Jour : 6 octobre 2020

[Littérature] Moïse SORÈZE a publié son premier ouvrage « BLAG É TIPAWÒL Adan lang Kréyòl GWADLOUP »

Moïse SORÈZE, cadre retraité de l’Education nationale, est l’auteur de BLAG É TIPAWÒL Adan lang Kréyòl GWADLOUP (octobre 2020, Éditions Nèg Mawon). Cet ancien professeur de français, d’histoire et de géographie au collège a enseigné le créole au collège de Capesterre-Belle-Eau entre 1979 et 1984. Dans une interview consacrée à K@ribbean Newsweek ce mardi 6 octobre 2020, il aborde son œuvre et ses activités littéraires.

De quoi parle votre ouvrage ?

Il s’agit d’un recueil de blagues en langue créole de Guadeloupe. Chaque blague est suivie de proverbes ou adages plus ou moins rares.

Certaines blagues relatent des scènes authentiques que j’ai vécues dans le Pointe-à-Pitre des années 60. Les personnages ont réellement existé. J’ai changé certains noms. Les autres sont des blagues entendues, ici ou là, d’autres sont des traductions de blagues qui circulent sur Internet en français.

Pourquoi ce thème ?

Plusieurs raisons m’ont poussé à écrire cet ouvrage. D’abord, la douce pression de camarades à qui je les racontais. Ils m’ont demandé d’écrire ces blagues qui font partie de notre patrimoine. Les gens de ma génération ont tous connu Listwa bab.

Ensuite, j’ai voulu montrer, une fois de plus, qu’on pouvait tout écrire en créole. Une rapide enquête m’a permis de constater qu’il n’existait pas de recueil de blagues écrites en créole. Sauf erreur de ma part, bien sûr. Enfin, c’était l’occasion de contribuer une nouvelle fois à la diffusion d’écrits en créole.

Quelle est l’importance de rédiger en créole ?

Rédiger en créole est important à mes yeux. Le créole est ma langue maternelle. J’aime écrire en créole. C’est la langue de la dérision, si belle et si authentique.

Je me suis livré à un exercice, clin d’œil aux enseignants : j’ai utilisé souvent un lexique peu courant, j’ai fait figurer dans un même texte un mot et son synonyme.

C’est une anecdote qui a son intérêt : quand je lis une blague rédigée en français, la traduction est simultanée, je la comprends en créole.

Combien de temps avez-vous pris pour écrire votre œuvre ?

C’est difficile à chiffrer. Dès que mes amis m’ont gentiment mis la pression, j’ai commencé à écrire plus régulièrement et surtout à constituer un ensemble acceptable. Jusque-là, j’écrivais des textes que j’envoyais à mes relations. Histoire de rire un coup.

S’il faut donner une réponse, je dirai trois ans entre le moment où ils ont passé commande et ma rencontre avec l’éditeur.

Quelle est la date de sortie dans les librairies ? Où est-il disponible ? Combien coûte-t-il ?

Le livre est en librairie depuis le début du mois d’octobre 2020. Selon l’éditeur, il est disponible dans les librairies, les boutiques de presse, la FNAC.

Il coûte 12 euros.

Quelles sont vos autres ouvrages en langue créole ?

Il s’agit de mon premier ouvrage en solo. J’ai participé à l’écriture d’autres ouvrages dans lesquels figurent ou pas des textes assortis de ma signature.

C’est le cas de:

  • BERNINI-MONTBRAND Danièle, POULLET Hector, SORÈZE Moïse et TELCHID Sylviane. (1980). Grammaire comparée créole-français, Imprimerie offset de la Mairie de Basse-Terre.
  • RUTIL Alain (dir.) (2017). Guy TIROLIEN, De « Credo » en CredoS, Éditions Jasor.
Source: Site Internet de l’Editions Jasor

Quelles sont les activités de votre groupe de travail sur la langue créole ?

Je travaille au sein d’un groupe qui a entrepris de produire un dictionnaire en créole guadeloupéen.

Un mot pour vos lecteurs?

Ri ri a zòt, pa janmé arété ri. Kon di chantè-la : « fò-w ri-yo avan yo ri-w ».

St@y connected!

Salaura DIDON

[Cinéma] La 5ème édition du Festival Cinécolo-Haïti s’intéresse à la mer

Le Festival Cinécolo-Haïti entame sa 5ème édition qui se déroule du mardi 6 au dimanche 11 octobre 2020 avec le thème « Et si on s’occupait de la mer!!! ». Ce festival international du film de l’environnement est une initiative de l’association Maison Verte d’Haïti, qui collabore avec plusieurs partenaires. Au programme: des projections de films suivies des échanges, des conférences-débats et le nettoyage des plages. Toutes ces manifestations gratuites se tiennent à Port-au-Prince, Jacmel, Gonaïves, Les Cayes, Port-de-Paix, Cap-Haitien, Saint-Marc, Jérémie. Le port du masque est obligatoire.

Le film phare de cette édition sera le dernier documentaire du réalisateur haïtien Arnold Antonin « Men sa Lanmè di » (Ainsi parla la mer).

Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti
Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti et du Programme des Nations Unies pour l’environnement en Haïti
Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti et du Programme des Nations Unies pour l’environnement en Haïti
Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti et du Programme des Nations Unies pour l’environnement en Haïti
Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti et du Programme des Nations Unies pour l’environnement en Haïti
Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti et du Programme des Nations Unies pour l’environnement en Haïti
Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti et du Programme des Nations Unies pour l’environnement en Haïti
Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti et du Programme des Nations Unies pour l’environnement en Haïti
Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti et du Programme des Nations Unies pour l’environnement en Haïti
Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti et du Programme des Nations Unies pour l’environnement en Haïti
Source: Facebook du Festival Cinécolo-Haïti et du Programme des Nations Unies pour l’environnement en Haïti

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Salaura DIDON