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[Guerre de la Guadeloupe de 1802] Souvenons-nous de la Proclamation du commandant Louis Delgrès du 10 mai 1802

Le mois de Mai est un mois de mémoire, un mois de commémoration, celui des événements de Mai 1802. C’est l’occasion de SONJE le commandant Louis Delgrès et ses compagnons d’armes, Joseph Ignace, Solitude, Massoteau, Palerme, Codou, Marthe-Rose dite Toto devenus des héros fondateurs de l’histoire guadeloupéenne.

Louis Delgrès était né en 1766 à Saint-Pierre en Martinique. Militaire brillant, révolutionnaire, adversaire des blancs esclavagistes en Martinique, il a été plusieurs fois prisonniers des anglais qui combattent la Révolution.

Louis Delgrès, né « libre de couleur », officier français promu par la Révolution française, est devenu le chef de la résistance contre les troupes du général Richepance, envoyées par Napoléon Bonaparte pour rétablir l’esclavage en Guadeloupe, en 1802, après la première abolition de 1794. Le 6 mai 1802, le général Richepance débarque sur l’île pour exécuter la mission que lui a confiée Napoléon, à la tête d’un corps expéditionnaire de plus de 3 500 hommes.

Conscient que ses chances de vaincre sont faibles, Louis Delgrès va faire publier une proclamation intitulée « A l’univers entier, le dernier cri de l’innocence et du désespoir », un 10 mai 1802 à Basse-Terre. C’est un véritable plaidoyer contre le rétablissement de l’esclavage. Un texte qui doit être gravé dans la mémoire de chaque Guadeloupéen.

Le 20 mai, Delgrès se replie au Fort de Basse-Terre, puis se réfugie à Matouba, au pied de la Soufrière. Assiégé, avec ses troupes, dans l’Habitation Danglemont, le 28 mai 1802, Louis Delgrès et ses 300 combattants se suicident en faisant sauter leurs réserves d’explosifs. Ils ont été fidèles à la devise de la Révolution « Vivre libre ou mourir ». Quelques jours plus tard, le 16 juin 1802, l’esclavage est rétabli sur l’île.

Louis Delgrès, Proclamation du 10 mai 1802

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Salaura DIDON

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