Étiquette : Covid-19

[Covid-19] La Guadeloupe a rebasculé en état d’urgence sanitaire

Depuis samedi 17 octobre 2020, notre archipel est placé encore une fois en état d’urgence sanitaire. Lors de son allocution mercredi 14 octobre 2020, le Président de la République a annoncé le retour de l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national. C’est un décret du 14 octobre 2020 qui déclare l’état d’urgence sanitaire au niveau national, à compter du 17 octobre 2020 à 0 heure. La loi du 23 mars 2020 avait instauré l’état d’urgence sanitaire, prolongé une fois jusqu’au 10 juillet 2020 inclus. Les mesures sanitaires s’appliquent sur l’ensemble du territoire national, y compris en Guadeloupe. En raison de la situation sanitaire actuelle ces dernières semaines, l’archipel appliquait déjà un grand nombre de ces mesures. Le préfet de Guadeloupe reconduit les mesures adoptées précédemment jusqu’au 3 novembre 2020 en y intégrant les nouvelles mesures nationales. Le couvre-feu n’est pas appliqué ici.

Celles qui concernent notre archipel sont:

Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe
Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe
Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe
Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe
Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe

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Salaura DIDON

[Covid-19] Le Préfet de Guadeloupe renforce les mesures sanitaires pour lutter contre la circulation du virus

Etant donné que la Guadeloupe est classée en zone d’alerte maximale en raison du fort taux de cas déclarés et contaminés au Covid-19 survenant principalement dans la sphère familiale et amicale, du nombre de patients en réanimation et de décès (période du 14 au 20 septembre 2020), Alexandre Rochatte a mis en place des mesures sanitaires pour limiter les brassages de population et diminuer la sollicitation des services d’urgence des centres hospitaliers.

Depuis ce samedi 26 septembre 2020 à minuit jusqu’au lundi 12 octobre 2020 inclus, il est interdit:

  • de rassembler plus de 10 personnes sur la voie publique et dans l’espace public (sauf cérémonies funéraires, transports de voyageurs, manifestations revendicatives, marchés).
  • d’accéder aux plages, aux rivières, plans d’eau, aires de pique-nique de 11h30 à 14h30 et de 19h à 5h (sauf pour les activités de marche, de randonnée, de course à pied ou de canyoning).
  • d’organiser tous les rassemblements et réunions à caractère festif, ouverts au public, à titre payant ou gracieux ayant lieu dans un espace privé.
  • de consommer de l’alcool sur la voie publique et de faire de la vente à emporter de 20h à 6h.

Les établissements de type T (lieux d’exposition), les discothèques, les établissements et activités de type L (salles de réunion, polyvalentes, de quartier, etc.), les établissements de type PA et X (voir en-dessous) restent fermés.

Le palais de justice, le CROUS, l’aéroport, le port ainsi que les théâtres et les cinémas (ayant déjà un protocole sanitaire stricte) ne sont pas concernés par ces mesures.

Le port du masque à l’extérieur reste toujours obligatoire et fondamental.

A compter de ce dimanche 27 septembre 2020 à 22h et jusqu’au lundi 12 octobre 2020 inclus, ces mesures seront complétées par la fermeture des établissements suivants:

  • les établissements et activités de type N (restaurants et débits de boissons). À compter du lundi 28 septembre 2020, ces établissements pourront effectuer: la vente à emporter et la livraison de repas, la restauration scolaire et périscolaire, le room service (ou panier repas) pour leurs clients hébergés dans les hôtels.
  • les établissements de type CTS (chapiteaux, tentes ), sauf les marchés ouverts.
  • les établissements de type PA (piscine, stade, hippodrome, etc.) et de type X (établissements sportifs, salles de fitness).
Source: Facebook de la Préfecture de Guadeloupe. La fermeture des bars et restaurants était prévue ce samedi 26 septembre 2020 à minuit, elle a été reportée à ce dimanche 27 septembre 2020 à 22h.

Peuvent rester ouverts:

  • les jardins, parcs et zoo,
  • les établissements couverts de type X (à huit clos) pouvant accueillir des activités sportives pour les groupes scolaires, périscolaires et extrascolaires, les sportifs professionnels et de haut niveau, les activités de formation continue dans le champ sportif.
  • les établissements de plein air (à huit clos) pouvant accueillir des pratiques sportives encadrées (clubs sportifs) pour les mineurs et pour les adultes, dans le strict respect des gestes barrières.

Les activités sportives en extérieur sont autorisées dans la limite de 10 personnes au maximum (dont les encadrants).

Déplacement

Dès la semaine la semaine prochaine, les voyageurs en provenance de la Martinique, de Saint Martin, de Saint Barthélemy et de la Guyane devront justifier d’un motif impérieux de déplacement d’ordre professionnel, sanitaire ou familial.

Télétravail

Les entreprises sont incitées à continuer ou mettre en place le télétravail dans la mesure du possible.

Personnes âgées et vulnérables

La population est invitée à limiter au maximum ses visites auprès des personnes âgées, vivant dans un EHPAD ou non, ainsi qu’auprès des personnes vulnérables.

Les gérants des grandes et moyennes surfaces (GMS) du territoire se sont engagés à aménager des horaires spécifiques pour permettre aux personnes vulnérables d’effectuer leurs achats, et à proposer une nouvelle gestion des flux qui accroît la sécurité sanitaire des clients et du personnel.

Lieux de culte

Les représentants cultuels se sont engagés à accompagner leurs communautés quant au report des célébrations non urgentes et leur limitation très forte.

L’Etat et les élus locaux

Les échanges avec les élus se poursuivent pour adapter le dispositif de prévention des risques sanitaires. Et les services de l’État restent pleinement mobilisés pour s’assurer de la bonne application des règles en vigueur.

Nous devons redoubler de vigilance pendant quinze jours. Et nous espérons que la courbe de progression de l’épidémie sera fortement à la baisse.

CP La Guadeloupe en zone d’alerte maximale

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Salaura DIDON

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[Covid-19] Le SPEG demande d’être vigilant sur le protocole sanitaire allégé dans les établissements scolaires

Dans un communiqué de presse daté du jeudi 24 septembre 2020, le Syndicat des personnels de l’éducation en Guadeloupe soulève une contradiction. Alors que notre territoire est placé en zone d’alerte maximale, les établissements scolaires sont soumis à un protocole sanitaire allégé depuis le samedi 19 septembre 2020. Etant donné que la crise sanitaire s’aggrave dans l’Archipel qui détient un fort taux d’accroissement des cas positifs et de la mortalité liée au coronavirus depuis la rentrée scolaire, le SPEG estime qu’il est « impératif de maintenir la pression et de redoubler de vigilance sur le plan sanitaire dans les écoles et établissements du premier et du second degré ».

Le SPEG déplore le manque ou le nombre insuffisant de gels hydroalcooliques pour assurer la désinfection des mains dans la plupart des établissements scolaires, l’impossibilité de contrôler le lavage systématique des mains à l’arrivée des élèves à cause du flux important, l’impossibilité d’organiser correctement le nettoyage et la désinfection des locaux et matériels par manque de personnels et/ou d’eau, l’information et la communication inexistantes pour limiter la propagation du virus au niveau des écoles et établissements du second degré, l’obligation pour certaines écoles de renvoyer des milliers d’élèves dans leurs familles à cause des coupures d’eau.

C’est pourquoi, le syndicat interpelle les autorités compétentes afin qu’elles prennent ses responsabilités en débloquant les moyens nécessaires pour faire face à la circulation de la COVID-19 en Guadeloupe, pour que les personnels et élèves soient protégés en permanence dans les enceintes des établissements scolaires.

Communiqué de presse du SPEG

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Salaura DIDON

[Covid-19] Les rotations maritimes entre Grand-Bourg et Pointe-à-Pitre sont suspendues les mardi et jeudi

Dans un communiqué à la population daté du vendredi 25 septembre 2020, la Présidente de la Communauté de Communes de Marie-Galante informe de la suspension des rotations maritimes entre Grand-Bourg et Pointe-à-Pitre le mardi et le jeudi pour une durée de quinze jours. Compte tenu de la situation sanitaire actuelle, cette décision a été prise en concertation avec les compagnies maritimes Express des Iles et Val’Ferry. S’agissant des autres jours, il n’y aura que deux rotations quotidiennes par compagnie, le matin et le soir.

Source: Facebook de la Communauté de Communes de Marie-Galante (CCMG)

Communiqué à la population-réduction des rotations maritimes desservant Marie-Galante.

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Salaura DIDON

 

[Covid-19] Marie-Galante compte 26 cas déclarés de contamination au coronavirus SARS-CoV-2

Dans un communiqué à la population daté du mardi 22 septembre 2020, la Communauté de Communes de Marie-Galante informe qu’il y a 26 cas de personnes déclarées et contaminées au Covid-19. La Présidente de la CCMG encourage à rester responsable et à relever le défi de la prévention comme alternative gagnante pour nous protéger et protéger les plus vulnérables. Elle rappelle qu’il n’y a plus de place en réanimation au CHU de la Guadeloupe et que « nous ne pouvons compter que sur nos propres capacités, faire preuve de rigueur absolue », et que nous devons continuer à respecter les gestes barrières (lavage de mains pendant 30 secondes et port du masque obligatoire).

Source: Facebook de la Communauté de Communes de Marie-Galante (CCMG)

Communiqué à la population CCMG

La Guadeloupe: zone d’alerte maximale

Lors de la conférence de presse ce mercredi 23 septembre 2020, le ministre de la Santé, Olivier Véran a présenté une nouvelle version de la carte sur la situation sanitaire dans les départements. En fait, les 69 départements français en zone rouge sont classés en trois catégories : « zone alerte », « zone alerte renforcée », « zone alerte maximale ».

Source: Twitter du Ministère des Solidarités et de la Santé

Le ministre de la santé a annoncé que la Guadeloupe est placée en zone d’alerte maximale. En effet, la crise sanitaire s’est aggravée. « En Guadeloupe, parce que le taux d’incidence a encore progressé depuis la semaine dernière, il est passé de 250 à 290 » pour 100 000 habitants. « Le taux d’incidence pour les personnes âgées a également progressé, il dépasse les 200 » pour 100 000 habitants.

Source: Twitter du Ministère des Solidarités et de la Santé

De nouvelles mesures

Sur Twitter, le ministère des Solidarités et de la Santé a indiqué qu’« il nous faut donc, pour chaque territoire et en concertation avec les élus locaux, les préfets et les Agences régionales de santé, prendre les mesures adaptées, celles qui permettront de poursuivre la vie économique, culturelle et sociale ».

Olivier Véran a dit que les bars et restaurants fermeront totalement dès ce samedi 26 septembre 2020. Tous les établissements recevant du public fermeront également. « Sauf s’il existe un protocole sanitaire strict déjà mis en place » a précisé Olivier Véran. Les lieux culturels comme les théâtres, les musées, les cinémas ne pas concernés par les mesures de fermeture. « Par ailleurs, nous incitons au maximum au télétravail pour l’ensemble des activités pour lesquels c’est possible dans ces territoires », a expliqué le ministre de la santé.

Enfin, l’armée arrive en renfort en Guadeloupe. L’Etat d’urgence sanitaire pourrait à nouveau être déclenché dans les territoires concernés si la zone d’alerte maximale devait être dépassée en Guadeloupe et dans la région d’Aix-Marseille.

Le point hebdomadaire de l’ARS Guadeloupe

Selon le communiqué de presse de l’ARS Guadeloupe et de la Préfecture de Guadeloupe daté du mardi 22 septembre 2020, « pour la semaine du 14 au 20 septembre 2020, après affinement des données du dispositif SIDEP de Santé publique France le nombre de nouveaux cas est de 1095. Cela porte à 4 487 le nombre de cas cumulés de coronavirus confirmés par tests PCR en Guadeloupe ».

Au dimanche 20 septembre 2020, 24 personnes étaient hospitalisées au service de réanimation du CHUG. Pour cette période, il y a 16 nouveaux décès, qui ont comme point commun la présence de comorbidités telles que l’obésité, le diabète et l’hypertension artérielle. Ce qui porte à 42 le nombre total de décès à l’hôpital depuis le début de l’épidémie.

Point de situation hebdomadaire Coronavirus

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Salaura DIDON

[Covid-19] Trois organisations syndicales de la santé affiliées à l’UGTG organisent une conférence de presse

L’UNASS-UGTG, l’UTED-UGTG et l’UTS-UGTG, représentatives des agents du secteur de la santé, organisent une conférence de presse ce mercredi 23 septembre 2020 à 10h au local de l’UGTG à Pointe-à-Pitre. Ces organisations syndicales veulent informer les Guadeloupéens sur la gestion globale de la pandémie Covid-19 dans notre territoire et raconter leurs vécus dans les différentes administrations et services où elles exercent.

Elles dénoncent, qu’en fait du plan ORSAN ou du Plan Blanc élargi, ou non, la gestion à l’aveugle de chaque institution ou service, sans procédure coordonnée et transversale, sans solidarité établit. Elles jugent que c’est du bricolage, du tchokaj avec les conséquences humaines et sociales graves, qui sont toutefois minimisées et banalisées.

Selon le communiqué daté du mardi 22 septembre 2020, plus de 200 agents sont testés positifs et ne peuvent pas assurer leur service en direction des Guadeloupéens et des malades atteints.

Enfin, il y a une volonté de censurer les informations. « Les Directions de ces services camouflent l’étendue de la contamination, les CHSCT sont muselés ou shuntés…et en conséquence, les agents publics de la santé sont démoralisés », précise le communiqué.

Conférence de presse UNASS, UTED et UTS UGTG

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Salaura DIDON

[Covid-19] L’UNSA-EDUCATION GUADELOUPE est en colère et demande une audience urgente à la Rectrice

Dans un communiqué daté du samedi 19 septembre 2020, le Bureau de l’UNSA-EDUCATION GUADELOUPE demande une audience urgente à la Rectrice ce lundi 21 septembre 2020. Le syndicat veut que Christine Gangloff-Ziegler indique toutes les dispositions prises par le Rectorat pour assurer et optimiser les conditions de travail de l’ensemble du personnel. En effet, l’autorité académique n’informe pas sur les premiers cas atteints de Covid parmi les personnels, connus depuis quelques jours.

Communiqué de UNSA-EDUCATION GUADELOUPE

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Salaura DIDON

[Covid-19] J’ai effectué le test PCR à Pointe-à-Pitre

L’Agence régionale de santé Guadeloupe en partenariat avec la ville de Pointe-à-Pitre a mis en place l’opération de dépistage gratuite du Covid-19, qui s’est déroulée du mardi 1er au jeudi 3 septembre 2020, de 7h à 11h sur la place de la mairie de Pointe-à-Pitre. Je me suis rendue le dernier jour sur le site pour comprendre l’organisation et savoir comment se déroule le test PCR. C’est ma première fois. Voici le récit de mon expérience.

Depuis le mois d’août 2020, j’attends que cette campagne itinérante arrive devant les portes de la mairie de Pointe-à-Pitre, comme c’est le cas dans d’autres communes de la Guadeloupe. J’ai la flemme d’aller au CHU ou ailleurs.

Mercredi 2 septembre 2020, j’ai un contact sur Whatsapp qui a diffusé l’information concernant cette campagne de dépistage à Pointe-à-Pitre. Je me suis rendue compte que le lendemain, jeudi 3 septembre 2020, était le dernier jour. Je ne sais pas comment j’ai pu manquer cette information sachant que je m’informe beaucoup via les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter. La mairie de Pointe-à-Pitre n’a publié cette information ni sur son site Internet, ni sur ses pages Facebook et Twitter. Comme cela a été le cas pour d’autres communes. Donc, j’ai recherché cette même information sur les réseaux sociaux de l’ARS Guadeloupe, et je l’ai trouvé sur leur page Facebook. Ensuite, j’ai diffusé cette même information à mon réseau de ma page personnelle Facebook et sur la page Facebook de K@ribbean Newsweek. J’ai indiqué que « Le dernier jour c’est demain, jeudi 3 septembre 2020, pour ceux qui habitent Pointe-à-Pitre ».

Source: Facebook de l’ARS Guadeloupe

Mon inscription

J’ai décidé de me lever à 5 heures du matin pour me préparer et y aller en me disant qu’il n’y aura pas beaucoup de monde. Je suis arrivée à 6h40 parce que j’habite pratiquement en face de la mairie de Pointe-à-Pitre. Et là, j’ai constaté qu’il y avait déjà du monde. Je me suis rapprochée vers une dame d’une cinquantaine d’années à qui j’ai demandé comment cela se passe. Elle m’a répondu d’aller inscrire mon nom auprès du vigile. Je me suis rendue vers ce monsieur. J’ai fait la queue, et il a inscrit mon nom et mon prénom à 6h43. Je lui ai demandé combien de personnes sont déjà inscrites. Il m’a répondu une quarantaine. En vérité, je vais comprendre plus tard qu’il y avait beaucoup plus de personnes avant moi! Le vigile m’a expliqué que le déroulement de l’opération va très vite, en fonction du nombre d’infirmières présentes sur le site.

Le personnel de l’ARS est arrivé à 6h45. Assez rapidement, ils ont demandé aux patients de faire la queue à un endroit pour les appeler et leur donner leur ticket. Ils ont récupéré la liste des personnes inscrites par le vigile. J’ai vu qu’il y a eu un certain cafouillage au début. Dès 6h50, le personnel de l’ARS appelait les personnes, avec une petite voix. Les patients se sont plaints de ne pas bien entendre leur nom et prénom. Le personnel de l’ARS est resté très calme face à la colère de beaucoup de personnes, qui se sont plaintes de la mauvaise organisation. C’est vrai que tout le monde était concentré dans un même espace et que les gestes barrières n’étaient pas respectés. Donc le personnel de l’ARS a demandé aux patients de reculer et de respecter la distanciation physique. Cela a duré une bonne dizaine de minutes.

Un homme d’une cinquantaine d’années m’a dit que l’organisation était pire les deux jours précédents. Il était venu la veille, le mercredi 2 septembre 2020, et il n’a pas pu obtenir de ticket parce que le personnel de l’ARS a un quota de 110 tickets. Donc, il y a 110 tests par jour. J’ai appris que beaucoup de personnes étaient déjà sur le site depuis 5 heures du matin.

J’ai fait la queue pour inscrire mon nom et mon prénom sur une liste. Le vigile m’a inscrit à 6h43.

Mon ticket

Une fois que le personnel de l’ARS appelait le nom et prénom, demandait au patient s’il avait des symptômes, s’il a été en contact avec un contaminé, s’il a une adresse mail, on lui posait un ticket collant sur la main.

J’ai constaté qu’une dame d’une cinquantaine d’années, parmi les 30-40 premiers patients, ne savait pas ce qu’était une adresse mail. Au moment d’attribuer un ticket, le personnel de l’ARS demandait à avoir l’adresse mail d’un proche pour que ce soit indiqué sur la fiche de renseignements.

Le personnel de l’ARS a appelé des noms de personnes qui sont manifestement parties avant de recevoir leur ticket. D’autres personnes ont inscrit un nom auprès du vigile, ensuite elles expliquaient au personnel de l’ARS qu’il y a aussi les enfants. Ce qui voudrait dire que des personnes s’ajoutaient à la liste. Donc, les autres patients se sont plaints. Bref, c’était vraiment un cafouillage au début. C’est pourquoi j’avais peur de partir bredouille. J’ai eu de la chance!

A 8h07, un personnel de l’ARS a dit « Salaura DIDON ». J’ai répondu « c’est moi », tout en me rapprochant, vers un autre personnel, qui m’a demandé si j’ai des symptômes et si j’ai été en contact avec un contaminé. Elle ne m’a pas posé la question de l’adresse mail. Donc, je lui ai moi-même dit que j’ai une adresse mail. J’ai eu mon ticket numéro 92 (sur 109). J’étais contente et soulagée parce que j’ai vu défiler les numéros et je me suis dit qu’il n’y avait pas une quarantaine de personnes avant moi.

D’autres personnes sont arrivées en retard, un peu après 7h20 (ou d’autres encore bien plus tard comme 8 h ou 9 h), et ils ont demandé à s’inscrire sur la liste. A un moment donné, le personnel de l’ARS a appelé les retardataires pour ajouter leur nom et prénom sur la liste. Ils ne pouvaient prendre que 10 personnes supplémentaires. Il me semble qu’il y avait 99 personnes. C’est pourquoi, il a été possible d’ajouter les 10 autres. Au final, 109 personnes étaient inscrites sur la liste. Un personnel de l’ARS répétait ce chiffre à des patients qui posaient la question pour s’inscrire. En matière de renseignements, c’est un personnel réactif, qui a indiqué aux gens qu’ils peuvent se rendre sur le site Internet de l’ARS pour connaître les dates et les communes où se dérouleront les prochains tests PCR, et le numéro de téléphone de la plateforme Riposte Covid-19, ouverte tous les jours de 8h à 17h: 0590 99 14 74. En cas d’urgence, il faut appeler le 15.

J’ai trouvé aussi que certains patients ont exagéré dans leur comportement. Le personnel de l’ARS appelait à 2 ou 3 reprises leur numéro. Soit les personnes attendaient dans leur voiture, soit elles attendaient plus loin sur la place de la mairie de Pointe-à-Pitre, donc elles ne pouvaient pas entendre leur numéro. Et la cerise sur le gâteau, certaines personnes sont parties alors qu’elles avaient un numéro.

Autre situation incompréhensible! Un personnel de Cap Excellence est venu après 8h et elle est passée avant une patiente qui avait le numéro 66. Cette dernière s’est plainte au personnel de l’ARS, qui lui a indiqué que l’employée de Cap Excellence est sortie de son travail pour venir faire le test. Donc la plaignante a indiqué qu’elle travaille également, c’est pourquoi elle a dénoncé le copinage, c’est-à-dire sous prétexte qu’une personne connait un personnel de l’ARS, est-ce que cela lui donne le droit de passer avant les autres. En tout cas, cette dame de Cap Excellence est passée avant moi. Or j’avais déjà mon ticket. Je n’ai rien dit. J’ai attendu avec patience.

Tout au long de l’organisation, un personnel de l’ARS appelait les numéros de manière aléatoire. Par exemple, numéro 7, ensuite numéro 1. Je me suis dit pourquoi c’est à l’envers. Avec le temps, j’ai demandé des explications à un personnel de l’ARS. En fait, on appelait soit les numéros cas contacts, soit les numéros qui ne sont pas des cas contacts et qui venaient se faire dépister en prévention comme moi.

A 8h07, j’ai eu mon ticket numéro 92. Photo prise à 8h09

Ma fiche de renseignements

En effet, j’ai fait le test PCR pour savoir si je suis contaminée ou pas par le Covid-19. J’ai attendu pratiquement 1h environ. Il a plu, ensuite il faisait très chaud. Le soleil tapait fort. C’était insupportable mais je suis restée patiente. Je faisais le tour du site.

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai eu mon ticket à 8h07. A 9h08, un personnel de l’ARS a appelé mon numéro 92. J’avais ma pièce d’identité et ma carte vitale. J’ai répondu aux questions posées par un autre personnel de l’ARS qui inscrivait sur la fiche de renseignements pour dépistage Covid-19 (SARS-CoV-2) dans les communes: il faut cocher si le patient est masculin ou féminin, le nom et prénom, la date de naissance, la commune et code postal de résidence, le numéro de téléphone (fixe et portable), l’adresse mail, la profession et lieu de travail, le numéro de sécurité sociale, le nom et numéro du médecin traitant, cocher si on a voyagé, si on compte voyager, cocher si on a des signes cliniques, cocher le contexte de prélèvement (soit asymptomatique, soit antécédent de prélèvement positif, soit contact étroit avec cas confirmé), et indiquer d’autres renseignements utiles comme les antécédents médicaux. J’ai demandé combien de temps il faut attendre les résultats. On m’a indiqué 72 heures.

Le personnel de l’ARS était accompagné du personnel de la médiation et du service civique pour aider à remplir la fiche de renseignements et remettre aux infirmières, ainsi que des jeunes femmes consacrées au nettoyage systématique des chaises, des tables.

Mon test PCR

Après avoir répondu aux questions du personnel de l’ARS pour remplir la fiche de renseignements, elle m’a invité à m’asseoir dans l’espace dédié à l’attente. J’y suis à 9h13. Une infirmière m’a appelé, et elle avait ma fiche de renseignements. Sa collègue a effectué mon test à 9h17. Elle m’a dit de mettre mon masque au niveau de ma bouche, de ne pas bouger et de ne pas froncer les sourcils. J’ai fermé les yeux. Elle a introduit l’écouvillon au fond de mon nez. J’ai senti qu’elle a tourné un peu l’écouvillon dans mon nez. Cela chatouille un peu. C’est ce que des Marie-Galantais m’avaient déjà dit. C’est vrai! La sensation de picotement dans mon nez a duré pendant encore dix minutes après le prélèvement.

Malgré le cafouillage au début, je trouve que dans l’ensemble, l’organisation s’est bien déroulée. En effet, cette opération de dépistage va très vite. Ce jour là, j’ai aperçu deux stands sur trois pour effectuer le dépistage. Dans chaque stand, il y a deux personnels soignants, ce sont des femmes. Une note la date et l’heure de réalisation de prélèvement sur la fiche de renseignements, une autre effectue le prélèvement. J’ai constaté que dans le stand où je suis passée, les rôles se sont inversés.

A 9h13, je suis assise dans l’espace d’attente.
C’est l’infirmière qui a ma fiche de renseignements. Photo prise à 9h19, après avoir effectué mon test PCR avec sa collègue.

L’Institut Pasteur

A 18h52, j’ai reçu un mail de LaboConnect via l’Institut Pasteur, qui me demande de finaliser mon compte en ligne. Voici le message indiqué: « Suite à votre visite dans l’établissement INSTITUT PASTEUR DE GUADELOUPE, votre compte LaboConnect a été pré-crée, vous devez le finaliser. La date de naissance demandée est celle que vous nous avez communiquée. Cliquez ici pour le finaliser. Ce lien est valable 3 jours », etc.

Je me suis connectée (mot de passe, etc.). Mon nom et prénom étaient déjà indiqués. Ensuite, j’ai écrit la date de naissance. Il faut cocher oui ou non si on est un professionnel de santé. J’ai indiqué mon numéro de téléphone portable. Il y a une rubrique ou tout est déjà coché sur oui: « En tant que patient, j’autorise l’accès à mes résultats aux médecins, hôpitaux, cliniques, etc, infirmiers, etc ». On peut cocher non. Il faut cocher une rubrique pour avoir des notifications par mail pour recevoir les résultats. Une autre rubrique sur le dossier médical partagé est déjà cochée, afin de permettre aux établissements de santé de déposer mes comptes rendus de santé. A la fin, j’ai validé mes données personnelles.

Mes questions sont les suivantes:

Pourquoi l’ARS ne donne pas les tickets au moment où on inscrit le nom et prénom du patient? Afin d’éviter le cafouillage que j’ai constaté, et les plaintes des patients. Je me suis dit aussi pourquoi ils n’ont pas un petit micro pour appeler les gens car personne n’entendait bien. C’est pourquoi les personnes étaient obligées de se rapprocher et d’être les unes à côté des autres. Au final, la situation s’est réglée et chacun a eu son ticket.

Est-ce possible de créer une plateforme en ligne pour s’inscrire? Même si c’est vrai que tout le monde n’a pas Internet. Les patients s’inscrivent en ligne en fonction des communes, ils connaissent leur numéro en ligne, ils arrivent sur le site de dépistage avec leur numéro, le personnel de l’ARS appelle les numéros. S’inscrire en ligne pourrait être une solution efficace. Puisqu’au final, on a demandé aux patients une adresse mail pour recevoir les résultats. Tant pis pour ceux qui ne sont pas venus. Cela laisse juste des places indisponibles qui pourraient être reportées un jour suivant ou pour une autre commune. Ou par exemple, si 10 personnes se sont inscrites en ligne et ne sont pas venues, il serait possible de prendre 10 personnes supplémentaires qui seraient venues s’inscrire tôt le matin auprès du vigile.

Est-ce que cette opération est vraiment gratuite? Puisque nous fournissons un numéro de sécurité sociale. Donc nous supposons que nous payons en quelque sorte cette opération dite gratuite. C’est l’Institut Pasteur qui fournit les résultats.

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Salaura DIDON

COVID-19: La Guadeloupe prend en charge deux patients guyanais

L’augmentation des cas confirmés Covid-19 ont fait entrer la Guyane au stade 3 de l’épidémie. La Guyane comptabilise 234 nouveaux cas confirmés ce mercredi 24 juin 2020, et elle a un total de 2827 contaminations. Afin d’aider les soignants guyanais à faire face à cette pandémie, deux patients Covid-19 ont été évacués aujourd’hui de Cayenne vers Pointe-à-Pitre, par avion militaire de type CASA. Ils sont actuellement pris en charge en réanimaton au Centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe au sein de l’unité Covid-19. C’est un soutien sanitaire décidé par le préfet Philippe Gustin et la directrice générale de l’ARS Valérie Denux, en collaboration avec leurs homologues de Guyane et de Martinique, ainsi que les élus de la Guadeloupe.

La solidarité sanitaire interrégionale

Etant donné la situation sanitaire actuelle, qui est stable en Guadeloupe, et l’expérience de nos professionnels de santé, les deux patients sont pris en charge. « Potentiellement deux autres patients pourraient être accueillis dans les prochains jours si cela s’avérait utile et indiqué médicalement », précise le communiqué de presse de la préfecture de la Guadeloupe.

Source: Facebook du Centre Hospitalier Universitaire de la Guadeloupe (CHUG)

Le transfert des patients et leur prise en charge sont réalisés en respectant toutes les mesures de vigilance et de sécurité.

La Martinique a déjà accueilli quatre patients Covid-19 en réanimation au CHUM. Par ailleurs, des évacuations sanitaires vers l’hexagone pourraient être envisagées.

CP accueil des patients guyanais

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Salaura DIDON

COVID-19: Le Bus Info Santé du Centre Hospitalier Sainte-Marie propose le test PCR

Quatre jours, du mardi 16 au vendredi 19 juin 2020, sont consacrés au dépistage gratuit par le test PCR (dans le nez). Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, c’est la nouvelle action du Bus Info Santé du Centre Hospitalier Sainte-Marie, en faveur de la population marie-galantaise.

Des rendez-vous importants

Afin d’expliquer cette opération innovante, K@ribbean Newsweek a posé 7 questions à Jean-Pierre DIDON, Responsable du Pôle Prévention et Promotion de la Santé (PPS).

Affiche du Pôle Prévention et Promotion de la Santé (PPS) du CHSM

D’habitude, le bus sillonne le territoire pour dispenser des actions de dépistages comme la glycémie et l’hypertension artérielle. Pendant le confinement, vous l’avez vu circuler et vous avez entendu le message de prévention et d’information sur le Covid-19 de Reneta SELBONNE, directrice du CHSM. Le dépistage par le test PCR en est la continuité. Profitez-en, car c’est gratuit!

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Salaura DIDON