La 23ème édition du Festival Terre de Blues de Marie-Galante s’est déroulé du vendredi 6 juin au lundi 9 juin 2025. Réunis autour du thème Voix et Vérités, les artistes invités au Festival Terre de Blues de Marie-Galante se produisent sur la scène de l’Habitation Murât les trois premières soirées de concert payant, et au Village Caraïbes au niveau du parking de la gare maritime pour le concert gratuit de la quatrième et dernière soirée. Selon l’Office du Tourisme de Marie-Galante, c’est une île authentique de l’archipel de la Guadeloupe et une terre de traditions rurales. D’une superficie de 158 km², l’île, qui est plus communément appelée la « grande galette » en rapport à sa forme circulaire et à son relief peu élevé (le plus haut sommet, le morne constant, culmine à 204m), compte trois Communes Grand-Bourg, Capesterre et Saint-Louis et 12 410 habitants. Marie-Galante qui a compté jusqu’à 106 moulins est aussi appelée « l’île aux cent moulins » ou la « Grande dépendance ». On arrive à Marie-Galante depuis Pointe-à-Pitre, la Capitale économique de la Guadeloupe, après une heure de trajet par bateau ou 15 mn par avion. L’Habitation Murât, fût en 1839, avec ses 307 esclaves, la plus grosse plantation de canne à sucre de la Guadeloupe. La légende prétend que se serait Jeanne Laballe, ancienne élève des beaux-arts, épouse de Dominique Murat, qui aurait dessiné le château au début du XIXè siècle. Aujourd’hui, c’est le siège de l’écomusée des Arts et Traditions Populaires qui rassemble sur quelques centaines de mètres carrés, trois siècles d’histoire sucrière de la Guadeloupe à l’époque coloniale. L’Habitation Murat propose un centre de documentation et de lecture, ainsi qu’un jardin de plantes médicinales. Elle appartient au conseil départemental. Au Festival Terre de Blues de Marie-Galante à l’Habitation Murat, écoutons, réécoutons, découvrons, redécouvrons la richesse musicale transgénérationnelle du monde afro. Il y en a pour tous les goûts et tous les âges. Un voyage musical et linguistique, un échange multiculturel : créole guadeloupéen, créole martiniquais, créole haïtien, créole capverdien, colombien, français, anglais, espagnol, portugais. Des artistes ont délivré des messages puissants, d’amour et intemporels. K@ribbean Newsweek partage avec vous quelques photos de cet événement incontournable.

Vendredi 6 juin 2025
Première grande scène pour La Bande à Carnot, qui a eu l’honneur d’ouvrir la 23ème édition du Festival Terre de Blues de Marie-Galante. Ces jeunes lycéens engagés et talentueux du lycée Carnot à Pointe-à-Pitre, formés par Christine Chalcol, ont parfaitement représenté l’excellence de la jeunesse guadeloupéenne.
Ils ont offert une prestation magistrale dans les différents genres musicaux comme le Zouk, la biguine et le gwoka. Ils chantent, dansent, jouent à la guitare, au piano, au saxophone, à la batterie, à la longue flûte, au tambour, au steel pan. Ils ont interprété Piti innocent d’Edith Lefel feat Taxi-Kréol, Péyi Dèwô de 7 Son a To avec le chanteur. Ils pratiquent le boulagyèl. Sonny Troupé les a accompagné au tambour. Ces jeunes musiciens ont un avenir prometteur.
Big in Jazz Collective, c’est le jazz caribéen original et moderne, qui nous transporte, qui fait vibrer la scène. Ces artistes venus des Caraïbes et du Brésil fusionnent jazz, biguine, gwoka et musiques du monde.
Le groupe a interprété Serpent maigre, Global. Des sonorités douces, des rythmes vibrants, une réelle présence sur scène, surtout la prestation de la femme qui a joué avec la longue flute, avec son gros chacha, accompagnée d’un saxophone, des guitares, des pianos, des batteries, des tambours. Sonny Troupé fait partie des musiciens. Un pur régal auditif pour le public !
Joé Dwet Filé est un auteur-compositeur-interprète et ingénieur du son d’origine haïtienne, qui s’est imposé en solo avec des titres mêlant R&B, zouk et kompa. Accompagné de deux guitares, d’une batterie, d’un piano et d’un DJ, il a chanté Mont blanc, Route 66, Abîmé, Tu mérites mieux et Pozisyon (Fem Voyé 2). Les festivaliers ont chanté avec joie ses titres Jolie Madame feat Ronisia, Fem Voyé, 4 Kampé, son tube qui a enflammé les ondes, et ont apprécié son bain de foule.
Difficile de qualifier la prestation de Joé Dwet Filé de manière générale. Il a organisé un concours de danse en offrant 1000 euros au gagnant. Il a clôturé la première soirée de concert.
Patoray a proposé du lewoz traditionnel au Village Caraïbes sur le parvis de la gare maritime de Grand-Bourg. On swaré pou Gloriyé Gwoka. Le gwoka, l’instrument de résistance, l’art de conscience historique, représente la puissance et la modernité de la Guadeloupe.
Les artistes ont fait résonner tambours, chants et rythmes avec une attitude royale sur scène. Ils ont fait quelques pas de danse traditionnelle devant le public. Les festivaliers ont aussi chanté et dansé sur des titres qui parlent de Nou sé Nèg, Kondamné yo. Ils ont vécu une expérience sonore et spirituelle.
Après le Festival, il y a aussi les « After » comme celui du Jazz Live Boulevard, situé à un rond point en direction de la plage de Grand-Bourg ou du Boulevard Caraïbes. Le groupe musical a mis une bonne ambiance. Le public était chand.
Samedi 7 juin 2025
Jontavious Willis est un prodige du blues originaire de Greenville, en Géorgie aux Etats-Unis. Né en 1996, il puise son inspiration dans les racines profondes du blues rural.
Jontavious Willis est brillant dans son art. Accompagné d’un batteur et d’un autre guitariste, il jongle avec aisance entre sa guitare et son harmonica. Son jeu de guitare est exceptionnel. Quand il parle, chante avec sa voix puissante et joue de l’harmonica et de la guitare, il raconte une histoire et les festivaliers sont ravis de participer à l’histoire racontée. Un pur régal auditif !
Saël, originaire de Schoelcher en Martinique, est une figure incontournable du reggae-dancehall caribéen. Auteur-compositeur engagé, Saël a apporté une très bonne vibe positve sur scène. Accompagné des choristes, de deux guitares, d’un pianiste, d’une batterie, d’un saxophone, il a chanté ses titres comme Ils s’éternisent a dire que dieu n’existe pas, Marie-José, Vivre est une chanson, Péyi Ya, Matinik Beauty adapté à la Gwadloup, à Terre de Blues, Everybody feat Valley, Lieutenant, Je t’emmène, X-Cess love feat Pleen Pyroman & Valley.
Avec des mélodies mêlant spiritualité et conscience, il a donné beaucoup d’amour aux festivaliers de Terre de Blues, à Marie-Galante, à la Guadeloupe. Ses chansons ont donné des frissons et de la chaleur. Il a délivré des messages d’éducation, de reggaemusication. Un excellent moment de partage avec le public, qui a chanté avec joie Tchimbé Raid Pa Moli avec lui. Il a dédicacé sa chanson Full proposition feat Staniski à une femme montée sur scène. Il a interprété Puzzle de son nouvel album du même nom. Il a demandé à ceux qui connaissent l’album de chanter avec lui et aux autres qui ne connaissent pas de lui promettre de télécharger son album après le concert. Il a aussi fait référence à Steel Pulse, des noirs du Royaume-Uni avec leur titre Not King James Version. L’image de Bob Marley est apparu sur des écrans sur la scène.
Burning Spear, légende vivante du reggae roots, est une voix, un guide et un pilier culturel. Depuis plus de 40 ans et à travers plus de 25 albums, il porte haut les messages de Marcus Garvey : liberté, fierté, élévation spirituelle. Sa musique, profonde et militante, invite à la réflexion tout en répandant des vibrations de paix, d’amour et de justice.
Burning Spear, 80 ans, nous a fait voyager chez lui en Jamaïque et montre qu’il maîtrise son art. Il apporte une énergie positive sur scène. Accompagné d’un piano, de trois guitares, d’une batterie, d’un saxophone, des trompettistes, il a chanté Door Peep Shall Not Enter, Jamaica, The Youth, We been there, Creation. Il a joué au tambour, il a dansé et sauté. Le public, surtout les rastas, connait ses chansons Driver, Slavery Days, Mi Gi Dem, Not Stupid. Ils ont chanté, crié, dansé, sauté, applaudi et acclamé la légende. Un des guitaristes a brandi le drapeau rouge noir vert. L’artiste militant a délivré des messages puissants sur notre héritage africain. Il incite les noirs à se comprendre et à transmettre le message aux futures générations. Il faut aller de l’avant, comprendre d’où nous venons originellement, que tous les noirs viennent d’Afrique. Standing ovation pour avoir royalement clôturer cette deuxième soirée !
Dimanche 8 juin 2025
Le trio Delgres, c’est la rencontre entre Pascal Danaë, guitariste et chanteur guadeloupéen, Baptiste Brondy, batteur nantais, et Raphaël Gouthière alias Rafgee, joueur de sousaphone. Ce groupe de blues créole fusionne rock’n roll, blues et sonorités créoles. Le parolier chante en créole guadeloupéen, en français et en anglais les morceaux Walking Alone, Mr President, Respecté Nou. Parmi les festivaliers positionnés pour les voir, le public majoritairement leucoderme a applaudi, a crié, a siflé.
Formé en 2016, le groupe rend hommage à Louis Delgrès, un héro anti-esclavagiste en Guadeloupe. Ce groupe est une découverte et intrigue à cause du nom Delgres compte tenu de sa composition ethnique. Il fait référence à une personne historique et en même temps s’en distingue parce c’est écrit sans l’accent grave, mais se prononce avec l’accent.
Pour rappel, Louis Delgrès a publié une proclamation intitulée « A l’univers entier, le dernier cri de l’innocence et du désespoir », un 10 mai 1802 à Basse-Terre. C’est un véritable plaidoyer contre le rétablissement de l’esclavage. Un texte qui doit être gravé dans la mémoire de chaque Guadeloupéen. Le 20 mai 1802, Delgrès se replie au Fort de Basse-Terre, puis se réfugie à Matouba, au pied de la Soufrière. Assiégé, avec ses troupes, dans l’Habitation Danglemont, le 28 mai 1802, Louis Delgrès et ses 300 combattants se suicident en faisant sauter leurs réserves d’explosifs. Ils ont été fidèles à la devise de la Révolution « Vivre libre ou mourir ». Quelques jours plus tard, le 16 juin 1802, l’esclavage est rétabli sur l’île.
Elida Almeida, très belle femme originaire de l’île de Santiago au Cap-Vert, est la seule voix féminine en tête d’affiche de cette 23ème édition du Festival Terre de Blues de Marie-Galante. L’année 2024 marque ses 10 ans de carrière. Elle chante en créole capverdien et en portugais avec une voix douce, chaude et dynamique. Accompagnée d’un batteur, d’un pianiste et de deux guitaristes, elle a chanté Kaminhu Lonji, Nhu Santiagu, Dondana, Lebam Ku Bo, Nada Ka Muda, Domingo Denxo, Bersu d’Orsu. Ses chansons aux sonorités rythmés ont emporté les festivaliers qui ont beaucoup chanté, dansé et applaudi. Lors de sa prestation, elle a dit « Sa ka maché Marie-Galante ».
Elida Almeida a fait le public voyager au Cap-Vert, en Afrique. Ses influences musicales sont africaines, plus rythmiques, plus festives. Fière de ses racines, elle a partagé quelques mots de sa langue natale avec les festivaliers qui ont répété en chantant et qui l’ont vu danser du Batuque. Elle incarne le funaná et le batuque. C’est une artiste à la personnalité attachante. Elle et ses musiciens ont un belle présence sur scène. Elle a enchanté son public. Beaucoup d’énergie et d’émotions ! Une vrai découverte !
Yuri Buenaventura, de son vrai nom Yuri Bedoya, est un chanteur afro-colombien de salsa né dans son île Buenaventura. Yuri Buenaventura a été bercé par un mélange des sonorités européennes et africaines. Sa musique, empreinte de cette fusion, exprime un amour profond pour l’héritage africain.
Yuri Buenaventura et ses musiciens ont fait voyager les festivaliers en Colombie et surtout dans le monde hispanophone caribéen. Il chante, danse et joue d’un instrument. Il déborde d’énergie et d’amour pour le public. Accompagné d’un piano, un batteur, une guitare, des deux trompettes, des trois congas, il a chanté Amame, Como la maleza, Bésame Mucho, Quizás, quizás, quizás, Guajiro del monte, Ne me quitte pas, Salsa. Au fil de sa prestation, les festivaliers ont chanté, ont dansé sur ses mélodies. Il a demandé au public de danser en couple sur le Bésame Mucho.
Yuri Buenaventura est un artiste engagé, conscient de son identité afro-colombienne et de son histoire. Il a toujours une pensée pour son pays et a parlé de l’actualité colombienne. Il a expliqué que dimanche matin, une personne a tiré sur un candidat à la présidence en Colombie. Il a chanté No estoy contigo, un titre dédié aux otages de son pays. Très ému d’avoir visité le Mémorial ACTe, il a affirmé que « c’est le seul endroit au monde où on reconnait ce qui s’est passé dans notre histoire ethnique ». Il a rappelé notre lien, notre rapport à l’Afrique, il a rendu un hommage aux personnes mélanodermes liées par un passé commun, celui de le traite négrière transatlantique et l’esclavage.
Les rythmes salsa donnent toujours envie de danser. Dans son groupe, il y a des musiciens cubains. Deux musiciens qui jouent la trompette ont fait une belle prestation. Un autre musicien a fait une démonstration en solo avec les trois congas, un tambour afro-cubain. Le public a acclamé Yuri Buenaventura. Ses musiciens et lui sont revenus sur scène pour 8 minutes de pur bonheur pour les festivaliers en terminant avec le son Salsa. Yuri Buenaventura a clôturé la troisième soirée de concert en beauté.
Teddy Riner est l’invité surprise de la troisième soirée de concert sur la scène de l’Habitation Murat. de Gauche à droite, il est entouré de Josélaine Gélabale, présidente de l’Office du Tourisme de Marie-Galante, de Malika Tirolien, chanteuse et marraine de la 23ème édition du Festival Terre de Blues de Marie-Galante, de la maitresse de cérémonie, et du Docteur Maryse Etzol, présidente de la Communauté des communes de Marie-Galante.
Lundi 9 juin 2025
Krys, chanteur de dancehall et producteur guadeloupéen très connu, a 20 ans de carrière. C’est l’enfant du Péyi Gwadloup. Accompagné des choristes, danseuses, du piano, de la batterie, du tambour et des deux guitares, il a mis le feu sur la scène avec plusieurs titres Mouveman la, Gardes-cocottes, C vou, Programme de la semaine, An vlé an gal, Koulè feat Tiwony, Pé, Nèg, Caroline, Lov’la feat Shanel Hill, Hey Selecta, Bing Bang, Mister Plata feat Krissy, Bootyshake, Big Tune du carnaval, et son hymne à la joie God Bless.
Chaque musicien a porté un tee-shirt sur lequel est écrit un titre de Krys. Pendant sa prestation, Kanelle, une jeune guadeloupéenne a joué au gwoka. Krys a aussi interprété un kompa. Il a demandé aux festivaliers d’allumer le flash de leur téléphone portable pour Bing Bang et God Bless. Krys fait parti des artistes qui ont clôturé la 23ème édition du Festival Terre de Blues de Marie-Galante.
T-Vice, une légende du kompa. Fondé en 1992 à Miami par les fils de Robert Martino, Roberto et Reynaldo, T-Vice est un groupe de kompa né de l’héritage musical familial. Leur musique, portée par une énergie festive et moderne, transcende les frontières et séduit un public fidèle aux États-Unis, dans les Caraïbes et en Europe.
Accompagné d’un choriste, du piano, d’une batterie, d’un tambour, de deux guitares, Roberto Martino a chanté Gason makomè, Moving on, MVP Kompa, Jessica Medley. Il a aussi chanté 4 Kampé de Joé Dwet Filé et Sé Pa Fot Mwen de Eric Virgal. Il a joué de la guitare. Un des guitaristes et lui ont dansé en donnant des coups de reins.
Les festivaliers étaient aux anges. Ils ont allumé le flash de leur téléphone portable en solidarité avec Haïti, ils ont levé les mains, des serviettes, des tee-shirt en l’air, ils ont crié. Une personne du public a brandi le drapeau d’Haïti. T-Vice a clôturé la 23ème édition du Festival Terre de Blues de Marie-Galante. Julie, une haïtienne vivant à Marie-Galante a exprimé d’avoir vu T-Vice sur scène qui a mis le feu.
Pendant ces quatre jours de concert pour la 23ème édition du Festival Terre de Blues de Marie-Galante, chaque artiste invité a mis le feu sur scène et a enchanté les festivaliers avec leur répertoire musical respectif.
Les représentants politiques locaux, Docteur Maryse Etzol, Jean-Claude Nelson, Michel Mado ont fait un discours de bienvenue au Festival Terre de Blues de Marie-Galante le premier jour. Josélaine Gélabale, Guy Losbar et Docteur Maryse Etzol ont remercié les festivaliers le dernier jour. Les organisateurs ont recensé près de 21 000 festivaliers sur les trois jours, dont 7 000 dès la soirée d’ouverture. Le concert gratuit a rassemblé plus de 5 000 personnes. Seul problème hors Festival: deux faits graves dont un blessé par balle après un « After » près de l’usine de Grand-Bourg entre vendredi 6 et samedi 7 juin 2025. Docteur Maryse Etzol, présidente de la Communauté des Communes déplore ce qui s’est passé hors du festival. « Fo nou travay si sa pou jénès an nou konpran, jénès à la Gwadloup konpran ke MariGalant pé pa èt terin de jé a yo pou yo pé vini fouté bowdèl MariGalant. E sa nou pa dacow […] Yo ké tuyé biten an nou pou dé bétiz. E sa popilasyon MariGalant fo nou mété nou ansanm pou di nou péké acepté sa an péyi an nou. Pa méné an ka di sa chak fwa, vyé mès a zot lésé yo Gwadloup lè zot rivé isidan respekté nou ». Elle explique que c’est une problématique sur laquelle il faudra travailler, pour que notre jeunesse de la Guadeloupe comprenne que Marie-Galante ne peut pas être un terrain de jeu pour faire du désordre, faire n’importe quoi, qu’ils doivent laisser leurs mauvaises habitudes en Guadeloupe continentale et respecter les Marie-Galantais chez eux.
Les cinq finalistes comme @Neesreem, Estelle Bourgeois, Mickaella Savonnier, de la catégorie musique du concours Start, organisé par le conseil départemental, ont montré leur talent sur la scène de l’Habitation Murat.
L’avis des festivaliers
Après chaque fin de soirée, des festivaliers de Marie-Galante, de Guadeloupe continentale, de la Martinique et d’Haïti ont exprimé leurs avis. Il y avait des festivaliers anglophones mais impossible d’en trouver un. De manière générale, les festivaliers ont beaucoup apprécié cette 23ème édition. C’est surtout une réelle chance et opportunité d’avoir vu sur scène Burning Spear.
D’autres festivaliers ont fait des remarques :
- Programmation un peu discontinue, gérer les entractes avec un DJ et/ou du son à l’Habitation Murat.
- Mettre deux écrans pour le concert gratuit du lundi à cause des chapiteaux du Village Caraïbe qui cachent la scène et diffuser la prestation des artistes sur scène et non des publicités.
- Anticiper les problèmes de coupure d’électricité sachant que c’est une île tempérée, comme cela a été le cas avec T-Vice.
- Déplore le manque d’essence et la fermeture des stations services trop tôt pendant la période de Pentecôte.
- Proposer des animations à Capesterre et Saint-Louis, éviter de tout centraliser à Grand-Bourg.
Ma première accréditation pour un Festival
C’est ma première accréditation demandée et obtenue pour le Festival Terre de Blues de Marie-Galante, qui se déroule sur mon île natale. Selon le règlement, les médias avec leur bracelet vert peuvent filmer et/ou photographier les 3 premières chansons de chaque artiste devant la scène. Impossible de procéder de la même manière pour Burning Spear. Ensuite, j’ai pu filmer coté public.
Une expérience très enrichissante ! Un exercice qui exige beaucoup d’énergie, très peu de sommeil, d’élaborer des stratégies de publication pour couvrir le Festival ! Heureuse d’avoir accompli la mission !
J’ai fait la rencontre d’autres journalistes sympathiques. Même si je déplore le comportement non professionnel envers moi, d’un leucoderme d’une soi-disant télévision à Marie-Galante, quand je filmais la première chanson du groupe Delgres. J’ai remis ce leucoderme à sa place bien comme il faut !
Les conférences de presse
Etant indisponible le vendredi 6 juin 2025 pour la conférence de presse avec les artistes dont la Bande à Carnot, j’ai assisté aux conférences de presse du samedi 7 juin, dimanche 8 juin 2025 à l’Habitation Murat. J’ai posé des questions à Saël et Jontavious Willis, à Elida Almeida, au groupe Delgres, à Yuri Buenaventura. J’ai vu la balance des musiciens accompagnant l’artiste colombien. Impossible d’interroger Burning Spear mais je l’ai vu sur scène quand il faisait sa balance. J’ai aussi réalisé une interview avec Roberto Martino de T-Vice et Krys lundi 9 juin 2025 à la salle de conférence de la Communauté des Communes de Marie-Galante. J’ai vu T-Vice faire sa balance.
Les transports
J’ai utilisé l’application Tap’ Zip, 3 euros aller et 3 euros retour le vendredi 6 juin 2025, et la carte mobilité à 10 euros le samedi 7 juin 2025 pour me rendre au Festival Terre de Blues de Marie-Galante. Cette carte de mobilité coûte 30 euros pour les 3 jours du Festival pour des trajets illimités dans l’île.
Après la première soirée, j’étais assise à côté d’un jeune homme ivoirien dans le bus pour aller en direction de la gare maritime de Grand-Bourg. Il travaille en Guadeloupe continentale, il est venu voir Joé Dwet Filé sur scène. Il a beaucoup apprécié les artistes de cette première soirée. Il est arrivé le vendredi soir à Marie-Galante et il est reparti le samedi matin.
A la fin des soirées du festival, quelques festivaliers mélanodermes et leucodermes sont impatients, s’énervent très vite, se plaignent. La fatigue, l’envie de rentrer vite dans son logement sont compréhensibles mais s’ils sont en vacances, ils doivent rester cool au niveau de l’organisation des transports. J’ai préféré marcher pendant près de 20 minutes pour aller au festival le dimanche 8 juin 2025, pareil pour le retour chez moi.
Le Festival Terre de Blues de Marie-Galante communique sur son site Internet, sa page Facebook et Instagram.
Retrouvez toutes les photos et vidéos sur la page Facebook de Karibbean Newsweek et sur Instagram : le concert des artistes, les interviews des artistes lors des conférences de presse, les avis des festivaliers, les discours des organisateurs, des politiques, les stands institutionnels et des commerçants au village Caraïbes.
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Salaura DIDON
Catégories :Reportage


























































































































































































































































































































































































































































