Mois : février 2019

Valentin Top, le gagnant de la première édition régionale du concours « Ma thèse en 180 secondes »

Pointe-à-Pitre. En 3 minutes top chrono, sept candidats sur huit ont présenté leur sujet de recherche à l’amphithéâtre Mérault ce samedi 23 février 2019, sur le campus de Fouillole, à l’Université des Antilles. Valentin Top est l’heureux gagnant de ce concours.

En route pour la demi-finale nationale

Valentin Top représentera l’Université des Antilles pour la demi-finale nationale à Paris du 4 au 6 avril 2019. Il est lauréat du prix du jury et gagne un chèque d’une valeur de 750 euros.

Doctorant en sciences de l’éducation, il a exposé sa recherche « Les stratégies d’auto-handicap dans le domaine scolaire ».

Les membres du jury étaient:

  • Mostafa Fourar, le Recteur de l’Académie de Guadeloupe,
  • Jacqueline Abaul, ancienne directrice de l’Ecole doctorale, et ancienne rectrice de l’Académie de Caen,
  • Monique Decastel, 3ème adjointe au maire de la ville de Pointe-à-Pitre,
  • Manuela Clem Berthelot, présidente du Campus Caribéen des Arts de Martinique.

La finale nationale sera organisée à Grenoble le 13 juin 2019 et la finale internationale se tiendra à Dakar, au Sénégal, le 26 septembre 2019.

Le prix du public

Syndia Sadikalay remporte le prix du public et un chèque d’une valeur de 500 euros. Docteur en physiologie et biologie des organismes, sa thèse s’intitule « Influence des rejets animaux et humains sur la diffusion de l’antibiorésistance à l’homme, aux animaux et à l’environnement en Guadeloupe ».

Les autres candidats ont obtenu d’autres prix.

Une vidéo plus longue de la manifestation sera diffusée sur le site manioc.org dans quelques jours.

Historique du concept

Le concours « Ma thèse en 180 secondes » est inspiré du concours « Three minute thesis (3MT®) » qui s’est déroulé pour la première fois en 2008 à l’Université du Queensland, en Australie.

En 2013, pour la première fois en Europe, ce concours est organisé dans les universités de Liège et de Lorraine. Ce qui a incité de nombreuses universités françaises à adhérer au concept.

La finale 2016 du concours international francophone s’est tenue à Rabat et le 3ème prix a été attribué à Nicolas Urruty, un doctorant Poitevin. En 2017, la grande finale internationale s’est déroulé à Liège en Belgique. En 2018, la finale internationale a eu lieu à Lausanne en Suisse.

St@y connected!

Salaura DIDON

Les scolaires défilent pour le carnaval

Ce vendredi 22 février 2019, dans l’après-midi, les enfants ont défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre. Malgré le temps maussade et les quelques gouttes de pluies, ils étaient tous déguisés et heureux de chanter et de danser. Reportage vidéo.

Les thèmes choisis par les écoles pour le carnaval

Les écoles maternelles et élémentaires ont choisi des thèmes bien précis pour le carnaval comme la nutrition, le jardin bio traditionnel, la protection des traditions, le monde marin, la pollution, la nature (les arbustes, la forêt), l’amour, etc. Et le moins qu’on puisse dire c’est que les enfants, les parents, les enseignants et les accompagnateurs se sont bien amusés.

Vive les vacances de carnaval!

Les vacances de carnaval commencent ce samedi 23 février 2019 pour les écoliers, les collégiens et les lycéens.

Nous leur souhaitons de belles vacances et beaucoup de repos pendant ces quinze jours!

Source image d’entête: photo de pixabay.com.

St@y connected!

Salaura DIDON

Recherche. Ma thèse en 180 secondes

Pointe-à-Pitre. L’Université des Antilles, le Centre national de recherche scientifique (CNRS) et la Conférence des Présidents d’Universités organisent la première édition régionale du concours « Ma thèse en 180 secondes ». Rendez-vous ce samedi 23 février 2019 à l’amphithéâtre Mérault de 9 h à 12h, sur le campus de Fouillole.

Les modalités du concours

Ce concours est un exercice de vulgarisation scientifique. Il permet aux doctorants et aux jeunes docteurs de présenter au grand public leur sujet de recherche en termes simples. Chaque candidat(e) exposera sa thèse pendant 3 minutes grâce à une diapositive.

A l’occasion de cette première édition, six doctorants et deux docteurs de Martinique et de Guadeloupe seront en compétition sur la scène de l’amphithéâtre Mérault. Les candidats pourront remporter le prix du jury, le prix du public, et un billet d’avion afin de représenter la recherche de l’Université des Antilles à trois niveaux:

  • d’abord, à la demi-finale nationale,
  • ensuite, à la finale nationale,
  • et enfin, à la finale internationale.

Qui sont les candidats en lice?

Les candidats sont issus de diverses disciplines:

  • cultures et langues régionales,
  • langues littératures étrangères,
  • sociologie et démographie,
  • sciences politiques,
  • sciences de l’éducation,
  • recherche clinique, innovation, technologie,
  • physiologie et biologie des organismes.

Les sujets de thèse semblent fort intéressants et s’ancrent dans la réalité locale. Pour la Guadeloupe, par exemple, les recherches visent une communauté religieuse et spirituelle, l’environnement et l’écologie, l’éducation comme:

  1. « Le mouvement Rastafarai en Guadeloupe »,
  2. « Influence des rejets animaux et humains sur la diffusion de l’antibiorésistance à l’homme, aux animaux et à l’environnement en Guadeloupe »,
  3. « L’agro-écologie en tant qu’enjeu politique dans la relation entre l’Etat français et ses dépendances des Amériques : le cas de la Guadeloupe »,
  4. « Les stratégies d’auto-handicap dans le domaine scolaire ».

L’entrée est libre et gratuite.

Venez nombreux encourager les candidats ambitieux!

Source image d’entête: affiche du Bureau de la Recherche Scientifique (BRS) à l’Université des Antilles.

St@y connected!

Salaura DIDON

Politique. Joël Beaugendre, nouveau président de la CAGSC

Le maire de Capesterre-Belle-Eau, Joël Beaugendre a été élu président de la Communauté d’agglomération Grand Sud Caraïbes ce samedi 16 février 2019. Il a gagné sans surprise contre son adversaire, Rolland Plantier, le maire de Vieux-Fort.

Un vainqueur critiqué

Joël Beaugendre a obtenu dès le premier tour 22 voix de sa famille politique contre 17 pour le candidat de l’opposition Rolland Plantier. 4 bulletins étaient blancs et nuls. Il a promis de diriger la communauté d’agglomération dans la plus grande transparence.

Ce matin, les 43 conseillers communautaires étaient appelés à voter. Mais le maire de Capesterre-Belle-Eau, l’unique candidat officiel pour la majorité ne fait pas l’unanimité. Marie-Luce Penchard, maire de Basse-Terre, avait déjà déclaré qu’elle s’abstiendra, et c’est ce qu’elle a fait avec les autres élus de la majorité municipale de Basse-Terre.

Coup de théâtre électoral

Les membres de l’opposition refusent la proposition du nouveau président Joël Beaugendre de réduire le nombre de sièges de vice-présidents réservé à la minorité. Soit 7 sièges pour la majorité et 3 pour la minorité. Pour cette nouvelle configuration, des communes ne seront pas représentées. Jusqu’à maintenant, la minorité comptait 4 membres et chaque commune était représentée au bureau. L’opposition quitte la salle et n’assistera pas à l’élection des vice-présidents. Elle promet de saisir le tribunal administratif.

Les membres du nouveau bureau du conseil communautaire

  • Président: Joël Beaugendre
  • 1er vice-président : Philippe Chaulet
  • 2e vice-président : Aramis Arbau
  • 3e vice-president : Jean Luc Bogat
  • 4e vice-président : Eddy Claude Maurice.
  • 5e vice-president : Thierry Abelli
  • 6e vice-president : Louly Bonbon
  • 7e vice-president : Marie-Lucile Breslau.

Tous sont des membres de la majorité. En attendant, les élus présents ont décidé à l’unanimité que les trois vice-présidents de l’opposition seront désignés lors du prochain conseil communautaire.

Joël Beaugendre succède à Lucette Michaux-Chevry, qui avait donné sa démission le 30 janvier 2019.

Il est toujours mis en examen, connu aussi pour des affaires judiciaires dans le passé.

St@y connected!

Salaura DIDON

La soirée guyanaise en images

Dans le cadre de la clôture du Marché International du Film et de la Télévision Caribéens et des projections Cinevision Sud, s’est tenue une soirée en l’honneur de la Guyane à la salle des Fêtes de Lamentin ce vendredi 8 février 2019. Have a look at the event!

Un diaporama sur la soirée

Beau programme: projection d’un film sur la Guyane, conférence-débat sur l’histoire des Touloulous, dégustation de la cuisine guyanaise. Les Touloulous et le public ont dansé sur de la biguine, de la mazurka et le torride « piké djouk ». Une cinquantaine de personne étaient présents.

Les Touloulous sont des personnages mythiques du carnaval guyanais. Pendant cette période festive, les Touloulous sont des femmes qui sont masquées et déguisées de la tête au pied. Elles sont méconnaissables et cachent toutes les parties de leur corps. Lors des soirées, ce sont elles qui choisissent et invitent le cavalier à danser, qui lui est sans masque.

Cela donne envie d’aller en Guyane.

Qui veut y aller?

St@y connected!

Salaura DIDON

YAO

Pointe-à-Pitre. A l’affiche au cinéma Rex ce samedi 9 février 2019, il fait parti des films blacks projetés en ce moment. Il a été réalisé par Philippe Godeau.

Une comédie dramatique

Yao est un adolescent de 13 ans qui vit à Kanel, un village au Sénégal. Yao est un prénom africain qui signifie « garçon né un jeudi ». Yao et son ami Demba prévoient de fuguer pour rencontrer Seydou Tall, un célèbre acteur français. Au final, Yao abandonné par son ami, ne se rend pas à l’école, fait le voyage seul, 387 kilomètres pour rencontrer Seydou Tall invité dans la capitale Dakar, pour promouvoir son nouveau livre. L’artiste s’attache à l’enfant et décide de le raccompagner dans son village. Seydou et Yao font un long chemin de Dakar jusqu’au village du jeune. Ce périple montre plusieurs péripéties. A travers ce voyage sur les routes du Sénégal, les arrêts dans les différents villages, Seydou roule vers ses racines et se remémore ses ancêtres. C’est un film émouvant.

La quête de ses origines

Lionel Louis Basse joue Yao, Omar Sy incarne Seydou Tall, et Fatoumata Diawara est Gloria, une musicienne.

Au delà de la fugue, à éviter quand on est enfant, l’histoire montre Yao, un jeune adolescent déterminé à réaliser ses rêves. Ce voyage dans les terres profondes du Sénégal permet à Seydou Tall de se souvenir de ses racines et de ses ancêtres. Les paysages sont magnifiques. C’est un voyage initiatique. Et tout fait sens dans la vie. Son grand-père a émigré en France hexagonale et a travaillé dans la société Peugeot. On voit Seydou conduire une voiture Peugeot pour se rendre d’un village où le taxi s’est arrêté à Kanel. Pendant le parcours, la voiture tombe en panne, puis est réparée. Cette situation lui permet de rencontrer une dame qui lui dit « Que le chemin des ancêtres continue à guider tes pas ».

Le spectateur voit et vit la culture africaine. Il faut éviter de partir quand on est invité à manger. La valeur du travail, l’école, le respect des aînés, la culture musicale sont importants.

Autre point: Yao et Gloria considèrent Seydou comme un bounty (noir qui a un comportement de blanc ou qui est blanc à l’intérieur). Lors d’un contrôle routier, Gloria lui conseille de payer l’agent de police pour les laisser circuler. Est-ce une habitude culturelle ou la pratique de la corruption?

Yao raconte son aventure dans un cahier et l’offre en cadeau à Nathan, le fils de Seydou qui vit en région parisienne, et qui n’a pas pu faire le voyage avec son papa. Seydou Tall dit qu’il reviendra avec son fils dans le village de ses ancêtres. Peut-être un YAO n°2?

Source image d’entête: affiche téléchargée sur le site du Cinéma Rex.

St@y connected!

Salaura DIDON

THE END. Projections Cinevision Sud

Les premières journées des projections Cinevision Sud s’achèvent ce vendredi 8 février 2019. Rendez-vous pour deux soirées.

Remise des prix et récompense

La cérémonie de clôture des journées des projections Cinevision Sud a lieu ce jeudi 7 février 2019 au ciné-théâtre de Lamentin. A cette occasion, le marché international du film et de la télévision caribéens (MIFTC) remettra aux vainqueurs le prix Marathon d’Ecriture, le prix Cinéphile 2019. Les organisateurs projetteront aussi un film surprise.

La Guyane à l’honneur

Le marché international du film et de la télévision caribéens, la maison de la Guyane, la ville du Lamentin et le Comité de Tourisme de Guyane invitent à une soirée guyanaise ce vendredi 8 février 2019 à 20h30 à la salle des Fêtes de Lamentin.

Le thème le cinéma fait son carnaval est fédérateur en cette période de carnaval et pourrait attirer du monde tant son programme est riche: animations, projections, musique, et dégustation de la cuisine traditionnelle guyanaise pour les gourmands. Les organisateurs proposent L’exposition « Les Touloulous de Guyane », avec trois invités: Monsieur Armand HIDAIR, Historien de la Guyane; Monsieur Alex MADELEINE, Président du Comité de Tourisme de Guyane, Monsieur Jean-Claude LABRADOR, 4ème adjoint du Comité Territorial de Guyane.

L’entrée est gratuite.

Venez nombreux and Have fun!

St@y connected!

Salaura DIDON, une bénévole du MIFTC

Cinéma again. Sorry to bother you

Pointe-à-Pitre- Avec un titre pareil, on pourrait se demander de quoi parle ce film qui est à l’affiche au cinéma Rex ce samedi 2 février 2019. Ecrit et réalisé par le rappeur Africain-Américain Boots Riley, le spectateur découvre un univers de science-fiction.

Un film de science-fiction fantastique

Ce film nous plonge dans un monde imaginaire. C’est le moins qu’on puisse dire.

Au début, c’est l’histoire ordinaire de Cassius Green, alias Cash, un jeune homme noir qui recherche activement du travail. Il ne parvient plus à payer son loyer à son oncle qui a aussi des difficultés pour payer sa maison. Il a aménagé dans le garage avec sa petite amie.

Il arrive à être embauché comme opérateur téléphonique et fait du télémarketing. Le film montre qu’il a une imagination fertile, et on le voit toujours propulsé avec son bureau en train de discuter face à face avec ses clients.

Pour son travail, il bénéficie des conseils du doyen des salariés, joué par l’acteur Danny Glover. Il adopte une « voix de blanc » pour vendre. Ainsi, le client au téléphone croit qu’il s’adresse à un homme blanc, alors qu’il est noir en réalité. Grâce à cette technique, il connaît un vrai succès.

Un jour, un collègue asiatique le sollicite pour revendiquer de meilleures conditions de travail et une augmentation de salaire. Il accepte de faire grève avec ses collègues opérateurs téléphoniques.

Très vite, il change de camp et risque de passer pour un traître. Puisqu’il obtient rapidement une promotion et devient « un super vendeur ». Il a trouvé la solution pour se faire beaucoup d’argent et aider son oncle. Sa situation sociale s’améliore: superbe appartement, belle voiture, etc.

Mais, il est loin de s’imaginer que gravir les échelons et obtenir un très gros salaire présentent des risques pour sa vie. La société de télémarketing a des liens avec un riche patron d’une multinationale cocaïnomane et fou, qui mène des expériences scientifiques sur des êtres humains. Il découvre que des hommes sont transformés en mutants, des mi-hommes mi-chevaux afin de satisfaire la rentabilité économique, une plus grande capacité de travail.

Cassius constate qu’on se sert de lui pour devenir le leader de ces mutants et réaliser des objectifs inhumains. A partir de cet instant, il va chercher à dénoncer ces pratiques dans les médias et il retournera vers ses collègues et amis pour les aider dans leurs revendications.

Un film politique et satirique

Le rappeur Boots Riley, chanteur principal du groupe de hip-hop The Coup, s’est inspiré de sa propre expérience en tant que vendeur dans le télémarketing, pour produire Sorry to bother you, qui est d’abord le titre de son sixième album sorti en 2012. Les fonds récoltés lui ont permis de réaliser son premier long métrage qui porte le même nom.

Ce film aborde la réussite sociale à tout prix pour accéder au confort matériel. L’ascension sociale de Cassius a un goût amère. Il est victime des préjugés du riche PDG qui lui demande de raconter sa vie de gangsta et de faire du rap parce qu’il est noir.

Sorry to bother you montre la lutte syndicale grâce aux revendications des salariés de la société de télémarketing. Il dénonce le capitalisme, l’exploitation de l’homme par l’homme, l’esclavage moderne avec les expériences scientifiques entreprises pour créer des mutants pour le travail à la chaîne.

Malgré les dénonciations de ces pratiques par Cassius dans les émissions de télévision, la côte de popularité du riche patron de la multinationale monte en flèche et son entreprise est bien vue par la classe politique.

Il y a une référence à l’exploitation de l »Afrique et de l’esclavage des noirs en Amérique à travers le discours et les œuvres d’art de la petite amie de Cassius. Celle qui va rompre un moment avec lui comme il a trop changé après sa promotion, et qui entretient une relation amoureuse avec son collègue asiatique.

Ce film rappelle Get Out, dans lequel l’acteur principal Lakeith Stanfield (Cassius Green) a joué.

Bref, un film qui « fait flippé »! (=faire peur dans la langue guadeloupéenne).

Source image d’entête: affiche téléchargée sur le site Internet du Cinéma Rex

St@ay connected!

Salaura DIDON

Grand Débat National. Les interventions des élus de Guadeloupe

Ce vendredi 1er février, ils étaient présents dans la salle des fêtes rénovée de l’Elysée. Le Grand Débat National sur le volet Outre-mer a duré plus de sept heures de temps. C’est un record. En préambule, le ministre des Outre-mer Annick Girardin joue à la médiatrice, fixe le principe et la règle des échanges, entre le Président de la République Emmanuel Macron et les élus des Outre-mer.

Synthèse des interventions et discussions

Pour le chef de l’Etat français, ce grand débat est l’occasion « de se dire les choses en vérité sur tout ce qui fonctionne, dysfonctionne et que nous devons appréhender » car « la réalité utltramarine de notre pays fait partie pleinement de ce débat ».

« Dites les choses de manière directe, et apportez votre part de vérité », a demandé le Président aux élus des Outre-mer.

Chiche… Ils ont parlé de chlordécone, des sargasses, de l’environnement, de la fiscalité, de la vie chère, de la formation professionnelle, de l’emploi, du logement, etc.


Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Joel Beaugendre, le maire de Capesterre-Belle-Eau, médecin de campagne affirme que« nombreux Guadeloupéens et Martiniquais sont malades de la chlordécone et meurent quotidiennement ». Il dit que la population doute de la potabilité de l’eau qui coule de leur robinet, même celle qui est produite par les entreprises d’eau minérale, et elle se détourne de la consommation des fruits et des légumes du territoire. Il demande au Président de s’engager dans la reconnaissance de la prise en charge de la maladie de la chlordécone.

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Victorin Lurel, sénateur de Guadeloupe, ancien président de la Région Guadeloupe désapprouve les propos du président qui dit que le chlordécone n’est pas cancérigène. Pour l’élu guadeloupéen, le chlordécone est bien cancérigène, et « n’a pas vu d’études scientifiques publiées dans une revue scientifique invalidant ce que le professeur Blanchet nous a servi pendant de longues années ».

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Guy Losbar, maire de Petit-Bourga abordé la question des sargasses. Ces algues brunes aux émanations toxiques sont un véritable fléau aux Antilles-Guyane, ont des conséquences financières pour les foyers et les PME, et c’est une menace pour le tourisme. « C’est un risque sanitaire évident, incontestable, un risque inquiétant car mal connu. Les autorités de santé doivent diligenter d’urgence les enquêtes nécessaires pour une évolution du risque en cours ». Il demande la prise en compte de ces préjudices par les compagnies d’assurance pour indemniser les entreprises exposées aux gaz qui subissent de lourde perte en équipement. Cette proposition exige une implication de tous les partenaires, et la réponse à cette question de sécurité publique doit être nationale. « Réaliser les études sanitaires nécessaires à l’information de la population, permettre d’assurer le risque de sargasses, ajuster la prise en charge de l’Etat à l’intensité du risque, telles sont les attentes prioritaires des Guadeloupéens », conclut-t-il.

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Marlène Miraculeux Bourgeois, maire de Capesterre de Marie-Galante, précise au Président que « ramasser les sargasses en 48h, c’est inopérant, ce n’est pas possible ». Elle l’invite donc à venir voir le volume de sargasses ramassés par jour. C’est plus d’un million de dépenses de ramassage, la commune paie la TVA, qui représente plus de 80 000 euros payés sur les fonds propres de la mairie, et qui n’est pas remboursée. Elle demande à Emmanuel Macron de les considérer et de les accompagner face à une telle catastrophe naturelle, comme il le fait avec les élus et citoyens de la France hexagonale. Pour elle, les sargasses sont « un cauchemar, un cancer », ce qui lui vaut le surnom de « madame Sargasse ».

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Maryse Etzol, maire de Grande-Bourg de Marie-Galante et présidente de la Communauté des communes de Marie-Galante, remercie qu’on lui accorde la parole puisque son intervention n’était pas prévue. Cette île, surnommée la Grande Galette « souffre économiquement et structurellement des conséquences de la double insularité, c’est un thème qui n’a pas été abordé ici et c’est pour cela que je tenais à intervenir. Le territoire se paupérise, décline démographiquement, perd de son attractivité touristique et économique ». Elle demande des capacités techniques, financières, l’ingénierie pour accompagner le changement. Elle propose « de redonner les moyens aux territoires doublement insulaires de répondre aux enjeux et aux obligations légales ». Elle demande donc l’instauration d’un dispositif de bonification de la Dotation globale de fonctionnement pour les communes et territoires doublement insulaires, la suppression temporaire de la TVA, la création de la zone franche insulaire pour les territoires doublement insulaires, ou la zone de revitalisation pour rendre compétitif les entreprises installées dans ces îles. En matière de continuité territoriale, elle suggère d’étendre l’obligation de service public pour le trafic aérien pour les îles du sud au transport maritime pour les passagers et pour le fret, de remettre en oeuvre la défiscalisation solidaire et sociale, un dispositif qui profitait aux plus défavorisés (3000 euros accordés quelque soit le montant des travaux).

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Marie-Luce Penchard, maire de Basse-Terre, ancienne ministre des Outre-mer de Nicolas Sarkozy rappelle: « On retrouve toujours les mêmes problèmes. La question du pouvoir d’achat, la question du logement, la question de la santé, de la sécurité, l’immigration à des degrés divers ». Malgré la mise en oeuvre des dispositifs Etats généraux de l’Outre-mer, Loi égalité réelle, Assises des Outre-mer, elle constate que « ça ne fonctionne plus » quand il y a une crise avec les mêmes problèmes. Elle demande au président de mettre en place le droit à la différenciation, des lois adaptées au territoire, pour remplacer la décentralisation.

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Jocelyn Sapotille, maire de Lamentin et président de la communauté des communes du nord Basse-Terre estime que « toutes les conditions sont réunies pour que demain nos territoires deviennent des territoires explosifs ». Il s’exprime en ce sens sur les écrits du président en matière de sur-réglementation étant une entrave au développement; et à l’affichage de la richesse sur Internet qui pourrait entraîner la révolte chez les pauvres.

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Ferdy Louisy, maire de Goyave, s’est exprimé sur la biodiversité, l’environnement et la fiscalité, et il demande la mise en place d’un chèque fiscal écologique en Outre-mer, qui « tiendrait compte des actions réalisées par nos administrés qui adopteraient des comportements éco-citoyens et viendraient en déduction de leurs impôts locaux ». Il cible ceux qui participent à la préservation de l’environnement afin de leur redonner du pouvoir d’achat à travers la baisse de la fiscalité. Objectif: concilier écologie et pouvoir d’achat.

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Claudine Bajazet, maire de Sainte Rose s’est adressée au Président sur la mise en place des ordonnances sur la formation professionnelle, le logement social pour les seniors ayant un faible revenu, l’accompagnement des agriculteurs qui font face à des difficultés sociales.

D’autres élus ont parlé:

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Sur la question du logement, Gabrielle Louis-Carabin, maire du Moule est intervenue sur les thèmes du logement social, de l’habitat insalubre, du dispositif de l’allocation personnalisée au logement (APL) pour l’accession sociale à la propriété qui permettait d’être relogé et d’améliorer l’habitat notamment des personnes âgées. « Après cette suppression, quelles sont les solutions de substitution que vous allez donner aux ultramarins qui ont des zones de résorption de l’habitat insalubre et où les programmes sont en panne et nous ne savons que faire »? Elle précise que l’accession à la propriété pour les plus modestes est un enjeu majeur.

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Sur la question de l’emploi, Jean-Claude Pioche, maire de la Désirade et président des maires de Guadeloupe, demande la création d’une cellule interministérielle avec des moyens alloués.

Photographie téléchargée sur son Facebook officiel

Sur l’action sociale, Josette Borel-Lincertin, présidente du Département de la Guadeloupe explique que « l’insuffisance de moyens financiers ne permet pas de faire face à la progression très dynamique des allocations individuelles de solidarité comme le RSA, insuffisamment compensées par l’Etat ». Elle demande soit de recentraliser le versement de cette prestation sociale comme à Mayotte et en Guyane, soit de prévoir l’affectation d’une nouvelle ressource, sans créer une nouvelle taxe, en récupérant une fraction des recettes des produits des jeux de hasard collectés.

La sénatrice (PS) Victoire Jasmin et le député (Modem) Max Mathiasinétaient aussi présents à l’Elysée.

Les réponses du Président


Portrait officiel de
Emmanuel Macron (Elysee.fr)

Le Président s’engage à aller vers le zéro chlordécone dans l’alimentation en adaptant « une politique de transparence, d’investissement, d’innovation ». La question des sargasses a suscité des incompréhensions car selon Emmanuel Macron, c’est l’intercommunalité qui doit se charger de ce problème. De plus, il retient la proposition du maire de Goyave pour la création d’ un chèque fiscal écologique.

S’agissant de la vie chère, le chef de l’Etat a mis en cause les sur-rémunérations des fonctionnaires et les situations de monopoles. « La vie chère est entretenue par le fait qu’il y a une dualité des rémunérations en Outre-mer », a-t-il souligné. Il explique qu’il y a « les filières monopolistique ou oligopolistique »dans les Outre-mer, qui vendent par exemple une même voiture beaucoup plus chère qu’en métropole.

Par ailleurs, le Président propose la solution de développer des filières locales sur le plan alimentaire et énergétique, de l’activité économique et du salaire pour mieux vivre et baisser les prix, au lieu de compenser les prix avec l’argent public.

En matière de transport aérien, il soulève une amélioration dans la mobilité entre la Guyane et les Antilles, les prix ont baissé grâce à la concurrence. Il revient cependant sur le prix des billets d’avion transatlantique toujours très cher pour les ultramarins.

Sur les relations entre l’Etat et les Outre-mer, il est très favorable au droit à la différenciation et « on doit constitutionnaliser cette notion de différenciation particulièrement pour les Outre-mer ».

Emmanuel Macron rappelle que les situations et conditions de vie (chômage, pouvoir d’achat) sont plus difficiles dans les Outre-mer, et conclut avec ces mots: « on doit agir, voir des résultats et évaluer ces résultats (..) je crois vraiment cette philosophie, il n’y a pas de fatalité ».

Depuis le début de son mandat, le chef de l’Etat est déjà allé en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie. Il devrait se rendre en juin à Mayotte et à la Réunion.

Source image d’entête: affiche téléchargée sur le site Internet de RCI Guadeloupe.

St@y connected!

Salaura DIDON

Politique. Lettre ouverte aux Guadeloupéens: Lucette Michaux-Chevry dit adieu à la politique

Dans une lettre datée du 30 janvier 2019, Lucette Michaux-Chevry annonce sa démission à la présidence de la Communauté d’agglomération du Grand Sud Caraïbes. Elle met fin à sa carrière politique en Guadeloupe.

La lettre ouverte

La « dame de fer », la « grand madanm’ la » s’adresse directement aux Guadeloupéens. Elle a été fière de les représenter dans le monde. Lucette Michaux-Chevry fait référence à sa décision de se retirer de la politique, ses problèmes judiciaires, et son envie de passer le peu de temps qu’il lui reste à vivre avec sa famille.

Retrouvez sa lettre ici adressée à Philippe Gustin, Préfet de la Région Guadeloupe.

Sa carrière politique

Née le 5 mars 1929 à Saint-Claude, elle a eu plusieurs postes politiques en 60 ans de carrière: conseillère municipale de sa commune en 1959, conseillère générale dans les années 1970, présidente de région, députée, sénatrice, secrétaire d’Etat chargée de la francophonie et ministre déléguée à l’action humanitaire et aux droits de l’homme dans les gouvernements Chirac et Balladur.

Des problèmes judiciaires

La justice a rattrapé l’ancien maire de Basse-Terre, qui sera jugée le 14 juin 2019 en correctionnelle, notamment pour des affaires de favoritisme en matière de transports publics. Le 15 janvier, elle avait été placée en garde à vue dans une affaire de détournement de fonds présumés, avec sa fille Marie-Luce Penchard et son petit-fils Alexandre Penchard.

*Source image d’entête: Lucette Michaux-Chevry au milieu, photographie téléchargée du Twitter de la Communauté d’agglomération du Grand Sud Caraïbes.

St@y connected!

Salaura DIDON