont proposé de débaptiser la rue Luc Ferry (un homme « favorable à la suprématie blanche ») à Saint-François pour la rebaptiser par le nom Georges Floyd. Idem pour débaptiser le Fort Napoléon.

Retrouvez dans nos meilleurs délais les vidéos des différentes interventions ici et sur le compte Instagram de K@ribbean Newsweek et/ou sur ma chaîne Youtube.

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Salaura DIDON

Flash info: La ville de Sainte-Anne rend hommage à Alain Damator, journaliste sportif guadeloupéen décédé en région parisienne

Disparu depuis plusieurs mois à Paris, les résultats de l’ analyse ADN ont prouvé qu’il s’agissait bien d’Alain Damator, technicien agricole et chroniqueur sportif, 60 ans, percuté par un train à Savigny-sur-Orge le 12 octobre 2019. Ses obsèques et sa crémation auront lieu respectivement ce mardi 28 avril et ce mercredi 29 avril 2020 en région parisienne. Ses cendres seront inhumées à une date ultérieure au cimetière de Sainte-Anne après le confinement.

Il y a quelques mois, sa fille avait lancé un avis de recherche sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux. Alain Damator devait rentrer en Guadeloupe début décembre 2019. Il n’a jamais pris l’avion.

Ses obsèques seront célébrées le mardi 28 avril 2020 à 16h30 au funérarium des pompes funèbres ALLEMAND de Longjumeau. Et sa crémation se tiendra le mercredi 29 avril 2020 à 9h30 au crématorium des Ulys, en compagnie des membres de sa famille.

L’inhumation de ses cendres est prévue à une date ultérieure dans sa commune Sainte-Anne, après le confinement.

Ce journaliste sportif à RCI et Radyo Tanbou, était surnommé affectueusement «Damat» par plusieurs générations. Il est connu pour être un membre fondateur du Comité d’Animation Sportive et Culturel «CASC», à l’initiative du Festival de Gwo Ka, le parrain de l’édition 2019 du traditionnel tournoi de football de la plage à Sainte-Anne.

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CP Hommage Ville de Sainte-Anne

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Salaura DIDON