Mois : janvier 2019

Rendez-vous cinématographiques

Dans le cadre du Marché International du Film et de la Télévision Caribéens (MIFTC), les rencontres professionnelles ont lieu en ce moment même jusqu’au samedi 2 février 2019 dans la commune de Lamentin. L’événement se poursuit avec les premières journées de projections CineVision Sud du vendredi 1er février au vendredi 8 février 2019. Retrouvez les deux programmes ici.

Deux manifestations importantes

Les 10èmes rencontres professionnelles ont commencé mardi 29 janvier 2019 à la Médiathèque de Lamentin. Ce webzine en a déjà parlé et a publié l’article Cinéma in motion le 22 janvier 2019.

Voici le programme des rencontres.

Breaking news: une conférence-débat et projections sur les arts visuels en mouvement « comment voir, regarder et décrypter les tableaux célèbres » est organisée avec le Professeur Pierre BAQUE le vendredi 1er février 2019 de 15h à 17h, pour les étudiants du DUT Métiers du Multimédia et de l’Internet à l’IUT de Saint-Claude.

Après cet événement, il y a les projections des films CineVision Sud au Ciné-théâtre de Lamentin. Feuilletez dès maintenant le programme.

Le public est vivement attendu.

Venez nombreux et amusez-vous bien!

* Source image d’entête du clap de cinéma: http://www.decosoiree.fr.

St@y connected!

Salaura DIDON, une bénévole du MIFTC

The Hate U Give- La Haine qu’on donne

Pointe-à-Pitre- Le film est à l’affiche au cinéma Rex ce samedi 26 janvier 2019. Réalisé par George Tillman Jr, il est basé sur le bestseller The Hate U Give de Angie Thomas.

The story

Starr est une jeune africaine-américaine de 16 ans, qui vit dans deux mondes complètement opposés: elle habite dans un quartier pauvre où vit majoritairement la communauté noire, et elle étudie dans un lycée privé dans un quartier où réside principalement des blancs. Elle devient Starr 2.0 dans son lycée.

Sa vie, qui parait paisible, a été bouleversée. Elle a été témoin deux fois d’un meurtre d’une personne dans sa communauté. La première fois, un membre d’un gang de son quartier a tué son amie. La seconde fois, c’est le meurtre de son ami d’enfance Khalil, abattu par un policier blanc. Ce drame est l’élément déclencheur qui la pousse à s’impliquer pour que justice soit rendue à son ami Khalil. Puisque le policier sera suspendu de ses fonctions un moment, et il ne sera jamais jugé coupable.

Un titre choc

The Hate U Give est un titre percutant qui relate les violences policières, en majorité des blancs envers les noirs.

Il y a des références à l’histoire des luttes des africains-américains et à l’actualité: les commandements du Black Panther Party (mouvement révolutionnaire de libération africaine-américaine créé en 1966), la photo de Malcolm X, le discours du chanteur Tupac Shakur, le récit des adolescents et hommes noirs abattus sans raison par des policiers blancs, des pancartes avec l’inscription Black Live Matter.

De plus, la mélanine dérange et les policiers blancs tirent sur les noirs parce qu’ils ont en peur, parce que être noir est déjà en soi-même une arme aux Etats-Unis. Le traitement est différent qu’on soit un noir ou un blanc arrêté lors d’un contrôle policier.

Il est aussi question des violences intra-communautaires, entre les noirs eux-mêmes avec les guerres de gangs, les guns, la drogue, etc.

Beaucoup d’émotions, de sentiments se dégagent du scénario: tristesse, colère, peur, amour, haine, hypocrisie, mépris. Starr est amoureuse d’un jeune adolescent blanc dans son lycée, et à cause de la mort de son ami Khalil, elle se rend compte qu’une de ses camarades blanches est raciste.

Ce film aborde bien les relations conflictuelles entre la communauté noire et la communauté blanche qui persistent encore aujourd’hui.

Enfin, la violence symbolique émanant du film fait penser à BlacKkKlansman. J’ai infiltré le Ku Klux Klan réalisé par le célèbre africain-américain Spike Lee.

The Hate U Give est diffusé en version originale ce mercredi 30 janvier 2019 au cinéma Rex

Qui va le voir?

En ce moment, il y a une offre duo black (10 euros pour deux films au choix) et une offre trio black (15 euros pour trois films au choix) valable jusqu’au 18 février 2019. Laissez-vous tenter!

* Source image d’entête: affiche téléchargée sur le site du Cinéma Rex.

St@y connected!

Salaura DIDON

Cinéma in motion

Le Marché international du film et de la télévision caribéens (MIFTC) organise une conférence de presse ce jeudi 24 janvier 2019 pour présenter les 10 ème rencontres professionnelles et les premières journées de projections CineVision Sud . L’événement se déroule du 29 janvier au 08 février 2019 en Guadeloupe. Un rendez-vous incontournable pour les cinéastes locaux et les cinéphiles.

The Press Conference

Elle a lieu ce jeudi à 10h à la Médiathèque Ernest Pépin de Lamentin.

C’est l’occasion de parler de l’avenir du Festival régional et international du cinéma de Guadeloupe (FEMI), des rencontres professionnelles, des journées Ciné’vision.

Deux temps forts

Le premier événement concerne les 10 ème rencontres professionnelles du cinéma Antilles, Guyane et Caraïbe qui se déroulent du 29 janvier au 2 février 2019 à la Médiathèque de Lamentin. Le thème retenu est « Accompagner les projets cinématographiques ».

Pendant ces cinq jours, les rencontres sont gratuites et permettent aux amoureux du cinéma de participer à des ateliers de rédaction de scénario, aux cinéastes locaux de parler de leur métier, de l’idée, du financement et de la distribution de leurs films.

Il est possible de s’inscrire sur ce lien, pour bénéficier de l’expertise des intervenants:

  1. Didier MAURO, cinéaste documentaire,
  2. Christelle GEORGE, journaliste, scénariste, auteur dramatique,
  3. Antoine CUPIAL, scénariste.

Monsieur Pierre BAQUE est l’invité d’honneur et le parrain de cette dixième édition. Il est Professeur émérite à l’université de Paris I Sorbonne, et Directeur des études de la Fondation Européenne des Métiers de l’image et du Son (FEMIS). Il est artiste et auteur d’un Abécédaire Artistique en 27 films.

Le second événement, c’est les premières journées CineVision Sud du 1er au 8 février 2019. Les séances sont payantes, 5 euros pour un film, et 12 euros pour un pass de 3 films. Le programme sera disponible ultérieurement.

Venez nombreux et participez!

St@y connected!

Salaura DIDON, une bénévole du MIFTC

Art. Des fresques murales réalisées par Al Pacman

En marchant dans les rues de Pointe-à-Pitre et des Abymes, sur les murs des certaines habitations, sur le mur d’un lycée, le passant peut admirer les magnifiques fresques signées par Al Pacman, artiste peintre décorateur. Photo-reportage du mercredi 16 janvier 2019.

Street art in Gwadloup

C’est un plaisir d’admirer les fresques de Al Pacman et de se poser un instant, le temps d’une photo ou de plusieurs…

D’abord, une fresque sur Tupac réalisée sur un mur au Lycée Polyvalent Chevalier de Saint Georges aux Abymes.



Une fresque à Grand-Camp aux Abymes.

Et là, d’autres fresques sur les murs de l’immeuble Maisons des Générations à Pointe-à-Pitre.









St@y connected!

Salaura DIDON

Entertainment. Admiral T en concert au Ghana

De la Guadeloupe au Ghana. Admiral T était sur scène pour le BHIM concert le vendredi 28 décembre 2018 à la Fantasy Dome, Trade Fair à Accra.

Admiral T featuring Stonebwoy

Deux superstars du Reggae/ Dancehall guadeloupéen et ghanéen chantent leur titre Ghetto Survivor (à partir de 3 :47 :30). Admiral T a été invité par Stonebwoy, le premier artiste africain de dancehall a avoir gagné au Black Entertainment Television, BET. Celui-ci aussi a gagné quatre fois le titre d’artiste de Reggae/ Dancehall de l’année.

L’artiste guadeloupéen a remercié le Ghana pour son amour et son hospitalité, et a chanté quelques extraits de ses célèbres sons.

Pour le chanteur ghanéen, la collaboration avec ses homologues caribéens est importante. Il fait un rappel historique sur les liens qui unissent l’Afrique et les Caraïbes.

“Reggae music, Dancehall music originated from the motherland of Africa, and I say originated from Ghana. Somebody says Ghana. Black Star. The gateway to Africa. You know why? Because we are the first of southern country to get independence in the whole of Africa. We are the one who they follow. Somebody says Ghana. You know why? Because 70 to 80% of Jamaicans come from Ghana. Say Ghana. You know why? Because slave trade, 70 to 80% of the ships were brought from Africa to the Caribbean come from Ghana. Say Ghana. Because you know why? The Nanny of the Maroons who got independence for Jamaica is from Ghana. Say Ghana (…). So it is right that Ghana would be the leader of Reggae/ Dancehall music for Africa. That is why, I say big up to every Reggae/ Dancehall artists in Ghana ».

Il présente Admiral T from Guadeloupe, French caribbean country.

“This is my brother, this is my friend. I want him to take me to Guadeloupe So as to sell Ghana there. I will show and say we are the Dancehall from Africa”.

Près de 50 artistes étaient présents comme Samini (Ghana), Sarkodie (Ghana), Morgan Heritage (Jamaïque), Sean Paul (Jamaïque), etc.

* Source image d’entête: ROB Photography, Twitter de Top Skanka @Stonebwoy publié le 2 janvier 2019.

Let’s go to Ghana!

St@y connected!

Salaura DIDON

Destination Antigua and Barbuda

Depuis le 1er novembre 1981, Antigue et Barbude est un Etat indépendant anglophone situé dans la mer des Caraïbes. Ce territoire fait partie des îles sous le vent. Il est composé de 2 îles principales : Antigua, Barbuda et de plusieurs petites îles dont Redonda. La capitale Saint John’s se trouve à Antigua. A environ 100 kilomètres au nord de la Guadeloupe, on peut s’y rendre par avion ou par bateau. Flash back sur la journée du mercredi 8 août 2018 au départ de la Basse-Terre.

De la Basse-Terre à Saint John’s

Surnommé le pays des 365 plages

Le Heritage Quay et les magasins au centre-ville ou Downtown






Le musée national




En 2018, il y a environ 100 000 habitants. Près de 90% de la population de Antigua and Barbuda est afrodescendante.






The Government House

Antigua and Barbuda est une monarchie constitutionnelle avec un parlement de style britannique.

Antigua and Barbuda est membre de plusieurs organisations :

  • Commonwealth,
  • African, Caribbean and Pacific Group of States ,
  • Association of Caribbean States,
  • Caribbean Community ,
  • Non-Aligned Movement ,
  • Organisation of Eastern Caribbean States,
  • Organization of American States ,
  • United Nations and World Trade Organizations.

Quelques lieux historiques à English Harbour comme Fort Berkeley, Fort George, et Nelson’s Dockyard





Pensez à cette nation lors de vos voyages.

St@y connected!

Salaura DIDON

L’Aquarium de Karukeraland

Pointe-à-Pitre- Seul(e), en famille et/ ou avec des amis, il est possible de visiter l’Aquarium de la Guadeloupe, installé à Bas du Fort au Gosier. Photo-reportage du lundi 31 décembre 2018.

La découverte du monde marin

Le film Aquaman réalisé par James Wan m’a donné envie d’y retourner et de regarder les richesses du monde marin des Caraïbes.

Crée en 1985, et rénové en janvier 2018, l’aquarium propose aux visiteurs de découvrir plus de 2000 poissons et vertébrés, 285 espèces très bien nourries.

Ce lieu représente 350 000 litres d’eau de mer et constitue 100% de la faune marine locale.

Let’s take some pictures










Pensez à ce lieu lors de vos voyages et découvertes.

St@y connected !

Salaura DIDON

Le journalisme numérique et moi

Pointe-à-Pitre- Globers me permet de renouer avec mon premier amour : le journalisme. Cette opportunité tombe à pic! Au lieu d’attendre en vain d’intégrer une rédaction, j’ai enfin écouté les conseils de mes parents : « Salaura, crée ton média », « Salaura, crée ton bureau de communication ». Et je me dis qu’au final, c’est une idée géniale! C’est bien de se connecter avec d’autres journalistes et d’autres publics. Je découvre des médias, des écritures et des sujets. C’est une manière d’avoir un réseau professionnel et de faire partie d’une communauté numérique. Ici, quelques éléments de réflexion et d’analyse sur la profession.

Le journalisme 2.0

Le Web 2.0 est un nouveau modèle social de communication, qui rapproche le journaliste de son audience (celui-ci devient à son tour un acteur de l’actualité, un producteur de contenus et un distributeur d’information). Son avènement offre la possibilité aux médias de communiquer sur tous les réseaux sociaux.

« Un téléphone mobile devient une caméra. Une station de télévision portable devient un outil de diffusion de vidéos sur l’Internet. Toutes ces technologies sont interactives ». (Be Diaf, 2014 : 57).

Wolf Bliztzer, journaliste et présentateur sur la chaîne américaine CNN, estime qu’aujourd’hui tous les journalistes sont censés être des « journalistes numériques ». Le journalisme numérique supprime « les vieilles frontières entre les corps de métiers journalistiques : le journalisme télévisuel, le journalisme radio, le journalisme Web » (Antheaume, 2016 : 13).

Maintenant, je deviens une entrepreneuse de l’information. Je suis fondatrice et directrice du webzine qui se nomme K@ribbean Newsweek, un pure player. C’est un site d’information sans support papier et non rattaché à un média « classique ». Je suis journaliste multimédia indépendante. Je veux écrire des articles, des papiers, et intégrer des reportages audio et/ou vidéo dans un futur proche. Je peux rédiger des sujets ici en Guadeloupe et ailleurs au cours de mes voyages. « Corrélation des faits pour produire une analyse. Observation minutieuse du réel pour y puiser un reportage. Recherche patiente d’une vérité dans l’enquête. Capacité à exprimer par un interviewé le meilleur de sa pensée. Utilisation de ses connaissances pour un commentaire pertinent, etc. Le journaliste fait en permanence un travail de création » (Agnès, 2015 : 13).

En étant journaliste reporter, le numérique m’oblige à avoir plusieurs autres casquettes que je porte avec fierté : éditrice, photographe, vidéaste, Community manager. Pour le moment, je fais tout moi-même : un peu de graphisme et d’assemblage de photo sur Paint. Je trouve cela très exaltant et enrichissant. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, dit-on.

« Le journaliste numérique est devenu Shiva. Il doit savoir tout faire. Et il doit tout faire ! La rédaction, la photo, la vidéo, le montage, la prise de son, sur tous les matériels, et sur tous les réseaux sociaux-humains et numériques ». (Be Diaf, 2014 : 121).

Le journalisme numérique « peut multiplier les formats et ne connaît aucune limite spatiale : Internet, en tant qu’espace infini, permet de construire des sujets longs, moyens ou courts sans que ces derniers soient figés d’avance comme dans le chemin de fer ou le conducteur d’une émission. En ligne, tout est permis : texte, vidéo, diaporama de photos, sons, graphiques, jeu vidéo, séries, newsgame, etc., et même des formats non déterminés, sans calibrage défini, sans dénomination propre. Mais on ne choisit pas de rédiger un article parce qu’on aime écrire, on ne fait pas une vidéo parce qu’on a envie de tourner avec une caméra. Un journaliste numérique fait fi de ses goûts personnels et choisit le format éditorial, en fonction de l’actualité qu’il couvre, tout en tenant compte du temps dont il dispose. L’objectif de cet arbitrage est de donner le maximum de chances à un contenu d’être vu et lu. Or ses chances ne sont pas les mêmes selon la nature du sujet, le format retenu, l’heure de publication et le lieu de distribution. Sur les moteurs de recherche, le texte reste prépondérant, alors que, sur les réseaux sociaux, les contenus visuels ont plus la cote car ils sont l’avantage d’être mieux partagés. Ces contenus font la part belle aux animations, aux vidéos, aux graphiques qui « claquent », comme on le dit dans le jargon journalistique » (Antheaume, 2016 : 45-46).

Cet auteur explique qu’il existe un décalage entre la production journalistique et ce que les lecteurs veulent. Il reste au journaliste de trouver comment faire correspondre ses aspirations et celles de l’audience.

Dans mon cas, j’aspire à exercer un « journalisme d’impact ». C’est « un mélange sophistiqué entre l’influence, la notion d’engagement des lecteurs, et la capacité, via l’écriture de contenus journalistiques, à susciter le changement dans la société » (Ibid., p. 88).

Le journaliste et les réseaux socio-numériques

Le journaliste a une utilité sociale et assure une fonction informative, qui « permet à chacun de « mieux vivre », dans les différents compartiments de son existence (professionnel, familial, civique, etc.) » (Agnès, 2015 : 17).

Pour moi, le journaliste est une profession intellectuelle et noble, parce qu’elle aide le public à comprendre la société dans laquelle il vit, l’audience à laquelle il s’adresse, et qu’elle mène à réfléchir sur la pratique du métier dans un environnement numérique.

Le journalisme est un secteur d’activité qui évolue rapidement et qui s’adapte aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. « La dépendance à la technologie est l’une des spécificités de cette profession. La technologie est, du reste, si cruciale dans la production d’information en ligne qu’elle est volontiers personnifiée et considérée, par cette génération de journalistes, comme l’une des leurs » (Antheaume, 2016 : 20).

Maintenant, le journaliste doit intégrer la présence des réseaux sociaux* ou des « médias sociaux » (Facebook, Twitter, Linkedin, Whatsapp, Pinterest, Instagram, etc.), qui sont des outils de partage de l’information essentielles. Ces « infomédiaires » sont « un moyen supplémentaire de s’informer, de produire de l’information ou de la diffuser » (Mercier, Pignard-Cheynel, 2014).

J’entends par information, les news et les « breaking news ». Le journaliste a le devoir d’apporter une information fiable et vérifiée pour modestement repérer et déjouer les « fake news ». Il a pour mission de collecter et de recouper les informations, d’obtenir plusieurs sources fiables avant de publier, d’avoir un bon réseau de contacts, de vérifier une information en ligne, l’identité d’une personne qui a posté un tweet ou une information. « Une des méthodes est la vérification et le croisement des sources utilisés par les journalistes et conformes au règles déontologiques et d’éthique professionnelle » (Be Diaf, 2014 : 93). « Le travail de sélection et de vérification des faits, ainsi que leur mise en forme, garantissent au lecteur la valeur de l’information » (Agnès, 2015 : 13).

J’ai un compte Facebook, LinkedIn, Whatsapp, Youtube, Google Plus. J’utilise en majorité les trois premiers. Je me suis inscrite à Twitter (octobre 2018), Pinterest (novembre 2018) et Instagram (décembre 2018) pour les besoins du métier. Je suis une novice sur ces trois réseaux sociaux en particulier. Snapchat n’est pas disponible dans ma région. C’est étrange! Chaque plateforme « a ses propres types de contenus, ses propres rythmes de publication, sa propre écriture » (Antheaume, 2016 :152).

Dans cette optique, « le journaliste doit maîtriser les usages de tous les réseaux sociaux et savoir quels usages en font ses lecteurs. Pour entrer en contact avec eux, il doit connaître à quelle heure ils se connectent et sur quels supports » (Be Diaf, 2014 : 112).

Yannick Estienne estime également que « la première compétence aujourd’hui qu’on va réclamer à un journaliste sur Internet, où l’une des premières compétences, c’est de maîtriser les réseaux. Pour aller chercher l’information, d’une part. Pour la vérifier d’autre part. Et enfin, pour la partager avec la communauté. Aujourd ‘hui, on ne se contente pas d’écrire un article. Quand on est dans la presse écrite, on propose son papier à la rédaction, ensuite on le rend, on le renvoie dans le circuit copie, au secrétaire de rédaction, au rédac’ chef, au correcteur, et puis on passe à autre chose. Dans la presse internet, ça ne se passe pas comme ça. Une fois qu’on a proposé son papier, qu’on l’a envoyé et qu’il est publié, il faut ensuite le « twitter », il faut « facebooker », il faut regarder les commentaires, les modérer éventuellement et y répondre, voir ce qui se dit, « pinguer » éventuellement d’autres journalistes en disant : « Tiens, regarde j’ai fait ça, ça peut peut-être t’intéresser ? ». Parce qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux permettent aussi de conquérir de nouveaux lecteurs. Et il faut aller là où sont les lecteurs, sur Twitter, Facebook, ou sur des blogs. Il y a donc une sorte de service après-vente. Notre travail ne s’arrête pas au moment où on a fini notre article » (2011).

Ma motivation est ma force! J’ai obtenu un certificat de suivi avec succès de la formation « Marketing et les réseaux sociaux: le guide complet » de Udemy Mooc, et une attestation de suivi du Mooc « Réaliser des vidéos pro avec son smartphone » de Gobelins, l’Ecole de l’Image sur France Université Numérique Mooc.

Interférence entre les sphères professionnelle et personnelle

« Le journaliste devient un connecté Atawad. Par l’acronyme Atawad, le consultant Xavier Dalloz désigne l’expression Anytime, anywhere, any device qui signifie n’importe quand, n’importe où, sur n’importe quel support. L’Atawad va permettre de mettre en place une architecture cognitive de l’agencement et de l’ergonomie de l’information différente de celle que nous connaissons jusqu’à présent. C’est tout l’intérêt technologique et l’enjeu économique du responsive mobile rendu possible grâce au Web 3.0 : l’ubiquité ! » (Be Diaf, 2014: 112) .

Les applications mobiles basculent le Web 2.0 vers le Web 3.0. C’est le temps du réel et de la géolocalisation.

« Le Web 3.0 modifie les pratiques professionnelles, les compétences techniques, mais aussi les modes de vie. La vie professionnelle s’invite à la maison pour répondre aux nouvelles exigences d’un rythme de travail dominé par un bouclage permanent, un temps de publication rétréci, un temps de vérification réduit. Cela est sans compter les temps de veille, de productions multimédia et de communication, avec l’audience. Le journaliste numérique doit composer avec différentes temporalités : le temps réel, le temps de la mobilité, le temps différé ». (Ibid., 116-117).

Je partage l’avis d’Alice Antheaume qui explique que les journalistes dépendent du Web pour exercer, et que sans une connexion à Internet, ils risquent de se retrouver au chômage technique.

Cependant, je ne suis pas d’accord quand elle dit qu’un journaliste « peut se passer d’un stylo et d’un carnet» (Antheaume, 2016: 19). J’ai toujours besoin d’un cahier et d’un stylo pour aller en reportage.

Mon dictaphone, mon smartphone, ma tablette, mon ordinateur portable sont également indispensables. « Ces gadgets de la vie de tous les jours sont de véritables outils professionnels du quotidien pour qui sait s’en servir » (Be Diaf, 2014 : 51).

C’est important de croire en soi. Je crois en moi! Croyez en vous ! Je demande aux personnes qui ont un objectif professionnel de persévérer et de n’écouter et n’entendre que les personnes positives.

*les réseaux sociaux sont la propriété des GAFA américains (Google, Apple, Facebook, Amazon).

Références bibliographiques

AGNES Yves. Manuel de journalisme. L’écrit et le numérique. Troisième édition, La découverte, 2015, 477p.

ANTHEAUME, Alice. Le journalisme numérique. 2è édition entièrement mise à jour. Presses de Sciences Po, 2016, (Nouveaux débats, n°43), 208p.

BE DIAF, Linda. Journalistes 2.0 Usages et dilemmes des journalistes contemporains. L’Harmattan, 2014, 223p.

ESTIENNE Yannick. Évolutions des pratiques journalistiques sur Internet : journalisme « augmenté », data journalism et journalisme hacker (entretien avec Jean-Marc Manach). Les Cahiers du journalisme, n° 22-23, 2011, ESJ Lille, p.134-143.

Arnaud Mercier, Nathalie Pignard-Cheynel. Mutations du journalisme à l’ère du numérique : un état des travaux. Revue française des sciences de l’information et de la communication, Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication, 2014 , <10.4000/rfsic.1097>. <hal-01310987>

St@y connected !

Salaura DIDON