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Le Préfet de la Guadeloupe, la directrice de l’ARS et le recteur d’académie déclinent le plan de déconfinement chez nous

Le préfet de la Guadeloupe, Philippe GUSTIN, la directrice de l’Agence Régionale de Santé, Valérie DENUX et le Recteur d’académie, Mostafa FOURAR ont tenu une conférence de presse cet après-midi, à l’ARS aux Abymes sur les spécificités locales du déconfinement la semaine prochaine. Que faut-il retenir pour la Guadeloupe?

Quelques mots d’introduction du préfet, pour qui le déconfinement est « une nouvelle étape dans cette crise sanitaire » et qu’il est attendu par tous. Il émet le vœu d’éviter cette même configuration que nous connaissons actuellement, d’éviter tout relâchement pour empêcher la recrudescence de la pandémie. Et comme le gouvernement l’a martelé, nous devons apprendre à vivre avec le virus, en continuant à respecter les gestes barrières et la distanciation physique, même après le 11 mai.

Le déconfinement local

Selon Philippe Gustin, voici ce qui est possible:

Chaque citoyen doit faire une bonne utilisation des masques, a rappelé le préfet.

Voici ce qui reste fermé et interdit:

Le 1er juin sera une autre étape du déconfinement.

Dossier Presse Plan de déconfinement en Guadeloupe

Le système de santé

La directrice de l’ARS estime que « le point sur la situation sanitaire est favorable », et que « la circulation du virus est fortement endiguée malgré trois cas confirmés par des laboratoires de ville ». Ces cas présentaient des symptômes anciens et donc il a fallu circonscrire en menant des enquêtes et des tests avec les cas contacts de ces 3 cas révélés, afin de casser les chaînes de contamination. Valérie Denux préconise de rester prudent lors de la phase de déconfinement pour éviter une deuxième vague.

C’est pourquoi, l’ARS a établi une stratégie de santé territoriale d’actions qui présente trois objectifs très précis.

  1. Diminuer l’impact sanitaire de ces deux mois de confinement sur les autres pathologies

En ce sens, il faut collaborer avec les professionnels de santé de ville (médecins, infirmières, kinésithérapeutes, etc.), mettre en place une bonne éducation à la santé afin de reprendre le contact avec les personnes ayant des maladies chroniques et sur les différents critères d’aggravation des maladies, capitaliser la télémedecine et le télésuivi.

Il est nécessaire de favoriser la mobilisation des soins en ville, de mettre en oeuvre des formations, des webinaires avec les professionnels de santé, de collaborer avec les services à domicile (HAD, etc) pour la prise en charge, de reprogrammer les activités hospitalières par priorité pour éviter une saturation des services.

Enfin, il faut suivre les personnes les plus vulnérables, poursuivre cette dynamique avec les EHPAD, et obtenir les adresses mail pour faire remonter les difficultés.

2. Limiter le risque d’une nouvelle vague épidémique

Valérie Denux décrit quatre piliers:

3. Assurer la capacité du système de santé à remonter en puissance

Valérie Denux a parlé du rôle de la Clinique Des Eaux Clairs autorisés à s’organiser pour les lits de réanimation.

De manière générale, nous voulons augmenter jusqu’à 75 lits de réanimation. Nous avons déjà 54 lits de réanimation et nous voulons baisser à 44 lits de réanimation soit 39 au CHU et 5 au CHBT. Donc, on passerait de 44 à 54 lits en cas de deuxième vague et pour atteindre au final 80 lits.

Les salles opératoires vont rouvrir progressivement. Sur les 10 respirateurs lourds demandés au national par l’ARS, 5 seront livrés la semaine prochaine. Valérie Denux rappelle que le national a fourni 3 semaines de stock de médicaments .Il faudra faire attention à réguler leur utilisation parce qu’ils sont aussi nécessaires pour des pathologies hors Covid-19.

Il sera possible pour les praticiens étrangers, hors Union européenne d’exercer comme médecins sous réserves de leurs compétences, de la demande des établissements hospitalières et de la maîtrise de la langue française.

Il y a aussi les 3 moyens pour héliporter les patients entre la Guadeloupe, la Martinique et les îles du Nord.

La réserve sanitaire est indispensable, comme indiqué dans l’objectif 2. Une prime sera versée aux professionnels de santé pour le travail accompli. Et les professionnels de santé libéraux qui ont connu une perte d’activités recevront une compensation financière pendant cette période.

Stratégie territoriale santé de sortie de confinement

Le système éducatif

Le recteur s’aligne sur la décision du gouvernement pour rouvrir les écoles maternelles et élémentaires le 11 mai. Il rappelle que près de 90% des écoles vont reprendre au niveau national et que plus de 85% des communes sont prêtes même celles qui sont en rouge. Etant donné que la Guadeloupe est en vert, il estime que nous pouvons rouvrir les écoles.

2% des élèves vont retourner sur les bancs de l’école dans quatre communes: Le Moule, Petit-Bourg, Goyave et la Désirade s’il y a de l’eau dans les robinets. Les écoles de Saint-Martin ouvrent le 11 mai et celles de Saint-Barthélémy, ce sera le 18 mai.

L’académie n’a pas encore déterminer pour la question des notes à distance et/ou en présentiel.

Mostafa Fourar, en collaboration avec les maires, propose de renforcer le dispositif de l’école ouverte en juillet-août.

Douze écoles privées catholiques vont rouvrir, dont un établissement privé à Marie-Galante.

Enfin, les concours auront bien lieu dans les lycées, dès lors que la distanciation physique est mise en place.

Valérie Denux a indiqué que les Instituts médicaux éducatifs (IME) doivent fournir des plans de reprise des activités en début de semaine prochaine, afin que l’ARS, le département et l’éducation nationale valident ces plans.

Toutes ces spécificités locales doivent faire réfléchir la population guadeloupéenne sur sa santé, qui est une priorité, et elle doit continuer à respecter les gestes barrières, à porter le masque et à pratiquer la distanciation physique.

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Salaura DIDON

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