Jour : 3 juin 2020

Photo-reportage: Un rassemblement de soutien aux victimes afro-américaines des bavures policières

Un hommage à George Floyd mort étouffé par un policier blanc à Minneapolis lundi 25 mai 2020 et à toutes les victimes afro-américaines et noires en France. C’était le rendez-vous à 18 heures de ce mercredi 3 juin 2020, devant la mairie de Pointe-à-Pitre où plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à l’appel de Combat Ouvrier et de Rebelle. Ils ont exprimé leur indignation et leur tristesse. A tour de rôle, les syndicats, les organisations politiques, les associations de défense des droits de l’homme et de lutte contre le racisme et toutes formes de discrimination ont pris la parole. Vers la fin de la manifestation, Moun Gwadloup, qui s’est plaint de ne pas avoir eu droit à la parole, s’est imposé. Voici quelques photos de la manifestation.

Manifestants, public et pancartes

Selon Sidjie Esdras, militante de Combat Ouvrier, cette rencontre est réussie et prouve qu’« il y a un espoir pour toute l’humanité et pour tous les opprimés ». Et qu’à l’instar des Afro-américains, les peuples opprimés se révoltent tôt ou tard.

Les différents orateurs

Il y a eu un mélange de beaucoup d’émotions dans leur voix. Tous ont exprimé leur tristesse et leur colère par rapport à la mort de George Floyd. Chaque orateur a donné son point de vue et/ ou son témoignage sur le racisme, toutes les formes de discriminations envers les noirs, les violences policières contre la communauté Afro-américaine, contre les Guadeloupéens et les noirs à travers le monde.

Les photos sont des captures d’écran des discours filmés.

Sidjie ESDRAS, militante de Combat Ouvrier et de Le Journal Rebelle
Mélanie, militante de Le Journal Rebelle
Jacqueline JACQUERAY, Présidente du Comité International des Peuples Noirs (CIPN)
Lita DAHOMAY, Collectif de soutien à Mumia Abu-Jamal
Henri BERTHELOT, Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT)
Michel GARBIN, artiste avec son instrument le Kora
Didier JEANNE, Collectif Vigilance Citoyenne
Une jeune femme de Philadelphie (USA)
Marie GWADLOUP, Présidente du Mouvement International pour les Réparations (MIR)
Nita BROCHANT, Secrétaire nationale de Fos pou konstwui Gwadloup (FKNG)
Suzy ROCHE, Association des professeurs d’anglais (APAG)
Victoire JASMIN, Sénatrice de la Guadeloupe
Felix FLEMING, Secrétaire général du Parti Communiste Guadeloupéen (PCG)
Raphaël CECE, militant de Combat Ouvrier et de Le Journal Rebelle
Jean-Marie NOMERTIN, Secrétaire général de la Confédération Général du Travail de la Guadeloupe (CGTG)
Max CELESTE, Combat Ouvrier

L’arrivée de Moun Gwadloup

Lors du discours de Max Céleste de Combat Ouvrier, le collectif Moun Gwadloup s’est avancé sur l’estrade à l’entrée de la Mairie de Pointe-à-Pitre, pour demander à prendre la parole. Leurs membres ont essuyé un refus radical. Les militants de Combat Ouvrier et Rebelle ont fait bloc et le public pouvait voir leur dos. Et là on se demande qu’est-ce qui se passe? En fait, il s’agit d’une altercation.

Ensuite, les membres de Combat Ouvrier et Rebelle ont commencé à scander un chant « nou ké levé » alors que Moun Gwadloup cherchait à s’exprimer. C’est la raison pour laquelle, le groupe a traité les militants d’hypocrites parce qu’il a été empêché de parler.

Privé d’estrade, Moun Gwadloup a donc pris la parole à part. Bien que la mort de George Floyd soit révoltante, le collectif rappelle que ici aussi il y a des bavures policières et qu’un de leurs membres a été victime des policiers. « Il y a dix jours de cela, en té ni kamarad en mwen té ni dix policiers siye gwadloup i fin o CHU. Il n’y a pas eu de mobilisation », explique le porte-parole Ludovic Tolassy. Ils étaient en direct sur leur page Facebook.

Ludovic TOLASSY, porte-parole de Moun Gwadloup
Ludovic TOLASSY, Porte-parole de Moun Gwadloup

Ce qu’il faut retenir

Julien Mérion a annoncé un autre rendez-vous ce samedi 6 juin à 10h sur la place de la Victoire pour poursuivre la manifestation.

Enfin, Luc Reinette a affirmé que les organisations invitées à cette manifestation ont proposé de débaptiser la rue Luc Ferry (un homme « favorable à la suprématie blanche ») à Saint-François pour la rebaptiser par le nom Georges Floyd. Idem pour débaptiser le Fort Napoléon.

Retrouvez dans nos meilleurs délais les vidéos des différentes interventions ici et sur le compte Instagram de K@ribbean Newsweek et/ou sur ma chaîne Youtube.

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Salaura DIDON