Dans un communiqué daté du mercredi 15 mai 2024, le CCAT rapelle que le seul objectif du mouvement indépendantiste est l’accession à la pleine souveraineté de Kanaky telle que prévue par l’accord de Nouméa. Pour cette raison, la cellule de coordination des actions de terrain réaffirme que son combat pour le gel du corps électoral reste d’actualité car c’est la seule condition d’une paix durable et du vivre ensemble en Kanaky. Ce matin du 15 mai 2024, le CCAT a pris acte du vote des 351 députés à l’Assemblée nationale, qui ont choisi de mettre de l’huile sur le feu en donnant leur aval pour le dégel du corps électoral, alors même que l’Etat et les parlementaires auraient dû respecter la parole du peuple français qui ont approuvé l’accord de Nouméa par référendum. Aujourd’hui, l’avant-dernière étape du processus de révision de la Constitution est passée et c’est le Congrès de Versailles qui sera convoqué par le président Macron dans les prochaines semaines qui entérinera cette réforme de la Constitution française. Il reste une dernière chance pour que l’Etat entende notre cri de coeur et stoppe définitivement son plan au nom de la paix dans notre pays.



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Soutien de Alyans Nasyonal Gwadloup
La Kanaky et principalement Nouméa est en feu, et le pyromane n’est autre que E. Macron. C’est lui le responsable de cette situation incontrôlée. Son objectif : diaboliser les dirigeants de Kanaky pour mieux exercer une répression féroce sur le mouvement légitime des Kanaks. Le peuple kanak est en danger, l’équilibre précaire qui avait été mis patiemment en place est rompu, et pour cause, hier soir des groupes d’auto-défense caldoches étaient en place à Nouméa interdisant l’accès à certains quartiers avec la bénédiction des forces de l’ordre. L’extrême-droite et la droite, fidèles à leurs ADN colonialistes, ont réclamé l’état d’urgence que Macron s’est empressé de déclarer. La preuve, s’il le fallait, que la France considère le Peuple Kanak comme un ennemi sur ses terres.
L’état d’urgence est une procédure exceptionnelle qui a été créée par une loi du 3 avril 1955. Décidé par décret en conseil des ministres, il peut être déclaré sur tout ou partie du territoire soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas de calamité publique. Une mesure exceptionnelle que la France brandit toujours dans un continuum colonialiste : en Algérie, en Kanaky ou dans les banlieues. Toujours pour mater les populations.
Macron, qui déclarait lors de la campagne de sa première élection présidentielle, que la colonisation est un crime contre l’Humanité, se montre bien plus zélé que ses prédécesseurs pour faire régner la violence coloniale.
Ces événements sont des révélateurs pour nous : ceux qui se laissent séduire par les sirènes du Rassemblement National, savent désormais qu’ils ne souhaitent que la violence et la négation des peuples à s’autodéterminer.

Ce lundi 13 mai 2024, l’assemblée nationale française a examiné la question du dégel du corps électoral en Kanaky. Cette question majeure qui hypothèque l’avenir de ce territoire est observée par tous les anticolonialistes, car elle pose la question de la reconnaissance ou non par la France du fait colonial. Ce n’est pas une question seulement calédonienne, mais vraiment une question de fond sur le colonialisme et ses méfaits sur les peuples. Le peuple kanak pose un problème juste : « les Kanaks sont les seuls à pouvoir décider chez eux ». La France est la puissance colonisatrice, la Kanaky n’est pas la France. La réponse de l’Etat français comme toujours c’est la violence, les arrestations arbitraires de militants, des condamnations lourdes pour avoir manifesté.
Le peuple Kanak fait une puissante démonstration de son unité, de sa détermination dans ce combat pour sa survie avec à sa tête la coordination CCAT (Cellule de Coordination des Actions Terrains). La lutte pour l’autodétermination en Kanaky nous intéresse car la colonisation de peuplement a commencé chez nous dès le Bumidom et s’accélère ces derniers temps.
Il est urgent de dire « NON » en commençant par soutenir le combat des Kanaks. Le combat en Kanaky doit être notre propre combat afin d’affaiblir dans le même temps les visées colonialistes de l’état français chez nous.










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Salaura DIDON
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